Menu

Mardi 10 octobre 2017 : journée nationale des DYS (dyslexie, dysphasie, dysorthographie…)

©Inserm

Mardi 10 octobre 2017 aura lieu la 11ème édition de la journée mondiale des DYS. Créée par la Fédération Française des DYS, elle mobilise les parents membres des associations, mais aussi les professionnels partout en France. Aujourd’hui mieux connus du grand public, les troubles DYS touchent près de 6 millions de personnes en France [1]. Chaque année, une manifestation a lieu à Paris et rassemble près de 10 000 personnes. 

Les troubles de l’apprentissage, également appelés DYS, regroupent principalement 5 troubles : la dyslexie, la dyspraxie, la dyscalculie, la dysphasie, et enfin les troubles de l’attention. La dyslexie, la dyspraxie et la dysphasie restent les troubles les plus récurrents. Si ces dysfonctionnements sont durables, des solutions sont tout de même envisagées pour améliorer et/ou compenser les fonctions déficientes.

  • La dyslexie

La dyslexie est une mauvaise association des graphèmes (caractères écrits) et des phonèmes (sons). Il s’agit également d’une incapacité à saisir rapidement un mot dans sa globalité, ce qui implique que la personne déchiffre lentement les mots, et fasse des fautes. Pour cette raison, la dyslexie est très souvent confondue avec la dysorthographie.

En 2015, l’Inserm mettait en avant la solution d’une équipe Inserm, qui proposait la correction de la dyslexie à l’aide de la musique. Le traitement de la musique et du langage s’effectuant dans une même partie du cerveau, un rapport a pu être établi.
En apprendre plus : retrouvez notre dossier « Corriger la dyslexie en rythme »

Une des causes de la dyslexie, pourrait être le trouble de l’attention visuelle. C’est sur cette hypothèse, partiellement confirmée, que s’est penchée une équipe de chercheurs de l’Inserm. 
En apprendre plus : retrouvez notre dossier « La dyslexie pourrait être liée à un problème d’attention »

Retrouvez notre communiqué « Une seule anomalie à l’origine des trois manifestations principales de la dyslexie »

  • La dyspraxie

La dyspraxie correspond à une difficulté de programmer, planifier, et coordonner des gestes complexes. Ces troubles empêchent les personnes atteintes de dyspraxie d’automatiser un grand nombre de gestes volontaires comme l’écriture, et provoquent donc une dysgraphie.

Caroline Huron, chercheuse dans l’Unité Inserm 992 Neuroimagerie cognitive, est également la présidente de l’association Cartable Fantastique, fondée en 2010. L’association croise les expertises de chercheurs en sciences cognitives et d’enseignants pour faciliter la scolarité des enfants touchés par la dyspraxie. Ainsi, dans le cadre d’un partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, une banque d’exercices d’étude de la langue, Les Fantastiques Exercices, destinée aux élèves de cycles 2 et 3 a été mise à la disposition de tous. Ces exercices sont créés sous format numérique pour répondre aux besoins particuliers des élèves dyspraxiques puis adaptés sur papier pour les autres élèves de la classe afin que tous puissent faire le même exercice au même moment.  

  • La dysphasie

La dysphasie représente un trouble du développement du langage oral, c’est-à-dire une difficulté à s’exprimer oralement (paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, paroles mal construites …). Une dyslexie apparait très souvent suite à ce trouble.

Pour plus d’informations : retrouvez notre dossier « Troubles des apprentissages : les troubles « dys » »


[1] Source : www.ffdys.com

Prix Nobel de médecine 2017

Le Prix Nobel de médecine 2017 a été décerné, ce lundi 02 octobre, à trois Américains, Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour leurs travaux sur le contrôle des rythmes circadiens.

A l’Inserm,  des chercheurs étudient ce domaine :

Claude Gronfier, chercheur Inserm et chronobiologiste, Institut Cellule Souche et Cerveau de Lyon
Howard Cooper, directeur de recherche, Institut Cellule Souche et Cerveau de Lyon
Joëlle Adrien, directrice de recherche à l’Inserm, Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière à Paris
Franck Delaunay, chercheur Inserm, Institut Valroze

Communiqués de presse  :

Environnement de travail de faible luminosité, remettre à l’heure son horloge biologique, c’est possible !

Hommes et femmes : à chacun son horloge…

 

Pour aller plus loin :

  • Dossier d’information « Chronobiologie, les 24 heures chrono de l’organisme »
  • POM Bio à croquer – Lumière et rythmes – Les chercheurs commencent à découvrir l’impact sur notre santé de la lumière bleue des led, écrans d’ordinateur, téléphones portables. Celle-ci intervient sur une zone précise du cerveau chargée de réguler nos rythmes biologiques, c’est ce qu’explique Claude Gronfier, chronobiologiste au laboratoire U846 « Institut cellule souche et cerveau ».
  •  

  • POM Bio à croquer – Sommeil et métabolisme – Le sommeil ne sert pas qu’à se reposer. Il est indispensable au bon fonctionnement des systèmes immunitaire, hormonal, cardiovasculaire… Les adolescents présentent souvent une dette de sommeil importante. Quels effets sur leur santé ? Explications avec Claude Gronfier, chronobiologiste au laboratoire U846 « Institut cellule souche et cerveau ».

9ème Conférence IAS sur le VIH

© Fotolia

Du 23 au 26 juillet 2017 se tient la neuvième Conférence IAS « HIV Science », au Palais des Congrès à Paris, dont l’Inserm est partenaire. Pour cette édition, l’International AIDS Society (IAS) s’est associée à l’ANRS, l’agence autonome de l’Inserm chargée de coordonner et de financer la recherche sur le VIH/Sida et les hépatites.

Le programme de cette édition couvrira les approches novatrices en termes de prévention, de traitements et de soins du VIH. Différents orateurs, dont des chercheurs Inserm, mettront en lumière les différentes avancées en matière de vaccins, de nouvelles pistes thérapeutiques et de prévention du VIH et des hépatites.

Yves Lévy, Président directeur général de l’Inserm, interviendra lors de la conférence inaugurale lundi 24 juillet sur le thème « Exploiter le système immunitaire pour prévenir et contrôler l’infection par le VIH ».

Les résultats scientifiques de plusieurs chercheurs Inserm dont Dominique Costagliola, Patrizia Carrieri, Guillemette Antoni et Marie Jauffret-Roustide, seront présentés lors de ce congrès.

25/07/2017 – PrEP à la demande et rapports sexuels peu fréquents
25/07/2017 – Situation critique de l’exposition au VIH pour les usagers de drogues en France

26/07/2017 – Antirétroviraux et risque de fracture: pas de lien selon une étude cas-témoins
26/07/2017 – Coinfection VIH/VHC : effets de la consommation de café et de cannabis sur le foie

PARIS – Tous unis contre le VIH, qui réunit tous les acteurs impliqués dans la réponse globale au VIH afin de sensibiliser le public.

Accéder au programme IAS 2017.

Retour imminent du spationaute Thomas Pesquet

Centre Européen des Astronautes - Agence Spatiale Européenne

© Inserm/Delapierre Patrick

Après 6 mois de vie dans l’espace pour la mission Proxima, Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’ESA, atterrira le vendredi 2 juin 2017 en milieu d’après-midi (16h08, heure de Paris), à bord de la capsule Soyouz qui devrait se poser dans les steppes du Kazakhstan.

A bord de la station, il a réalisé des expériences scientifiques développées par l’équipe de recherche de l’Unité Inserm 1093 « Cognition, action et plasticité sensori-motrice » (Inserm/Université de Bourgogne).

La perception des repères spatiaux chez les astronautes en gravité, le mal de l’espace via l’étude de l’oreille interne et des fonctions cognitives, les risques biologiques et la sensibilité individuelle aux radiations de l’espace ainsi que la détermination des besoins énergétiques au cours des vols spatiaux sont autant de thématiques explorées par les chercheurs Inserm.

Suite au retour sur terre de l’astronaute français, les chercheurs Inserm pourront étudier le vieillissement accéléré et les éventuelles modifications osseuses liés aux vols spatiaux.

Pour retrouver nos actualités sur le sujet :

Lire le communiqué « Un minimum d’effort pour un maximum d’effet », publié le 2 décembre 2016.

Lire le communiqué « Décollage de l’astronaute Thomas Pesquet pour l’ISS », publié le 15

novembre 2016.

 

 

Le chocolat, une source riche d’antioxydants

Cacao beans, cacao powder and chocolate

© Fotolia

Pour les petits comme les grands, Pâques rime avec chocolat. Connu pour sa qualité d’antioxydant, le chocolat noir réduit entre autres le risque de diabète et le vieillissement de nos cellules. Une bonne raison d’en profiter !

Le chocolat est un aliment qui se classe parmi les meilleures sources d’antioxydants qui aident à lutter contre les radicaux libres. Ces composés très réactifs, sont produits continuellement lorsque nous respirons. En petite quantité, les radicaux libres entretiennent le fonctionnement cellulaire de notre organisme mais en trop grande quantité, ils deviennent nocifs et endommagent nos organes et nos tissus tels que la peau. L’exposition à des stress oxydatifs (pollution, tabac, UV, etc.) aggrave ce phénomène. On les associe également à de nombreuses maladies comme la cataracte, l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

Le chocolat, comme le café, est un riche en antioxydants qui neutralisent les radicaux libres et réduisent leur nocivité. A l’état naturel, la fève de cacao contient 8% d’antioxydants, mais plus le chocolat est amaigrit en cacao, plus la quantité d’antioxydants est faible. Il faut donc privilégier les chocolats « noirs », à haute teneur en cacao. Même si les bénéfices du cacao sont peu étudiés, plusieurs études ont mis évidence les effets positifs du chocolat au niveau cardiovasculaire. Par exemple il a été montré qu’une consommation modérée de chocolat chez des personnes ayant survécu à un infarctus permettait de réduire le risque de décès de 70%.

Patrizia Carrieri, ingénieure de recherche à l’Inserm dans le domaine du VIH et des hépatites virales étudie les effets de la consommation de substances comme l’alcool, le café et le chocolat, sur la santé des patients de la cohorte ANRS HEPAVIH. Elle précise que « chez les personnes atteintes du VIH et d’hépatite C, la consommation quotidienne de chocolat est associée à une meilleure fonctionnalité hépatique ».

Par contre le chocolat est un aliment très calorique, il ne faut donc pas en abuser.

 

Retrouvez Patrizia Carrieri, à l’occasion du Train saveurs et santé de Fête de la Science 2016

 

Passage à l’heure d’été : quels impacts sur notre santé ?

Heure d't la craie sur ardoise

©Fotolia

Lors du dernier week-end de mars, nous sommes passés à l’heure d’été.

Dans la nuit de samedi à dimanche, nous avons avancé nos montres et réveils d’une heure.

Ce changement d’heure, dont l’intérêt réside principalement dans les économies d’énergie, a t’il des impacts sur notre santé ? Perturbe-t’il notre horloge biologique et la qualité de notre sommeil ?

Claude Gronfier, neurobiologiste et chercheur Inserm (Unité 1208), a montré que les fonctions biologiques de l’organisme sont régulées par le rythme circadien, cycle d’une durée de 24 heures, endogène (généré par l’organisme lui-même).

Lire le dossier d’information « Chronobiologie, les 24 heures chrono de l’organisme ».

Retrouvez notre actualité sur le sommeil  :

« Le manque de sommeil altère le cerveau des ados », publié le 8 mars 2017.

«  Le sommeil au chevet de l’immunité », publié le 27 avril 2016.

Retrouvez le dossier d’information « Sommeil et ses troubles » sur le site de l’Inserm.

Du 13 au 19 mars : Semaine du Cerveau

 

capture_decran_2017-01-27_a_15-12-06

© Institut de la vision

La 19ème édition de la Semaine du Cerveau, coordonnée par la Société des Neurosciences, se déroulera  du 13 au 19 mars 2018, en France et dans 62 autres pays. Lors des nombreuses manifestations, le grand public est invité à aller à la rencontre des chercheurs pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et s’informer sur les dernières avancées de la recherche.

Des chercheurs issus d’organismes de recherche, dont l’Inserm, des instituts de neurosciences et du monde hospitalo-universitaire, se mobilisent pour participer à 400 manifestations gratuites dans 32 villes en France.

« C’est l’occasion pour de nombreux chercheurs, médecins, étudiants, tous bénévoles, de rencontrer le public et de partager avec lui les avancées de la recherche en neurosciences, d’en présenter les enjeux et les implications pour notre société », précise Jean-Antoine Girault, Président de la Société des Neurosciences.

La Semaine du Cerveau s’ouvrira par une conférence inaugurale donnée par Jean Antoine Girault, Président de la Société des Neurosciences, intitulée « A la recherche des traces de la mémoire dans le cerveau », le lundi 13 mars à 18H30, à l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, à Paris.

Retrouvez le programme de la Semaine du Cerveau sur www.semaineducerveau.fr/2017  (https://semaineducerveau.fr/2017/France.php)

Les chercheurs Inserm restent mobilisés pour faire avancer la recherche en neurosciences. Voici quelques exemples de recherches conduites par l’Inserm sur cette thématique à retrouver sur la salle de presse :

« Le manque de sommeil altère le cerveau des ados », publié le 8 mars 2017.

« Sclérose en plaque : objectif régénération ! », publié le 23 février 2017.

« Identification d’une des clés permettant l’entrée du virus Zika dans les cellules du cerveau », publié le 10 janvier 2017.

« Sommeil paradoxal : ces neurones qui nous paralysent », publié le 13 décembre 2016.

28 février 2017: journée internationale des maladies rares

logo-maladies-rares-anglais

© rarediseaseday.org

Le 28 février 2017 marque la 10ème édition de la journée mondiale des maladies rares, avec un slogan « Ensemble, faisons entendre la voix des malades rares ». Alors que 7 000 maladies rares sont dénombrées, dont 80% d’origine génétique, de nouvelles sont découvertes régulièrement.

Selon la définition retenue en Europe, une maladie est dite « rare » si elle touche moins d’une personne sur 2 000.

Parmi les 25 millions d’ Européens touchés, plus de 3 millions de Français sont concernés directement, soit 4,5% de la population, bien que chaque pathologie touche moins de 30 000 personnes en France.

Le plus souvent chroniques et d’évolution progressive, elles affectent la qualité de vie des patients, entrainant un déficit moteur, sensoriel ou intellectuel dans 50% des cas et une perte totale d’autonomie dans 9% des cas.

Coordonné par l’Inserm et  membre de la Plateforme Maladies Rares,  Orphanet est le portail de référence sur les maladies rares et les médicaments orphelins qui propose de nombreux services en libre accès pour permettre aux patients de comprendre leur maladie et ses conséquences, de les orienter dans leur parcours de soins en identifiant notamment les laboratoires de diagnostic et les centres de référence. En facilitant l’accès aux associations de malades, il les aide également à rompre leur isolement.

Les chercheurs Inserm restent mobilisés pour faire avancer la recherche, tant sur l’amélioration de la prise en charge des patients, que sur l’efficience des thérapies existantes, voici quelques exemples de recherches conduites par l’Inserm sur cette thématique à retrouver sur la salle de presse :

Le rituximab efficace dans le traitement de la glomérulopathie extramembraneuse, publié le 7 octobre 2016.

Correction à long terme de l’hyperbilirubinémie chez les modèles animaux de la maladie Crigler-Najjar par thérapie génique , publié le 21 juillet 2016.

Un médicament efficace contre la dystonie myoclonique, une maladie rare du système nerveux, publié le 8 avril 2016.

L’origine des troubles cardiaques dans la dystrophie myotonique identifiée , publié le 19 avril 2016.

Oui, le changement d’heure a des effets physiologiques

The Black Sun ©Fotolia

Dans la nuit de samedi 29 octobre à dimanche 30 octobre 2016, à 3 heures il sera 2 heures. Ce changement d’heure n’est pas sans effets sur la physiologie humaine et sur la santé. Lorsque, en avril 1784, Benjamin Franklin écrit dans le Journal de Paris qu’il suffirait d’avancer l’horaire du lever en hiver pour réduire la consommation de bougies et réduire la pollution, il avait raison. Lorsqu’il clame que le nouvel horaire serait difficile à vivre pendant deux ou trois jours seulement car « ce n’est que le premier pas qui coûte », il avait tort.

La littérature scientifique montre que le changement d’heure peut induire des troubles du sommeil, de la vigilance, des accidents de la route, des dépressions, des suicides, et des infarctus du myocarde.

La transition est plus perturbante en hiver chez les couche-tôt. Pour Claude Gronfier chercheur à l’Inserm, « changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ».

Pour tout savoir sur le changement d’heure, son histoire, son impact sur la santé et comment ça marche, contactez Claude Gronfier.

source du texte  : présentation Claude Gronfier.

Du 21 au 29 septembre 2019 : Semaine du cœur

Vaisseaux lymphatiques du coeur chez le rat

Vaisseaux lymphatiques du coeur chez le rat 

(c) Inserm/Brakenhielm, Ebba

La semaine du cœur, dédiée à la lutte contre les maladies cardiovasculaires, se tiendra du 21 au 29 septembre 2019. Dans le cadre de cette opération, la Fédération Française de Cardiologie invite le public à échanger avec des chercheurs dans huit villes de France lors de conférences (Dijon, Toulouse, Tours, Saint-Étienne, Nancy, Le Mans, Paris, Basse Terre) sur les progrès de la recherche dans le domaine. Des sessions d’informations, de dépistages, et des conférences sont prévues dans tout l’hexagone. Retrouvez l’intégralité du programme sur le site de la Fédération : https://fedecardio.org/semaine-du-coeur.

Première cause de mortalité dans le monde, les maladies cardiovasculaires (qui regroupent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins) sont responsables de 17,5 millions de décès en 2012, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé.   A l’Inserm, la recherche est très active pour tenter d’améliorer la prévention de ces maladies et mettre au point de nouveaux traitements.

D’après une étude du Dr Eloi Marijon, plus de la moitié des patients qui meurent subitement auraient des signes avant-coureurs dans les quatre semaines précédant l’arrêt cardiaque, ce qui laisserait largement le temps d’intervenir. Ces nouvelles données doivent selon lui « motiver la communauté médicale à développer une nouvelle stratégie de prévention subaiguë », c’est-à-dire identifier les sujets à risque cardiaque à court terme.

Lire le communiqué « Arrêt cardiaque – Ne négligez pas les signes d’alerte ! ».  

Les travaux menés par Ebba Brakenhielm ont quant à eux souligné l’implication du réseau lymphatique du cœur dans les maladies cardiovasculaires, jusque-là peu étudié. En procédant à une biothérapie basée sur l’injection de microparticules contenant des facteurs de croissance, les chercheurs sont parvenus à régénérer des vaisseaux lymphatiques de manière ciblée. Ce traitement administré aux rats, améliore le drainage lymphatique du cœur et entraine une diminution de l’œdème et de l’inflammation post infarctus.

Lire le communiqué « Un réseau invisible au secours du cœur ».  

Un programme d’entrainement sportif adapté aux personnes paraplégiques

handisport

(c) Gaëlle Deley

Rio de Janeiro accueille jusqu’au 18 septembre 2016 les Jeux Paralympiques. Les athlètes participants tenteront de décrocher la médaille olympique, mettant ainsi leur organisme à très rude épreuve. À quels risques sont exposés les sportifs de haut niveau ?  Quels axes de préventions peuvent être développés ? Quelles techniques pourraient optimiser leurs capacités physiques ?

 

Impliquée tout au long de l’année dans la recherche sur les interactions entre activité physique, sport et santé, Gaëlle Deley a mis en place, avec ses collègues de l’Unité Inserm 1093 et en collaboration avec le laboratoire de recherche cardio-vasculaire de l’Université Harvard à Boston, un programme d’entrainement nommé « Stimule ton handicap » pour permettre aux personnes paraplégiques de pratiquer une activité physique en sollicitant tous leurs muscles. Les participants réalisent chaque semaine un exercice utilisant un rameur associé à un système de stimulation électrique, lors d’une séance individualisée. Des électrodes collées sur les cuisses des participants envoient un courant de faible intensité. Leurs muscles se contractent et propulsent le siège en arrière. L’action des membres supérieurs et la stimulation des muscles ischio-jambiers ramènent alors le siège vers l’avant.

Après 6 mois d’entrainement, la force musculaire des personnes paraplégiques a augmenté de plus de 170%, la masse musculaire de plus de 102%, le potentiel aérobie de plus de 77% et un réel impact sur leur qualité de vie a été observé.

Suite à ces résultats encourageants, les chercheurs ont adapté le programme aux personnes tétraplégiques (prises en charge à Boston), hémiplégiques ou porteuses d’infirmité motrice cérébrale.

En complément de leur entrainement, cette méthode permettrait aux athlètes de haut niveau, tels que les sportifs des Jeux Paralympiques, de développer leurs performances physiques.

 

Pour obtenir plus d’informations sur ce programme, vous pouvez contacter Gaëlle Deley.

fermer