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Amazing Science*, une exposition « pulp » et scientifique

*Amazing Science : science étonnante, inouïe, stupéfiante, incroyable, ahurissante, épatante, fascinante…

En clin d’œil à la culture SF des magazines américains des années 30, l’Inserm et le CEA proposent à travers l’exposition Amazing Science une exploration en territoire inconnu, à la frontière entre la culture pulp, de la science-fiction et de la recherche scientifique.

Présentée pour la première fois à l’édition 2012 des Utopiales de Nantes, cette nouvelle exposition invite le public à plonger dans les mystères du vivant, de la matière ou de l’univers. Découvrir et comprendre en se divertissant, expliquer et transmettre en se métamorphosant : tel est le double défi que se propose de relever l’exposition Amazing Science.

Réinventer les Amazing Stories

L’Inserm et le CEA poursuivent à travers l’exposition Amazing Science l’aventure des Amazing Stories, ce magazine américain de science-fiction paru en 1926. À l’époque, la publication dirigée par Hugo Gernsback enchantait ses lecteurs avec des « romances scientifiques » accompagnées d’un graphisme choc, aux couleurs vives, aux typographies frappantes et aux perspectives mystérieuses.

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Inaugurée le 7 novembre 2012, l’exposition Amazing Science    présentera un détournement des couvertures de ces magazines. La science-fiction du XXe siècle se trouve réinventée par la science du XXIe siècle. L’écrivain Claude Ecken, auteur de science-fiction, scénariste de BD, critique littéraire, animateur et lecteur public[1], prendra part à ce détournement en faisant revivre ces « romances scientifiques » par de courtes nouvelles de science-fiction formant un parcours littéraire de 26 tableaux.

Science et culture pulp

Comme le rappelle Marc Atallah, Directeur de la Maison d’Ailleurs, « le terme « pulp » (ou « pulp magazine ») regroupe l’ensemble de ces publications bon marché, imprimées sur du papier de mauvaise qualité aux Etats-Unis durant la première moitié du XXe siècle. »

L’exposition réinvestit l’esthétique « pulp » en mêlant la recherche scientifique, la création littéraire et la culture populaire.

De l’infiniment petit à l’infiniment grand, les domaines les plus avancés de la science sont aujourd’hui le territoire de rencontres inattendues avec le réel et l’imaginaire. Chaque panneau de l’exposition assemble des visuels scientifiques autour d’une thématique spécifique  de recherche.

« L’exposition Amazing Science a pour ambition de faire découvrir la recherche scientifique en cassant – par des codes culturels originaux – l’image d’une science parfois peu accessible et en investissant les territoires de l’imaginaire populaire », explique Claire Lissalde, chef de projet et responsable du pôle audiovisuel de l’Inserm.

L’Inserm inaugure le 7 novembre 2012 un musée virtuel pour valoriser sur le web cette exposition

À l’occasion de l’exposition « Amazing Science *» une exposition Pulp et scientifique, clin d’œil à la culture SF, coproduite par l’Inserm et le CEA et visible pour la 1ère fois à Nantes au festival de Science Fiction, un dispositif digital d’un nouveau genre est mis en place pour valoriser le contenu de cette exposition : un musée entièrement virtuel. Ce musée d’un nouveau genre sera inauguré le 7 novembre 2012 et accueillera à terme les précédentes expositions produites par l’Inserm.

Ce musée virtuel, situé dans un vaisseau spatial modélisé en 3D présentera l’ensemble des contenus de l’exposition « Amazing Science » à travers un parcours ludique, immersif et interactif. Depuis son ordinateur, sa tablette ou son smartphone, le visiteur aura accès aux salles de ce musée particulier. Il pourra alors admirer les tableaux, lire et entendre les textes et les contenus multimédias. Et retrouver des références à des classiques des films de science-fiction insérées dans les différentes salles.

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En attendant l’ouverture du musée, découvrez cet univers grâce à la bande annonce
Présentée pour la première fois à l’édition 2012 des Utopiales de Nantes, « Amazing Science  » invite le public à plonger dans les mystères du vivant, de la matière ou de l’univers. Ce musée permet de la voir ou de la revoir à tout moment !

Pour faire de la science un véritable objet culturel, le musée ouvrira de nouvelles salles dans les prochains mois.

L’intégralité du musée virtuel sera accessible à l’adresse suivante : www.musee.inserm.fr, le 7 novembre 2012.

Amazing Science, une exposition conçue et réalisée par les directions de la communication de l’Inserm et du CEA

Photos scientifiques de la banque d’images Serimedis* de l’Inserm et de la photothèque du CEA.

*Serimedis est une banque d’images de l’Inserm ouverte à tous les publics et accessible en ligne sur le site: www.serimedis.fr. Le catalogue contient plus de 14000 photographies et 1500 vidéos.

Chef de projet, Claire Lissalde, responsable du pôle audiovisuel de l’Inserm
Coordination pour le CEA, Florence Klotz
Sur une idée originale d’Eric Dehausse, iconographe de l’Inserm
Relecture, Maryse Cournut de l’Inserm
Nouvelles écrites par Claude Ecken
Direction artistique, Alexandre Cheyrou
Rédaction scientifique, Charles Muller


[1] Mission Caladan (Editions Le Pommier 2010)
Au réveil il était midi (L’Atalante 2012)
Femtopetas (A paraitre chez Bélial)

Sport/Activité physique et santé : quelles nouvelles données ?

Les Jeux Olympiques de Londres démarrent le 27 juillet prochain. A près de 100 jours de l’évènement l’Inserm vous propose de faire le point sur les recherches menées dans le domaine du sport et de la santé. 

Différentes recherches montrent depuis quelques années les bienfaits de l’activité physique pour la santé, dans le cas de la prévention de l’obésité ou chez des patients atteints de maladies chroniques, cardiovasculaires ou respiratoires notamment.

Qu’en est-il du sport de haut-niveau ? Il semble qu’il soit également associé à une bonne santé. Le sport de haut niveau et l’activité physique sont-ils deux déterminants influents vis-à-vis de la santé ?

Plusieurs équipes de recherche en France, spécialisées en épidémiologie, médecine du sport, cardiologie, physiologie, ou physique, explorent ces interactions entre sport, activité physique et santé.

Vous trouverez ci-après les contacts et projets détaillés de quelques-unes des équipes de l’Inserm impliquées, entre autres, dans les domaines suivants :

  • Influences de la performance sur la longévité et la mortalité
  • Rôle de l’athlète de haut-niveau en endurance comme modèle d’étude des malades respiratoires
  • Règles de l’entraînement au sport de compétition transposées à l’activité physique (notions de progression, développement des différentes filières énergétiques, régularité, variations des exercices, motricité, évaluation, etc.)
  • Sport et vieillissement
  • Spécificités cardiaques de l’athlète de haut-niveau

Stress au travail et santé – situation chez les indépendants

Une expertise de l’Inserm

Dans de nombreux secteurs d’activité, le stress au travail est considéré comme faisant partie des risques pour la santé auxquels peuvent être confrontés les travailleurs salariés et non-salariés ou indépendants. Le terme de « stress », peut avoir plusieurs définitions en fonction des disciplines médicales, biologiques, médico-sociales, des sciences humaines et sociales qui y font référence. Quelle que soit l’approche disciplinaire, le stress peut être considéré comme un élément d’un processus complexe, à la fois biologique, psychologique et social en réponse à une situation aversive.

Le régime social des indépendants (RSI), qui assure la couverture maladie et de retraite des artisans et des commerçants, des professions libérales et des chefs d’entreprise indépendants, a sollicité l’Inserm dans le but de disposer d’un bilan des connaissances scientifiques sur le stress d’origine professionnelle chez les travailleurs indépendants.

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© Fotolia

A travers la procédure d’expertise collective, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire de 14 experts en sociologie du travail, santé publique, épidémiologie, économie de la santé, psychosociologie, santé mentale et neurosciences qui ont analysé près de 1500 articles. Ce travail a permis de dresser un bilan des données concernant les principaux troubles qui pourraient être associés au stress au travail chez les indépendants, les modèles explicatifs intégrant les différents concepts mettant en relation stress et travail, et les stratégies de prévention individuelles et collectives.

Au cours de la réflexion, les experts ont tenté de répondre à plusieurs questions telles que : Quelles sont les caractéristiques des travailleurs indépendants en France et leurs conditions générales de travail ? Quels sont les principaux problèmes de santé associés aux stress ? En quoi la position de l’indépendant peut-elle différer de celle du salarié vis-à-vis des « stresseurs » et vis-à-vis de la santé ?

Dans cette expertise, les experts se sont efforcés de faire une analyse critique de la littérature scientifique, largement dévolue aux salariés et d’adapter ou étendre les résultats aux différentes catégories de travailleurs indépendants ou secteurs d’activités et métiers.

Lire l’intégralité du dossier de presse (colonne de droite)

Texte intégral de l’expertise collective disponible en ligne sur le site Inserm.fr

Près d’un accident de la route sur dix associé à l’utilisation du téléphone au volant

État des lieux et perspectives sur l’utilisation du téléphone et autres « distracteurs » de la conduite.
Parmi les facteurs susceptibles d’altérer les capacités de conduite et provoquer des accidents, la distraction au volant fait l’objet d’une attention grandissante et, en particulier, la distraction liée à l’usage de systèmes de télécommunication. Le développement exponentiel et rapide des téléphones mobiles utilisés par tous dans toutes les situations de la vie quotidienne ainsi que la construction de véhicules de plus en plus équipés de systèmes de télécommunication justifient cette préoccupation.

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© Fotolia

La Délégation à la sécurité et à la circulation routières a donc confié à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en association avec l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), la réalisation d’une expertise collective sur l’impact de l’usage du téléphone et des autres « distracteurs » sur la sécurité des usagers de la route.

Pour la première fois, un groupe d’experts a fait le bilan complet de la littérature scientifique mondiale sur le risque d’accident lié à l’usage du téléphone portable (1). Le rapport « Téléphone et sécurité routière » qui vient de paraître en confirme la dangerosité au volant.
Ses conclusions posent un regard nouveau en anticipant les dangers de l’avenir que sont l’usage croissant d’autres « distracteurs », comme les systèmes embarqués et les écrans tactiles dont l’utilisation en circulation, pourtant interdite depuis 2008, perturbe l’attention du conducteur, menaçant gravement sa sécurité et celle des autres usagers de la route.

Note
(1) : L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en association avec l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) a réuni un groupe pluridisciplinaire de neuf experts qui ont analysé près de 400 documents. Le groupe d’experts a également auditionné onze personnalités, chercheurs, représentants des constructeurs automobiles, des opérateurs de téléphonie et de la Caisse nationale d’assurance maladie.

Lire l’intégralité du dossier de presse de présentation du rapport « Téléphone et sécurité routière » en cliquant sur le fichier (colonne droite)

Reproduction et environnement, une expertise collective de l’Inserm

Au cours des dernières décennies, de nombreuses études indiquent une augmentation de la prévalence des troubles de la reproduction de l’homme adulte dans plusieurs pays occidentaux. L’incidence du cancer du testicule a augmenté régulièrement depuis une cinquantaine d’années ; deux types de malformations relativement fréquentes chez le petit garçon, l’hypospadias et la cryptorchidie, semblent également en augmentation même si d’importantes variations géographiques sont observées ; une détérioration des caractéristiques spermatiques chez l’homme adulte (concentration, mobilité des spermatozoïdes) est constatée avec, là encore, des différences régionales. Par ailleurs, le cancer de la prostate et le cancer du sein, deux cancers hormono-dépendants sont en augmentation.

L’impact de l’environnement sur ces évolutions temporelles suscite de nombreux débats de société. L’exposition aux substances chimiques et en particulier aux « perturbateurs endocriniens » est actuellement au coeur de ces débats.

Des substances chimiques reconnues toxiques pour la reproduction sont aujourd’hui interdites ou réglementées. D’autres sont classées à ce jour substances reprotoxiques de catégorie 3, c’est-à-dire jugées « préoccupantes pour la fertilité de l’espèce humaine » en raison « d’effets toxiques possibles » mais non démontrés sur la reproduction.

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© Fotolia

Face aux interrogations de la société sur une possible dangerosité de telles substances chimiques auxquelles le grand public est exposé, le Ministère de la Santé a sollicité l’Inserm pour une analyse des données disponibles sur leurs effets sur la reproduction.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, d’endocrinologues, de biologistes spécialistes de la reproduction, du développement et de la génétique moléculaire, afin de mener une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée sur 5 grandes familles de substances chimiques : le Bisphénol (1), les phtalates, les composés polybromés (retardateurs de flamme), les composés perfluorés et les parabènes.
A partir de quelque 1200 articles, le groupe a rédigé un rapport dont la synthèse est consultable sur le site de l’Inserm, ainsi qu’un tableau récapitulatif des principales conclusions.

Fruit d’un travail mené depuis l’automne 2009 cette expertise collective rassemble les données épidémiologiques, toxicologiques et mécanistiques qui constituent un faisceau d’indices sur d’éventuelles conséquences pour la reproduction humaine. Le groupe d’experts souligne la nécessité d’amplifier l’effort de recherche au plan national et international pour lever les incertitudes concernant les effets d’expositions combinées et permanentes aux substances chimiques présentes de façon ubiquiste dans l’environnement humain.

Des approches par des disciplines complémentaires et l’interaction entre les épidémiologistes, les physiologistes, toxicologistes, les biologistes de la reproduction devraient conduire à une vision plus intégrée des effets des substances et devraient permettre de répondre aux défis sociétaux de la santé reproductive grâce à un ensemble de méthodologies aujourd’hui disponibles.

Note

(1) Le rapport préliminaire « Bisphénol A : Effets sur la reproduction » publié en juin 2010 s’inscrivait dans le cadre de cette expertise collective.

Groupe d’experts

  • Carlo ADAMO, École nationale supérieure de chimie de Paris (ENSCP), Chimie ParisTech, Paris
  • Jean-Philippe ANTIGNAC, Laboratoire d’étude des résidus et contaminants dans les aliments (Laberca), USC Inra 2013, Ecole Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Nantes Atlantique (ONIRIS), Nantes
  • Jacques AUGER, Service d’Histologie-Embryologie, Biologie de la Reproduction, Cecos, Hôpital Cochin, Université Paris V, Paris
  • Patrick BALAGUER, Equipe Signalisation hormonale, environnement et cancer, Inserm U 896, Institut de recherche en cancérologie de Montpellier, Montpellier
  • Deborah BOURC’HIS, Equipe Décisions épigénétiques et reproduction chez les mammifères, Unité de génétique et biologie du développement CNRS UMR 3215-Inserm U 934, Institut Curie, Paris
  • Louis BUJAN, Groupe de recherche en fertilité humaine, Equipe d’accueil 3694, Université Paul Sabatier Toulouse III et Cecos, Hôpital Paule de Viguier, CHU Toulouse,
  • Cécile CHEVRIER, Groupe d’étude de la reproduction chez l’homme et les mammifères, Inserm U 625, Université Rennes 1
  • Corinne COTINOT, Différenciation gonadique et ses perturbations, Unité de biologie du développement et reproduction INRA/ENVA, UMR 1198, Jouy-en-Josas
  • Jean-Pierre CRAVEDI, UMR1331 Inra/INP/UPS ToxAlim, Inra, Toulouse
  • Vincent LAUDET, Equipe de zoologie moléculaire, Institut de génomique fonctionnelle de Lyon, UMR 5242 CNRS, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Inra, Université Claude Bernard Lyon 1
  • Gabriel LIVERA, Unité mixte de recherche sur cellules souches et radiations, Inserm U 967, CEA, Université Paris VII, Fontenay-aux-Roses
  • Rémy SLAMA, Epidémiologie environnementale appliquée à la reproduction et la santé respiratoire, Inserm U 823, Institut Albert Bonniot, Université Joseph Fourier, Grenoble

Coordination scientifique de l’expertise Centre d’expertise collective de l’Inserm

Qu’est-ce que l’expertise collective de l’Inserm ?
L’expertise collective est une mission de l’Inserm depuis 1994. Une soixantaine d’expertises collectives ont été réalisées dans de nombreux domaines de la santé. L’Expertise collective Inserm apporte un éclairage scientifique sur un sujet donné dans le domaine de la santé à partir de l’analyse critique et de la synthèse de la littérature scientifique internationale. Elle est réalisée à la demande d’institutions souhaitant disposer des données récentes issues de la recherche, utiles à leurs processus décisionnels en matière de politique publique. L’expertise doit être considérée comme une étape initiale nécessaire pour aboutir, à terme, aux prises de décision. Pour répondre à la question posée, l’Inserm réunit un groupe pluridisciplinaire d’experts reconnus composé de scientifiques et de médecins. Ces experts rassemblent, analysent les publications scientifiques et en font une synthèse. Des «lignes forces» sont dégagées et des recommandations parfois élaborées. Les conclusions apportées par les travaux d’expertise collective contribuent au débat des professionnels concernés et au débat de société.

« Science/Fiction : voyage au cœur du vivant » s’expose au Parc du Futuroscope

Forte de son succès en 2010, l’exposition Science/Fiction : voyage au cœur du vivant, entièrement re-scénarisée et enrichie de plus de 50 panneaux, sera visible au Parc du Futuroscope à partir du 2 avril 2011. Jusqu’à fin décembre 2011, le public est convié à découvrir une exposition ludique où l’univers de Jules Verne se mêle aux images issues des laboratoires scientifiques de l’Inserm. Durant une heure environ, le visiteur est invité à poser ses valises et à déambuler librement entre les 76 panneaux qui composent le parcours. Un voyage qui se veut hors du temps, où les dernières technologies de la recherche médicale côtoient les aventures des grands explorateurs du siècle dernier.

Image, science et littérature

Les romans de Jules Verne ont très certainement inspiré de nombreuses carrières scientifiques. Pour lui faire écho, l’Inserm a convié Bernard Werber, écrivain français connu notamment pour sa « Trilogie des Fourmis » à imaginer de courtes histoires illustrant chaque panneau.

L’exposition « Science/Fiction : voyage au cœur du vivant » propose un mélange des genres : tour à tour, l’image, la science et la littérature offrent la possibilité au grand public de poser un regard nouveau sur les recherches menées à l’Inserm.

« Bernard Werber, l’homme de l’écrit, et Eric Dehausse, l’homme de l’image, ont ressuscité Jules Verne. Ils l’ont quelque part réécrit, réinventé, réenchanté. »
Arnaud Benedetti, directeur du département de la communication et de l’information scientifique de l’Inserm

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© Inserm

Une ambiance hors du temps

L’agence BC-BG (agence conseil en création et scénographie basée à Paris) a réalisé la scénographie de l’exposition en s’inspirant de l’univers de la bande dessinée et du steam-punk. « Science/Fiction : voyage au cœur du vivant » est leur troisième exposition photo grand format réalisée au Futuroscope. www.bc-bg.fr

Le steampunk ou littéralement le « punk à vapeur » est un mouvement artistique né dans les années 1980. Les histoires de science-fiction issues de ce courant se déroulent dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe siècle.

C’est dans cette ambiance de révolution industrielle que le public découvre l’exposition. Rouages, machineries complexes composées de tuyauteries actionnées par des leviers, barres de ferrailles, machines à vapeur, etc., accompagnent les illustrations scientifiques.

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© Inserm

Un clin d’œil au festival de la BD d’Angoulême

Une centaine de kilomètres seulement sépare le Parc du Futuroscope de la ville d’Angoulême, haut lieu de rencontre des amateurs et professionnels de la BD le temps d’un festival renommé. Comme un clin d’œil à cette proximité géographique, le texte de l’exposition a été inséré dans des bulles de BD qui contiennent les dialogues imaginés par Bernard Werber. De cette façon, le commentaire est rendu encore plus vivant et fait ressortir les personnages de Jules Verne.

Pour les curieux et férus de science, les véritables légendes des photos scientifiques sont également disponibles.

Implantation à Nantes d’une plate-forme de production de médicaments de thérapie innovante destinés à des applications cliniques – Atlantic Bio GMP (ABG)

Inauguration le 15 novembre 2010 – L’Etablissement Français du Sang inaugure à Saint-Herblain, près de Nantes, l’ABG (Atlantic Bio GMP), avec ses partenaires de co-gouvernance l’Inserm, le CHU de Nantes et l’AFM. ABG est une plate-forme de production de médicaments de thérapie innovante. Cette plate-forme qui a l’ambition de devenir un haut lieu des biotechnologies, est l’une des premières plates-formes européennes de statut public. Elle a pour objectif de fournir aux équipes souhaitant initier des essais cliniques de phase I/II des produits fabriqués dans le respect des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF), c’est-à-dire de garantir leur sécurité et leur qualité dans le but d’être utilisés chez l’homme. L’objectif poursuivi ici est d’obtenir plus rapidement, et à un coût raisonnable, la preuve du concept thérapeutique de nouveaux médicaments de thérapie innovante (MTI).

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© EFS

Les médicaments de thérapie innovante sont une nouvelle classe de produits issus des biotechnologies, ils sont destinés à traiter des patients atteints de pathologies actuellement incurables. Cette classe de médicaments a été définie par le règlement européen 1394 de novembre 2007. Elle regroupe les produits issus de l’ingénierie cellulaire, génique et tissulaire.

Ces MTI sont susceptibles de créer une révolution thérapeutique comparable à celle de la découverte des antibiotiques. Il s’agit ici, non pas de recourir à des substances xénobiotiques, c’est-à-dire étrangères à la vie, mais d’utiliser les propres ressources de l’organisme de manière à engendrer de nouvelles voies thérapeutiques.

L’inauguration d’ABG voit la concrétisation d‘un projet issu d’une volonté, dès janvier 2003, de l’EFS et de l’Inserm, rejoints par l’AFM et le CHU de Nantes qui a notamment mis à disposition le terrain pour la construction, d’offrir à la communauté scientifique et médicale des outils thérapeutiques destinés aux biothérapies.

En matière de financement l’EFS, Nantes Métropole, le Conseil régional de Pays de la Loire, le Conseil général de Loire Atlantique et le FEDER (Union européenne) ont participé à titre d’investissement à hauteur de 5.2 millions d’euros. Les frais de fonctionnement d’ABG seront assurés à hauteur de 1.5 million d’euros par an par l’EFS, l’AFM, l’Inserm et le CHU de Nantes.

Science / Fiction : voyage au coeur du vivant

Il était une fois la science et la fiction, le réel et l’imaginaire. Une rencontre surprenante !

Les 29 tableaux de l’exposition « Science / Fiction : voyage au cœur du vivant » font se croiser, en surimpression, des photographies scientifiques issues de la banque d’images Serimedis de l’Inserm et des gravures anciennes illustrant les romans de Jules Verne (1828-1905). Les photographies scientifiques uti¬lisées recouvrent l’ensemble des thématiques de recherche de l’Inserm : neurosciences, cancer, immunologie, etc.

Labyrinthes mystérieux, pépites brillantes, grottes obscures, spirales imposantes, alphabets codés, … d’où viennent ces images énigmatiques ? Du cœur même du vivant, observé à l’échelle microscopique, et des œuvres de Jules Verne.

Ces photomontages créés par Eric Dehausse, iconographe de l’Inserm, sont réunis dans un grimoire géant posé au sol : le visiteur peut feuilleter ce livre du savoir et du rêve en recomposant lui-même les surimpressions d’images. Les pages s’en échappent, investissant l’espace d’exposition où le public peut se promener le temps d’un voyage ludique et pédagogique.

Sur chaque panneau, des légendes accompagnent ces noces insolites de la fiction et de la connaissance. L’écrivain Bernard Werber, auteur de La Trilogie des fourmis, s’est prêté à l’exercice. Dans un film accompagnant l’exposition, Bernard Werber raconte son expérience d’immersion dans ces tableaux.

« Dans le titre Science/Fiction, voyage au cœur du vivant », explique-t-il, « il y a : Science, c’est l’endroit où les choses bougent, où cela va faire changer le monde ; Fiction : on n’est pas bloqué par le réel, on peut aller au¬delà de la science. Il faut surprendre car la science est aussi un divertissement, un spectacle ».

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© Inserm Unité 676 / Pascal Dournaud – Hector Servadac, Jules Verne – Musée Jules Verne (Ville de Nantes) – Photomontage : © Inserm / Eric Dehausse

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