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Recherche participative Science à la pelle : trouver des médicaments sous nos pieds

 

Projet « Science à la pelle » ©Marguerite Benony

 

Les chercheurs analyseront tous les prélèvements reçus et présenteront aux participants les résultats de leurs recherches, à la fin de l’opération qui se termine fin août.

Ce projet de recherche participative permettra aussi d’aborder des sujets comme les liens entre santé et biodiversité et d’observer la fabuleuse variété du vivant qui vit dans les sols.

 

Consulter notre communiqué de presse sur la salle de presse de l’Inserm.

 

Deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH

 

Illustration du virus HIV ©Adobestock

Une deuxième personne a connu une rémission durable du VIH-1, le virus à l’origine du sida, après avoir interrompu son traitement, et est probablement guérie, doivent confirmer des chercheurs de l’université de Cambridge.

Ce deuxième cas, connu comme « le patient de Londres », n’a pas montré de signe d’être atteint virus depuis près de dix-neuf mois, ont rapporté les chercheurs dans le journal Nature. Les deux patients ont subi des transplantations de moelle osseuse pour traiter des cancers du sang, en recevant des cellules souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’installer.

Les chercheurs de l’Inserm sont à disposition des journalistes afin de commenter cette avancée médicale.

Les dernières avancées des chercheurs de l’Inserm sur le VIH:

Notre communiqué du 06/12/2018 « La cible majeure du VIH étudiée sous toutes ses coutures »

Notre communiqué du 04/10/2018 « NONO, la protéine « lanceuse d’alerte » qui détecte le VIH »

Téléthon 2018, les avancées de l’Inserm sur les maladies rares

« V comme vie, vaincre, victoire»,  c’est le slogan de la campagne du Téléthon 2018 qui débutera les 7 et 8 décembre prochains. 6 000 maladies rares concernent 3 millions de personnes en France. Ces maladies pour la plupart génétiques et invalidantes ont pendant longtemps été mal connues. Le Téléthon permet de remettre sur le devant de la scène ces maladies avec comme objectif de faire bénéficier des soins de qualité aux malades, de disposer d’un accompagnement adapté, d’obtenir des solutions concrètes pour faire face aux maladies et ce, en soutenant activement la recherche.

De nombreux chercheurs de l’Inserm travaillent sur ces maladies

  • Dans une étude du 3 décembre, des chercheurs de l’Inserm ont montré que la fibrose est associée à la présence de cellules immunitaires spécifiques (macrophages pro-inflammatoires) dans le muscle de patients et de souris atteints de myopathie de Duchenne. Des souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne ont récupéré plus de 20% de force musculaire grâce à la metformine. 

 

  • En Octobre, des chercheurs de Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon, et de l’Inserm, en collaboration avec la biotech américaine Selecta Biosciences ont démontré la possibilité de ré-administrer une thérapie génique par vecteur AAV (virus adéno-associé), sans réponse immunitaire, grâce à des nanoparticules de rapamycine, un immunosuppresseur. Une première scientifique, qui, à terme, renforcera l’efficacité thérapeutique de la thérapie génique.

 

  • En Août, des chercheurs Inserm au sein d’I-Stem, l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques, ont annoncé des résultats encourageants de la metformine, un antidiabétique connu, pour le traitement symptomatique de la dystrophie myotonique de Steinert. En effet, un essai de phase II réalisé chez 40 malades, à l’hôpital Henri-Mondor AP-HP, a montré que, après 48 semaines de traitement à la plus forte dose, les patients traités avec la metformine (contre placebo) gagnent en motricité et retrouvent une démarche plus stable. 

Certains de nos chercheurs participeront aux 30 heures d’émission en direct pour présenter les résultats de leurs recherches

  • Vendredi 7 décembre

A 21h : Alain Fisher et Marc Peschanski

  • Samedi 8 décembre

De 10h à 11h30 : émission en direct d’I-Stem: Marc Peschanski , Ana Buj Bello (Généthon) et Maria-Grazia Bifferi (Institut de Myologie) De 14h-15h20 : Judith Melki et Fédérico Mingozzi  A 21h00 : Federico Mingozzi  

Interruption de service

Les services de messagerie  et de téléphonie de l’Inserm sont momentanément indisponibles. Ces coupures sur le réseau sont la conséquence de travaux de génie civil à proximité des serveurs de l’Inserm. Tout est mis en œuvre pour rétablir rapidement la situation.

Mercredi 25 avril 2018 : Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Le paludisme est dû à un parasite du genre Plasmodium transmis à l’homme par les piqûres d’un moustique, l’anophèle femelle. Il peut aussi être transmis au cours d’une transfusion sanguine ou entre la mère et l’enfant à la fin de la grossesse.

En 2016, on a estimé le nombre de décès dus au paludisme à 445 000. La moitié de la population mondiale est exposée au risque de développer cette maladie, d’où la nécessité d’agir.

C’est justement afin de sensibiliser le grand public à cette maladie et d’accroître son implication dans la lutte contre le paludisme qu’est organisée chaque année, le 25 avril, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Cette année, le thème de la journée est « Prêts à vaincre le paludisme », l’occasion de mettre en avant les travaux de certains chercheurs qui luttent toute l’année pour combattre cette maladie.

Dominique Mazier et son équipe « identification et validation pré-clinique de nouvelles cibles thérapeutiques contre la malaria » (unité Inserm U 1135) s’intéressent au stade hépatique du développement du parasite à l’origine du paludisme. Le développement hépatique du parasite constitue une cible de choix pour un vaccin antipaludique, mais aucun vaccin efficace n’est encore disponible. L’équipe de Dominique Mazier cherche à identifier de nouveaux antigènes parasitaires exprimés durant ce stade, en particulier ceux exprimés à la surface de la cellule hépatique infectée, cible de lymphocytes T CD8+. Ils développent également de nouvelles approches expérimentales afin de caractériser les réponses immunes protectrices impliquant ces lymphocytes T CD8+

Les recherches de Françoise Benoit-Vical, directrice de recherche Inserm, et son équipe au laboratoire de Chimie de Coordination du CNRS, portent sur la compréhension des mécanismes de résistance de Plasmodium à l’artémisinine, le composé essentiel des traitements à visée antipaludique, et sur la recherche de nouveaux médicaments antipaludiques. Ils ont récemment démontré que les parasites résistants à cette classe de médicaments sont également résistants à la plupart des autres médicaments antipaludiques y compris à des composés comportant une structure chimique hybride initialement conçue pour éviter toute résistance.  Ces résultats laissent craindre une résistance croisée généralisée du parasite sur le terrain amenant à une véritable impasse thérapeutique.

L’unité Inserm U1257 « Réponses immunitaires chez les moustiques » de Stéphanie Blandin cherche à comprendre comment les moustiques se défendent contre les parasites afin d’exploiter cette réponse antiparasitaire pour lutter contre la transmission de la maladie.
Dans cette optique, le laboratoire travaille actuellement au développement de deux nouvelles molécules anti-paludiques qui visent à produire des médicaments empêchant la transmission. C’est un enjeu critique de la lutte contre le paludisme, puisque très peu des médicaments actuellement utilisés sont capables d’éliminer les formes du parasite transmissibles aux moustiques. Ainsi, même un individu guéri du paludisme peut conserver pendant une à deux semaines ces formes transmissibles dans le sang, parasites susceptibles d’être ingérés par un moustique lors d’une piqûre et donc de nouveau transmis à un individu.

Pour plus de détails sur la paludisme, consultez le dossier d’informations Inserm sur la thématique.

Pour plus d’informations sur la journée mondiale, consultez la page de l’OMS dédiée à ce sujet.

Semaine de la vaccination 2018

Du 23 au 29 avril 2018 va se tenir la 13ème semaine de la vaccination, campagne annuelle créée par l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) qui entreprend de sensibiliser aux enjeux de la protection vaccinale.

Cette année, l’OMS met en avant la vaccination de chaque enfant pour « prévenir les maladies concernées et protéger leur vie ».

En France, cet évènement coordonné par le Ministère de la santé et Santé publique France aura plus particulièrement comme thème la vaccination du nourrisson. Ce sera l’occasion de continuer les actions pédagogiques sur la vaccination dans le contexte de l’extension des obligations vaccinales de l’enfant de moins de deux ans, entrée en vigueur le 1er janvier 2018.

Cette semaine vise à permettre une meilleure compréhension de ce qu’est la vaccination, tout en rappelant qu’elle est la meilleure prévention contre certaines maladies.

Retrouvez la note de l’Inserm qui fait le point sur les connaissances scientifiques relatives à la vaccination.

Le site de l’évènement : https://www.semaine-vaccination.fr/

Site sur la vaccination destiné au grand public : https://www.vaccination-info-service.fr/

Le calendrier vaccinal du ministère : https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/calendrier-vaccinal

Pour en savoir plus sur la semaine de la vaccination : https://inpes.santepubliquefrance.fr/semaine-vaccination/index.asp

Semaine du cerveau 2018

Du 12 au 18 mars, à l’occasion de la Semaine du Cerveau 2018, le grand public est appelé à venir découvrir les derniers progrès en neurosciences à travers de nombreux événements gratuits :  conférences, ateliers, expos, projections et rencontres des acteurs de la recherche.

Pour sa 20e édition, la Semaine du cerveau aura lieu dans plus de 100 pays et dans plus de 40 villes en France. Des chercheurs des grands organismes de recherche, d’instituts de neurosciences et du monde hospitalo-universitaire proposeront un programme ludique et varié : expositions, projections de films, spectacles, conférences grand public, ateliers, débats, visites de laboratoires ou encore animations pour les plus petits.

La semaine du cerveau est coordonnée par la Société des neurosciences, en partenariat avec la Fédération pour la recherche sur le cerveau, sous l’égide de l’Alliance européenne Dana pour le cerveau. L’Inserm, INRA, CNRS et le magazine Cerveau & Psycho sont partenaires de l’événement.

 

L’Inserm, partenaire de la Semaine du Cerveau 2018, organise de nombreuses manifestations partout en France, avec l’aide de ses chercheurs et de ses délégations régionales. Le service de presse propose aux journalistes des contacts de chercheurs référents sur l’événement.

Délégation Nord-Ouest

Nacim Betrouni

Chercheur Inserm

U1171 Troubles cognitifs dégénératifs et vasculaires

+33 (0)3 20 44 64 22

rf.mresni@inuorteb.mican

 

David Vaudry

Chercheur Inserm

Responsable de l’équipe « Neuropeptides, mort neuronale et plasticité cellulaire »

U1239 Différenciation et communication neuronale et neuroendocrine

+33 (0)2 35 14 67 60

rf.neuor-vinu@yrduav.divad

 

Délégation Ile de France

Bertrand Nalpas

Chercheur Inserm

Chargé de mission addiction

Département Information scientifique et communication

+33 (0)1 44 23 67 65

rf.mresni@saplan.dnartreb

 

François Rouyer

Chercheur Inserm

Responsable de l’équipe « Génétique moléculaire des rythmes circadiens »

UMR9197 Institut des neurosciences Paris Saclay (NEURO-PSI)

+33 (0)1 69 82 34 36

rf.fig-srnc.fani@reyuor

 

Véronique Fabre

Chercheuse Inserm

U1130 Neuroscience Paris Seine

Equipe « Système glutamatergique normal et pathologique »

+33 (0)1 44 27 60 68

rf.cmpu@erbaf.euqinorev

 

Frédéric Laumonnier

Chercheur Inserm

U930 Imagerie et cerveau

Equipe « Neurogénétique et neurométabolomique »

+33 (0)2 47 36 60 62

rf.sruot-vinu.dem@reinnomual.cirederf

 

Délégation Est

Christian Gachet

Chercheur Inserm

Directeur de l’Unité 949 Biologie et pharmacologie des plaquettes sanguines : hémostase, thrombose, transfusion

+33 (0)3 88 21 25 25

rf.ecasla-sfe@tehcag.naitsirhc

 

Délégation Nouvelle-Aquitaine

Philippe Zizzari

Chercheur Inserm

U1215 Neurocentre Magendie

Equipe « Balance énergétique et obésité »

+33 (0)1 40 78 92 22

rf.mresni@irazziz.eppilihp

 

Deniz Dalkara

Chercheuse Inserm

Responsable de l’équipe « Thérapies géniques et modèles animaux des maladies neurodégénératives »

U968 Institut de la vision

+33 (0)1 53 46 25 32

rf.mresni@araklad.zined

 

Délégation Occitanie-Pyrénées 

Patrice Peran

Chercheur Inserm

Responsable de l’équipe « DEVIN : Développement et validation de biomarqueurs en IRM et médecine nucléaire »

U1214 TONIC (Toulouse neuroimaging center)

+33 (0)5 62 74 61 96

rf.mresni@narep.ecirtap

 

Délégation Auvergne-Rhône-Alpes

Claude Gronfier

Chercheur Inserm

U1208 Institut cellule souche et cerveau

 Equipe « Chronobiologie et troubles affectifs »

+33 (0)4 72 91 34 89

rf.mresni@reifnorg.edualc

 

Perrine Ruby

Chercheuse Inserm

U1028 CRNL – Centre de recherche en neurosciences de Lyon

Equipe « DYCOG – Dynamique cérébrale et cognition »

+33 (0)4 72 13 89 21

rf.mresni@ybur.enirrep

 

Sébastien Carcinella

Chercheur Inserm

U1216 Grenoble Institut des neurosciences (GIN)

Equipe « Stimulation cérébrale et neuroscience des systèmes »

+33 (0)4 56 52 06 75

rf.elbonerg-fju@allecinrac.neitsabes

 

Délégation Occitanie Méditerranée

Isabelle Chaudieu

Chercheuse Inserm

U1061 Neuropsychatrie : recherche épidémiologique et clinique

+33 (0)4 99 61 45 78

rf.mresni@ueiduahc.ellebasi

 

Marie Péquignot

Chercheuse Inserm

U1051 Institut des neurosciences de Montpellier : déficits sensoriels et moteurs

Equipe « Génétique et thérapie des cécités rétiniennes et du nerf optique »

+33 (0)4 99 63 60 52

rf.mresni@tongiuqep.eiram

 

Délégation PACA

Christophe Bernard

Chercheur Inserm

Responsable de l’équipe « Physiologie et physiopathologie des réseaux neuraux »

U1106 Institut de neurosciences des systèmes – INS

+33 (0)4 91 32 42 49

rf.mresni@dranreb.ehpotsirhc

 

Maladies Rares édition 2018 : Rare, fier, soyons solidaire !

 

Le 28 février 2018 marque la 11ème édition de la journée mondiale des maladies rares, portée par le slogan «Rare, fier, soyons solidaire ! » et le hashtag #ShowYourRare. Lancée en 2008 par EURORDIS et le Conseil des Alliances Nationales la journée mondiale des maladies rares regroupera 90 pays pour son édition 2018.

 

Orphanet : un portail pour les maladies rares et les médicaments orphelins

Coordonné par l’Inserm et membre de la Plateforme Maladies Rares, Orphanet est le portail de référence sur les maladies rares et les médicaments orphelins qui propose de nombreux services en libre accès pour permettre aux patients de comprendre leur maladie et ses conséquences, de les orienter dans leur parcours de soins en identifiant notamment les laboratoires de diagnostic et les centres de référence.

Accéder à Orphanet

Contacter Orphanet

 

SOLVE-RD : un financement européen majeur pour la recherche sur les maladies rares

Un large consortium dirigé par l’Université de Tübingen (Allemagne), le centre médical universitaire Radboud de Nijmegen (Pays-Bas) et l’Université de Leicester (UK), et incluant en France l’Inserm par le biais d’Orphanet et de deux grands instituts de recherche (le Centre de Recherche en Myologie et l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à Paris), Eurordis et le CHU de Dijon, a obtenu une subvention de 15 millions d’euros pour le programme de recherche SOLVE-RD.

Ce programme de recherche à grande échelle relève du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Il a pour objectif la coordination et l’analyse dans une même infrastructure de toutes les données générées en Europe sur les maladies rares, afin de mieux identifier et diagnostiquer les personnes atteintes d’une même maladie rare.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 24 réseaux de référence européens (ERN) qui ont été mis en place pour améliorer et harmoniser le diagnostic et le traitement des personnes souffrant de maladies rares. Quatre d’entre eux ont pour l’instant rejoint SOLVE-RD en ajoutant et partageant leurs données patients : RND pour les maladies neurologiques rares, EURO-NMD pour les maladies neuromusculaires, ITHACA pour les malformations congénitales et les déficiences intellectuelles et GENTURIS pour les syndromes de risque génétiques aux tumeurs. D’autres ERN rejoindront le projet dans les mois à venir.

Le site du projet SOLVE-RD

Télécharger le communiqué de presse

 

Les équipes Inserm membres de SOLVE-RD 

Unité Inserm US14 Plateforme d’information et de services pour les maladies rares et les médicaments orphelins (Orphanet)

Contribution : description des profils de patients atteints de maladies rares non étiquetées

Unité Inserm 1127 Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) 

Contribution : ERN-RND

Unité Inserm 974 Centre de Recherche en Myologie (CRM)

Contribution : ERN-EURO-NMD

 

Consulter les derniers communiqués de presse de l’Inserm traitant de maladies rares :

Etats généraux de la bioéthique 2018 :  « Quel monde voulons-nous pour demain ? »

©Mikael Kristenson – Unsplash

Qu’est-ce que les Etats généraux de la bioéthique ?

Prévus par la loi de bioéthique de 2011 et en amont de sa révision en 2018, les Etats généraux de la bioéthique se tiendront du 18 janvier au 7 juillet 2018. Ils ouvrent, à l’échelle nationale, un débat public organisé par le CCNE (Comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé).

Cette vaste consultation citoyenne a pour objectif de recueillir l’ensemble des avis de la société sur les grands enjeux bioéthiques contemporains, notamment dans les domaines qui ont émergés ces dernières années, où les progrès scientifiques ont été constants ou qui interrogent directement la société et pour lesquels son opinion a pu évoluer.

Ces contributions seront synthétisées par le CCNE dans un rapport qui sera remis en mai à l’OPECST (l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques). L’objectif est d’éclairer les porteurs de la révision de la loi de bioéthique (ministères, parlementaires…)

Pour en savoir plus : le dossier de presse du CCNE

 

Quels acteurs sont concernés ? Quels sont leurs moyens de contribution ?

Les citoyens

  • un site web https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/ (mise en ligne fin janvier)
  • des débats citoyens coordonnés par les Espaces éthiques régionaux sur l’ensemble du territoire, au cours du premier trimestre 2018 (plus d’une soixantaine prévus) avec des rencontres et débats à destination des lycéens et étudiants. A ces événements sont associés les CRSA (Conférences Régionales de Santé et de l’Autonomie)

Les organisations

  • des auditions (au moins une centaine) auprès des associations et groupes d’intérêt, sociétés savantes et organisations confessionnelles (à partir de mi-février). Pour les organismes n’ayant pas reçus d’invitation, la demande peut en être faite auprès du CCNE.
  • une expertise des comités éthiques des principaux instituts de recherche et des académies et d’institutions

Le Comité citoyen

Formé d’un échantillon d’individus représentatif de la population française, il a la charge de formuler un avis critique sur l’avancée des consultations et la méthode employée.

L’ensemble des contributions écrites des organisations ainsi que les comptes-rendus des débats régionaux seront disponibles publiquement sur le site web.

 

Quelles thématiques débattues ?

Pour chacune des thématiques, l’Inserm vous propose le contact d’un chercheur pouvant répondre à vos questions sur le sujet.

 

Contact privilégié pour toutes les questions d’ordre éthique :

Hervé Chneiweiss

Président du Comité d’Ethique de l’Inserm

Unité Inserm 1130 Neuroscience Paris Seine

Equipe « Plasticité gliale »

+33 (0)1 44 27 52 94

rf.mresni@ssiewienhc.evreh

 

Reproduction, développement embryonnaire, cellules souches 

Edith Heard

Unité Inserm 934 Génétique et biologie du développement

Equipe « Epigenèse et développement des mammifères »

+33 (0)1 56 24 66 91

rf.eiruc@draeh.htide

 

Deborah Bourc’his

Unité Inserm 934 Génétique et biologie du développement

Equipe « Décisions épigénétiques et reproduction chez les mammifères »

+33 (0)1 56 24 68 25

rf.eiruc@sihcruoB.harobeD

 

Génétique et génomique

Carine Giovannangeli

Directrice de l’Institut thématique Inserm « Bases moléculaires et structurales du vivant »

Unité Inserm 1154 Structure et instabilité des génomes

Equipe « TALES artificiels pour étudier la réparation et la régulation du génome »

+33 (0)1 40 79 37 11

rf.nhnm@annavoig

 

Dons et transplantations d’organes

 

Données de santé

Rodolphe Thiebaut

Unité Inserm 1219 BPH : Bordeaux Population Health research center

Equipe « Statistiques pour la medecine translationnelle – SISTM »

rf.xuaedrob-u@tuabeihT.ehplodoR

 

Intelligence artificielle et robotisation

Peter Dominey

Unité Inserm 1208 Institut cellule souche et cerveau

Equipe « Human and robot cognitive systems »

+33 (0)4 72 91 34 75

rf.mresni@yenimod.retep

 

Neurosciences

 

Santé et environnement

Rémy Slama

Unité Inserm 1209 Institut pour l’avancée des biosciences

Equipe « Epidémiologie environnementale appliquée à la reproduction et à la santé respiratoire »

+33 (0)4 76 54 94 49

rf.sepla-elbonerg-vinu@amals.ymer

 

Procréation (PMA, GPA…)

10 principes pour lutter contre le changement climatique

Photo by Aaron Burden on Unsplash

Depuis la COP 22, la santé a été mise au centre des discussions. C’est dans ce contexte, et à la veille du One planet Summit organisé à Paris demain, que 10 principes pour protéger la santé respiratoire du changement climatique ont été proposés par un groupe de travail ad hoc du Comité Environnement et Santé de la Société Respiratoire Européenne. Ils viennent d’être publiés dans European respiratory journal : https://erj.ersjournals.com/content/50/6/1701912

Isabella Annesi-Maesano, Directrice de recherche Inserm est co-auteur de cet article.

 

  1. Le changement climatique est réel. Le premier principe réaffirme que le changement climatique et le réchauffement global sont réels[i], ce qui est préalable à toute action de défense contre le changement climatique.
  2. La santé et l’environnement sont inextricablement liés au changement climatique. En dépit de cela, l’action politique et les investissements actuellement en cours ne sont pas encore suffisants pour relever ces défis à l’échelle mondiale.
  3. Le changement climatique a un effet direct sur la santé respiratoire. Le froid, la hausse des températures, l’humidité, les variations de la pression atmosphérique, les orages, les inondations… représentent une menace massive pour la santé respiratoire[ii].
  4. Le changement climatique a aussi un effet indirect sur la santé respiratoire. Le changement climatique peut déclencher aussi une exposition accrue à d’autres facteurs de risque des maladies respiratoires, par exemple la pollution atmosphérique, les pollens, les agents infectieux… et donc accélérer leur développement et leur aggravation[iii] [iv].
  5. Peu de données sont disponibles. Pourtant mieux connaître ces phénomènes permettrait de faire des simulations de risque et de mieux organiser la prévention.   
  6. L’impact sur la santé n’est pas égal pour tous. Il y a des populations qui sont plus à risque car plus vulnérables. Par ex. 30% de la population mondiale est menacée par des «pics de chaleur mortels». L’impact est ressenti encore plus intensément par ceux qui souffrent de maladies respiratoires ou qui sont prédisposés à celles-ci. [v]
  7. Le défi est de changer. Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre responsables du réchauffement global et du changement climatique sont principalement attribuables à l’homme (taille de la population, activités économiques, style de vie, consommation d’énergie, modes d’utilisation du sol). Combattre le changement climatique nécessite une combinaison de mesures d’atténuation – pour s’attaquer aux causes – et d’adaptation pour traiter l’impact.
  8. Atténuation (Mitigation). On peut contribuer à l’atténuation du changement climatique en réduisant de façon drastique les concentrations de gaz à effet de serre (GES) ou au pire en stabilisant celles-ci dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Cela est obtenu par les activités réduisant les émissions des GES et des polluants (cela comprend l’action sur les polluants atmosphériques à courte durée de vie afin de réduire les effets de serre à court terme et impliquant la protection et l’amélioration des puits et réservoirs des GES (ex. forêts et sols).
  9. Des plans d’action locaux peuvent être envisagés sur la protection de la santé en cas de canicule ou froid excessif, le déploiement de services médicaux d’urgence spécialisés, l’amélioration de la surveillance et du contrôle des maladies sensibles au climat, l’assainissement de l’eau potable. Il ne faudra plus accepter le principe du « pollueur-payeur », alors que des alternatives moins nocives sont une option.
  10. Il faut agir maintenant. Et cela doit être fait par les gouvernements et les nations. En Europe, il faut (parmi d’autres) :
    • investir dans les carburants et les technologies verts
    • prendre des mesures politiques pour réduire les émissions de diesel
    • adopter et appliquer les normes de l’OMS sur la qualité de l’air en tant que limites de l’UE.
    • mener à bien les procédures d’infraction à l’encontre de ceux qui enfreignent la législation de l’UE

Conclusion

Il est du devoir des professionnels de santé de contribuer à la mise en application de ces principes.

[i] . Le changement climatique est en cours[i]. Le réchauffement de la température moyenne mondiale est très net. L’écart par rapport à la moyenne de la période de référence 1961-1990 est presque systématiquement positif depuis le début des années 1980. La décennie 2001-2010 a été plus chaude de 0,21°C que la décennie 1991-2000 et se situe 0,48°C au-dessus de la moyenne 1961- 1990. 2016 a été l’année la plus chaude (de 1.2° Celsius) sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, marquant le troisième record annuel consécutif de chaleur d’après l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA). La température à la surface des terres et des océans a été 0,94 ºC supérieure à la moyenne du XXème siècle (qui était de 13,9 ºC), surpassant le précédent record de 2015 (+ 0,9 °C), a précisé la NOAA. La température à la surface des terres seules a été 1,43 ºC supérieure à la moyenne du XXème siècle, et à la surface des océans 0,75 ºC supérieure (soit 0,1 point de plus que le record de 2015). L’augmentation des températures ainsi que les phénomènes extrêmes qui en découlent (inondations, canicules, tempêtes…) sont dus à l’augmentation du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre (méthane, protoxyde d’azote, perfluorocarbures) dans l’atmosphère du fait des humains

[ii] Climate change and respiratory diseases ERR 2014 23

[iii] Mendell MJ, Mirer AG, Cheung K, et al. Respiratory and allergic health effects of dampness, mold, and dampness related agents: a review of the epidemiologic evidence. Environ Health Perspect 2011; 119: 748–756.

[iv] Ayres JG, Forberg B, Annesi-Maesano I, et al. Climate change and respiratory disease: European Respiratory Society statement. Eur Respir J 2009; 34: 295–302

[v] Annesi-Maesano I.UN Climate Change Conferences: COP21 a lost opportunity for asthma and allergies and preparing for COP22. J Allergy Clin Immnol 2016;138:57-8

1er décembre 2017 : Journée mondiale de lutte contre le sida

Vendredi 1er décembre 2017 aura lieu la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Organisée dans de nombreux pays par l’Organisme mondiale de la santé (OMS) depuis 1988, cette journée vise à informer et à sensibiliser le grand public quant aux moyens préventifs, au traitement et à la prise en charge du virus d’immunodéficience humaine (VIH) / sida.

Le sida, fléau qui affecte tout particulièrement les pays et les populations les plus démunies. En 2015, 37 millions de personnes[1] vivaient avec le VIH.

Très impliqués dans la recherche liée à ce virus, les chercheurs de l’Inserm sont tout au long de l’année mobilisés afin de trouver de nouvelles stratégies de prévention, de diagnostic et de traitement.

2017 fut l’occasion notamment pour la France d’accueillir la 9ème Conférence IAS sur le sida, rassemblement biennal de l’International Aids Society, dont l’Inserm était partenaire.


[1] Source : OMS

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