Menu

La caféine à l’excès, nocive pour l’organisme

L’Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) vient d’annoncer que la consommation de plus de 400 milligrammes de caféine par jour (soit 4 expressos) peut être nocive pour la santé. La caféine consommée à haute dose serait impliquée dans les troubles cardiovasculaires et des problèmes du système nerveux central (sommeil, anxiété…).

Sous ce seuil de 400 mg par jour, le café est sans risque pour un adulte.

L’Efsa rappelle que le café n’est pas le seul à contenir de la caféine mais que d’autres liquides tels que les sodas de type coca et les boissons énergisantes sont des sources à prendre en compte.

Ce rappel est d’autant plus important que dans les treize pays étudiés, une partie de la population adulte de sept d’entre eux consomme plus que la dose recommandée.

Par ailleurs, pour les femmes enceintes et les enfants, le seuil conseillé est respectivement abaissé à 200 mg par jour et à 3 mg/kilo.

En 2014, Christophe Bernard, directeur de recherche Inserm, et son équipe ont décrit pour la première fois les effets néfastes de la consommation de café, pendant la grossesse, sur le cerveau de la descendance chez la souris. [1]

Tout au long de l’année, cette équipe de l’Unité Inserm 1106 « Institut de Neurosciences des systèmes », se mobilise pour étudier le rôle de la caféine dans le développement de pathologies cérébrales et métaboliques.

[1] Retrouver le communiqué de presse « Consommation de caféine pendant la grossesse et effets sur le cerveau en développement » sur la salle de presse de l’Inserm

Samedi 23 mai : Journée européenne de l’obésité

La journée européenne de l’obésité, qui se tiendra le samedi 23 mai, rappelle la gravité de cette maladie, qui touche de plus en plus de personnes en France et dans le monde.

À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980. En 2014, plus de 1,9 milliard d’adultes étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 600 millions étaient obèses.

Le surpoids et l’obésité se définissent comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle. L’indice de masse corporelle, IMC, correspondant au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2, est une grandeur qui permet d’estimer la corpulence d’une personne. Ainsi, un IMC de 30 ou plus est généralement associé à une situation d’obésité. Une personne dont l’IMC est égal ou supérieur à 25 est considérée comme étant en surpoids.

POM Bio à croquer – Obésité et Complications / Entretien avec Karine Clément, nutritionniste à l’Hôtel Dieu, et au laboratoire U872 « Centre de Recherche des Cordeliers (CRC) », Paris. 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, d’ici à 2030, la plupart des pays européens risquent de connaître un accroissement, parfois spectaculaire, de ces pathologies.[1]

En plus de provoquer un retentissement sur la qualité de vies des personnes sur le plan social, professionnel et familial, l’obésité est facteur de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’hypertension et de cancers. Cette maladie grave, reconnue comme une priorité de santé publique, fait l’objet de nombreux travaux, menés notamment par les Unités Inserm 1166 « Unité de Recherche sur les maladies cardiovasculaires, du métabolisme et de la nutrition – ICAN » et 1153, équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN).

Durant cette journée, des manifestations et des actions (activités sportives, ateliers cuisine, portes ouvertes de services…) vont être proposées par les acteurs qui interviennent sur cette thématique dans les lieux publics et dans les établissements de soins (plus d’informations sur le site officiel de la journée européenne de l’obésité du Collectif national des associations d’obèses).

Les chercheurs de l’Inserm sont toute l’année mobilisés dans la lutte contre cette maladie. Pour vos interviews et besoins de reportage, vous trouverez en téléchargement ci-contre le « kit de presse Diabète et Obésité », regroupant les contacts des spécialistes de cette thématique, ainsi que les dernières actualités Inserm sur le sujet.
[1] Cette alerte a été lancée par l’OMS lors du congrès européen sur l’obésité, tenu à Prague au début du mois de mai.

Mardi 5 mai 2015 : Journée Mondiale de l’asthme

Le mardi 5 mai prochain aura lieu la journée mondiale de l’asthme. Cette maladie chronique et respiratoire se caractérise par des crises au cours desquelles la paroi des bronches gonfle, entraînant un rétrécissement de leur calibre et une réduction de l’air inspiré et expiré. L’asthme a le plus souvent une composante allergique, c’est-à-dire que son évolution est influencée par l’exposition à des allergènes inhalés : pollens, moisissures, acariens, pollution…

L’Organisation Mondiale de la Santé prédit qu’une personne sur deux sera allergique en 2050, contre 20% actuellement

Chez certains patients, les crises peuvent être déclenchées par des facteurs particuliers. Ainsi, l’asthme d’effort se produit généralement 5 à 15 minutes après l’arrêt d’un exercice physique. Ces crises peuvent également être déclenchées par la simple prise d’aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Une mauvaise connaissance de l’asthme, et des idées préconçues encore trop nombreuses, constituent des freins importants à la bonne prise en charge de cette maladie qui touchait en 2013 235 millions de personnes dans le monde[1]. Courant chez l’enfant, l’asthme reste sous-diagnostiqué et insuffisamment traité. Organisée cette année autour du thème « Asthme : chassons les idées reçues ! », cette journée est donc l’occasion de sensibiliser le grand public, et de souligner les progrès accomplis en matière de recherche dans le domaine.

Les chercheurs de l’Inserm sont toute l’année mobilisés dans la lutte contre cette maladie. Pour vos interviews et besoins de reportage, vous trouverez en téléchargement ci-contre le « kit de presse Asthme et Allergies », regroupant les contacts des spécialistes de cette thématique, ainsi que les dernières actualités Inserm sur le sujet.
[1] Source : site de l’Organisation mondiale de la santé

Samedi 25 avril : Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Causée par un parasite de genre Plasmodium, le paludisme se transmet d’homme à homme par la piqûre d’un moustique, l’anophèle femelle. Il peut aussi être transmis au cours d’une transfusion sanguine ou entre la mère et l’enfant à la fin de la grossesse.[1]
Paludisme et gène TEP1

Les parasites Plasmodium vivants chez le moustique anophèle expriment la protéine de fluorescence GFP et sont visibles en vert (flèches vertes). Les moustiques qui expriment seulement l’allèle susceptible sont moins résistants que ceux qui expriment uniquement l’allèle résistant de TEP1. © Inserm/Lamacchia, Marina.

Organisée chaque année le 25 avril, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme vise notamment à sensibiliser le grand public afin d’accroître son implication dans la lutte contre cette maladie. Cet événement est également l’occasion de souligner les progrès accomplis en matière de recherche.

Investie tout au long de l’année dans la recherche contre le paludisme, l’équipe de Benoît Gamain, Unité Inserm 1134 « Biologie intégrée du globule rouge », travaille actuellement sur le projet PRIMALVAC[2], dont l’objectif est de développer un vaccin contre le paludisme chez les femmes enceintes (paludisme gestationnel).

Cet essai de phase I vise à évaluer sur des sujets humains l’innocuité et la tolérance du vaccin, ainsi que son aptitude à induire une réponse immunitaire permettant aux futures femmes enceintes d’être protégées contre le paludisme gestationnel.

Les recherches de Dominique Mazier, Unité Inserm 1135 « Centre d’immunologie et de maladies infectieuses », et ses collaborateurs, concernent quant à elles la biologie et l’immunologie des stades hépatiques des Plasmodium humains.

Une fraction des parasites situés dans le foie, appelés hypnozoïtes, peut rester « dormante », avant de se réveiller au cours du temps, provoquant une infection sanguine. Cette phase hépatique de développement du parasite, spécifique des espèces vivax et ovale, représente une double difficulté pour éliminer le paludisme : un plus grand nombre de patients à traiter et une transmission accrue. Malheureusement, la primaquine et son équivalent récemment développé, la tafénoquine, seuls médicaments capables de tuer les hypnozoïtes, ont des effets indésirables, parfois graves pour les patients.

Les travaux de cette équipe permettent de mieux comprendre ce phénomène biologique, et d’identifier de nouvelles stratégies de « radical cure », innovante et non toxique.

L’équipe de Stéphanie Blandin, Unité Inserm 963 « Réponse immunitaire chez le moustique anophèle vecteur du paludisme », cherche a comprendre comment les moustiques se défendent contre les parasites, et a exploiter cette réponse antiparasitaire pour lutter contre la transmission de la maladie.

[1] Pour plus de détails, consulter le dossier d’information Inserm sur ce même thème

[2] Le projet PRIMALVAC est coordonné par EVI (European Vaccine Initiative) et a reçu un soutien financier du Ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF), de l’Inserm, de l’Institut National de Transfusion Sanguine ainsi que l’aide irlandaise versée à EVI

Vendredi 17 avril : Journée Mondiale de l’Hémophilie

L’hémophilie est une maladie assez rare, environ une personne sur 10 000 naît hémophile, et héréditaire (c’est-à-dire qu’elle est transmise par les gènes des parents).

 Elle se traduit par une impossibilité pour le sang de coaguler. Par conséquent, les hémophiles ne saignent pas plus vite que la normale mais elles saignent plus longtemps.

Le vendredi 17 avril, se déroulera la Journée Mondiale de l’hémophilie. A cette occasion, les instituts et associations, notamment la Fédération Mondiale de l’hémophilie, se mobilisent pour sensibiliser et informer le grand public et les soignants sur les troubles de coagulation héréditaire.

Tout au long de l’année, des recherches sont conduites par les équipes Inserm pour améliorer l’efficacité des traitements de substitutions.

Les maladies hémorragiques (dont l’hémophilie) sont notamment au centre des préoccupations de l’équipe de Cécile Denis au sein de l’Unité Inserm 1176 « Hémostase-Inflammation-Thrombose ».  Les chercheurs travaillent notamment au développement de thérapies innovantes telles que la thérapie génique, pour traiter cette pathologie.

Le coût de la pollution atmosphérique sur la santé estimé entre 1 et 2 milliards par an

En France, le coût total sur la santé de la pollution est estimé à 1 milliard à environ 2 milliards d’euros/an selon une étude menée par Isabella Annesi Maesano, directrice de recherche à l’Inserm et ses collègues (Unité Inserm 1136, équipe Épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires). Soit 15 % à 31 % du déficit 2012 (de – 5,5 milliards d’euros) pour la branche assurance maladie du régime général de la sécurité sociale.

L’objet de cette étude était d’approcher au plus près les coûts de la part attribuable à la pollution de l’air dans le montant de prise en charge par le système de santé des cinq maladies respiratoires les plus répandues (BPCO, bronchites chronique et aiguë, asthme et cancer des voies respiratoires) des hospitalisations pour ces pathologies, ainsi que des hospitalisations liées aux pathologies cardiovasculaires. Ces coûts sont générés à l’occasion de la prise en charge du patient par le système de soin (coûts de consultations, de traitements, d’examens ou encore d’hospitalisation). L’étude a aussi tenté d’approcher les coûts des prestations sociales versées aux malades et liées aux arrêts de travail en relation avec ces pathologies.

Pour les auteurs de cette étude, dans un contexte de réponse à un impact sanitaire majeur (risque individuel faible mais touchant la totalité de la population) et d’obligations réglementaires en matière de qualité de l’air (directives européennes transposées en droit français), une meilleure connaissance des coûts induits par la pollution de l’air pour le système de soin français peut représenter une donnée importante dans l’élaboration d’une politique de santé publique.

Accéder au résumé de l’article

Samedi 11 avril: Journée Mondiale de la maladie de Parkinson

En France, la maladie de Parkinson touche plus 150 000 personnes[1], et 6,5 millions dans le monde, un chiffre qui devrait augmenter avec le vieillissement de la population.

La journée mondiale de la maladie de Parkinson se tient le 11 avril en souvenir de l’anniversaire de naissance du Dr James Parkinson, premier médecin à avoir décrit les symptômes de cette maladie dégénérative en 1817.  

Affection dont les causes sont encore mal connues, la maladie de Parkinson se caractérise par la dégénérescence progressive des neurones qui produisent la dopamine. Les symptômes sont moteurs : le plus connu est le tremblement mais aussi une lenteur du mouvement, une sensation de raideur, des difficultés à écrire et des douleurs.

Cette journée,  dédiée spécifiquement aux ruptures de soins cette année,  est l’occasion de rappeler au grand public que la maladie de Parkinson n’est pas une maladie rare.  Ainsi, dans toute la France, les institutions publiques et associations, notamment l’association France Parkinson, se mobilisent pour recevoir et informer le public sur cette affection grave.

Tout au long de l’année, les chercheurs de l’Inserm se mobilisent pour mieux comprendre cette maladie et développer de nouvelles thérapies.

En particulier, l’unité Inserm 1084 « Laboratoire de Neurosciences Expérimentales et Cliniques » travaille au développement de thérapies cellulaires pour réparer les lésions cérébrales observées dans la maladie de Parkinson. Les premiers résultats sont un succès chez l’animal. Les chercheurs essayent désormais d’obtenir d’autres sources de cellules pouvant devenir des neurones que l’on grefferait pour réparer le cerveau lésé.

Retrouver le communiqué sur les récents travaux de cette équipe : « Réparer le cortex cérébral c’est possible »

Les membres de l’Unité Inserm 1127 « Institut du Cerveau et de la Moelle épinière » s’intéressent quant à eux, aux mécanismes moléculaires et génétiques de la maladie de Parkinson. Mieux comprendre l’origine de la mort de neurones devrait permettre d’identifier de nouvelles thérapies symptomatiques et curatives.

Enfin, Benjamin Dehay, chercheur Inserm, et son équipe au sein de l’UMR 5293 « Institut des maladies neurodégénératives » s’intéressent, eux aussi, aux bases cellulaires et moléculaires des processus à l’origine de la mort des neurones dans la maladie de Parkinson. Ils se concentrent notamment sur la compréhension des causes et des mécanismes de cette maladie, et à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Pour vos interviews et besoins de reportage, retrouver tous les contacts Inserm spécialistes dans le « kit de presse Parkinson » disponible en téléchargement ci-contre.

[1] Source : DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), Etude sur l’état de santé de la population en France, édition 2015.

Réduction des risques chez les usagers de drogues -amendement voté par l’assemblée nationale

Afin de limiter les dommages sanitaires associés aux consommations de drogues, certains pays ont mis en place des centres d’injection supervisés, permettant aux toxicomanes de pratiquer leurs injections sous la supervision de personnel qualifié.

Sollicité par la Direction générale de la santé, l’Inserm a réalisé en 2010, une expertise collective sur le thème : « Réduction des risques chez les usagers de drogues » ayant pour objectif de faire un bilan des connaissances scientifiques sur les dispositifs et programmes existants au plan international, leur contexte de mise en place, l’évaluation de leur impact et sur les projets en expérimentation.

Plus d’une dizaine d’experts (épidémiologistes, sociologues, addictologues …) ont étudié notamment, comment ces centres ont été mis en place chez nos voisins espagnols, suisses, allemands (…) l’impact de ces dispositifs et les projets en expérimentation.

l’Assemblée nationale a voté le 7 avril l’expérimentation prochaine de ces « salles de shoot » en France

Retrouvez une synthèse de l’expertise collective en pièce jointe

(les centres d’injection supervisés sont évoqués en page 27 et 31 et en page 46 dans la partie  « recommandations »)

©Inserm

Mardi 7 avril : Journée mondiale de la santé

La Journée mondiale de la santé sera cette année consacrée à la sécurité sanitaire des aliments.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les aliments insalubres seraient à l’origine de près de 2 millions de décès par an. Les aliments contenant des bactéries, des virus, des parasites ou des substances chimiques sont responsables de plus de 200 maladies, allant de la diarrhée aux cancers.

Cet événement est l’occasion de sensibiliser professionnels et grand public à l’importance de la sécurité sanitaire des aliments, et au rôle que chacun peut jouer pour que nul ne puisse douter de la sécurité des aliments qu’il met dans son assiette.

Les recherches que mène l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) visent notamment à faire progresser, grâce à une approche épidémiologique, les connaissances sur le rôle de la nutrition (alimentation et activité physique) comme déterminant de la santé, et notamment comme facteur de risque ou de protection vis-à-vis des maladies chroniques.

Dernières actualités Inserm en lien avec cette problématique :
Le mécanisme de la satiété décrit et restauré chez la souris – Février 2014
Faire consommer des légumes aux enfants, c’est possible! – Mars 2014
Anorexie / boulimie : une protéine bactérienne mise en cause – Octobre 2014

A lire également, l’article « La sécurité sanitaire des aliments, des temps passés à nos jours.« , paru dans la revue médecine/sciences
.
De plus amples informations sont disponibles sur le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

[1] Source : manuel de l’OMS Cinq clefs pour des aliments plus sûrs, 2007, 32 pages.

Vendredi 27 mars 2015 : Journée du Sommeil

Selon l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (InSV), 1 français sur 5 souffre d’insomnie et jusqu’à 9 % de ces insomniaques sont touchés sévèrement. Leur durée quotidienne de sommeil est alors inférieure à 6 heures. De tels troubles peuvent induire un risque accru d’hypertension, d’obésité et de diabète.

En moyenne, nous passons un tiers de notre vie à dormir.

Le sommeil, indispensable aux fonctions d’apprentissage, de mémorisation, d’adaptation et de croissance, est aussi très important pour l’état de bien-être. Sans lui, nous ne pouvons récupérer nos capacités physiques et psychiques.

A l’occasion de la 15ème Journée du Sommeil, organisée le vendredi 27 mars 2015 autour du thème « Sommeil et Nutrition », de nombreuses institutions publiques et associations se mobilisent, notamment l’InSV[1], pour accueillir, informer et sensibiliser le grand public. Un « village sommeil », basé à Lyon, permettra notamment au public de rencontrer des chercheurs et cliniciens spécialistes de cette thématique.

Tout au long de l’année, les chercheurs de l’Unité Inserm U1028 « Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon » et U846 « Institut cellule souche et cerveau » sont particulièrement impliqués dans la recherche sur le sommeil.

Le département de chronobiologie de l’Unité Inserm U846 s’intéresse aux effets de la lumière sur le sommeil et la régulation de l’horloge biologique. L’une des études récentes de l’équipe, menée par Claude Gronfier, démontre que le spectre lumineux peut être optimisé pour synchroniser l’horloge biologique et maintenir une durée de sommeil appropriée dans des conditions extrêmes d’éclairage artificiel chronique (Voir le communiqué « Environnement de travail de faible luminosité : remettre à l’heure son horloge biologique, c’est possible ! »).

Les membres de l’Unité Inserm U1028 « Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon », travaillent quant à eux à la mise au point d’un modèle animal permettant d’étudier comment la restriction du sommeil conduit à l’obésité. Il a récemment été établi que la restriction volontaire du sommeil favorise chez l’homme l’apparition des maladies comme l’obésité et le diabète alors que les mécanismes impliqués restent inconnus faute de modèle animal adéquat. L’équipe menée par Jian-Sheng Lin a montré que l’invalidation chronique du feedback négatif des neurones à histamine, un système d’éveil important du cerveau, permet de prolonger l’éveil lorsque les souris doivent effectuer des tâches cognitives. Ces mêmes souris semblent toutefois somnolentes en l’absence de tâches, et présentent une obésité prononcée. Ce modèle permet donc d’étudier comment la restriction du sommeil peut conduire à l’obésité.

A Lyon, aura lieu cet été une exposition sur le thème « Rêves, entre science et art » avec la participation de l’artiste de Manuel Salvat et de la chercheuse Inserm Perrine Ruby. Vous pourrez trouver tous les détails sur le site du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon.


[1] La liste des événements organisés sur tout le territoire par l’InSV est disponible sur le site Internet de l’Institution : https://www.institut-sommeil-vigilance.org/la-journee-du-sommeil

Eclipse solaire du 20 mars : des dangers pour la rétine

Le vendredi 20 mars 2015, l’éclipse partielle du soleil sera visible en France entre 9h et 12h, selon le lieu d’observation. Pourquoi regarder directement le soleil est-il dangereux et entraine des dommages irréversibles pour la rétine? Des chercheurs de l’Inserm spécialistes à l’Institut de la Vision (Inserm/CNRS/UPMC) peuvent répondre à vos questions.

Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (M.E.N.E.S.R) rappelle les risques oculaires auxquels expose une observation directe du soleil. Ils sont de deux natures :

–   lésions cornéennes à type de kératite, liées essentiellement aux ultraviolets, douloureuses mais réversibles en quelques jours ;

–   lésions rétiniennes à type de brûlures rétiniennes liées à l’effet thermique du rayonnement solaire et à un effet photochimique sur les cellules rétiniennes particulièrement fragiles. Ces lésions peuvent altérer définitivement la vue.

La Direction Générale de la Santé recommande aux personnes qui souhaitent observer l’éclipse partielle de soleil du 20 mars 2015 dans de bonnes conditions de sécurité, de se munir de moyens de protection adéquats pour une observation directe du soleil.


Pic du Midi – Hautes-Pyrénées par eclipse-20-mars-2015-CNRS

 

Lire les recommandation sur le site du ministère

 

 

fermer