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Le programme « 13 novembre » : 10 ans de recherche sur les mémoires du traumatisme

cerveau© Adobe Stock

En 2025, le programme 13-Novembre marque ses dix ans d’existence. Né à la suite des attentats du 13 novembre 2015, ce projet interdisciplinaire, piloté conjointement par l’Inserm et le CNRS, étudie sur le long terme la façon dont se construisent et évoluent les mémoires individuelles et collectives d’un événement traumatique majeur.

Le programme 13-Novembre associe les sciences humaines et sociales et les neurosciences. Il s’articule autour de deux volets principaux  :

  • L’étude 1000, qui recueille les témoignages filmés de volontaires selon leur proximité avec les attentats, lors de plusieurs vagues d’entretiens (2016, 2018, 2021 et 2026). Ce sont plus de 2700 témoignages audiovisuelles collectés ; et 4 500 heures d’entretien.
  • L’étude Remember, volet biomédical mené auprès d’un sous-groupe de 200 participants, explore les mécanismes cérébraux du stress post-traumatique et de la résilience grâce à l’imagerie et aux tests cognitifs.

En 2026, le programme entrera dans sa quatrième phase, marquant une étape clé pour comprendre comment se transforme la mémoire d’un événement collectif et comment la recherche peut accompagner cette évolution.

Des résultats qui éclairent la résilience

Les travaux issus du programme ont déjà permis d’identifier certains mécanismes de plasticité cérébrale impliqués dans la capacité à surmonter un traumatisme. Ils contribuent aussi à documenter, à l’échelle collective, l’évolution du souvenir et du récit social des attentats au fil des années.

Lire le communiqué de presse de janvier 2025 : Stress post-traumatique : la plasticité cérébrale, un mécanisme clé de la résilience au trauma

Comprendre la transmission du traumatisme

Dans la continuité du programme, une nouvelle étude conduite par l’Inserm, le CNRS et l’Université Panthéon-Sorbonne s’intéresse à la transmission des traumatismes aux enfants des personnes touchées par les attentats du 13 novembre 2015. Menée auprès de 240 familles, elle vise à mieux comprendre les facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux qui peuvent intervenir dans cette transmission. Les résultats sont attendus en 2027.

Trouble de stress post-traumatique (TSPT) : 10 ans après les attentats
 
À l’occasion des 10 ans des attentats du 13 novembre, l’Inserm vous propose un magazine exceptionnel sur le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et ses effets sur la mémoire.
 
Avec :
  • Francis Eustache, neuropsychologue Inserm, spécialiste de la mémoire
  • Denis Peschanski, historien CNRS, co-porteurs du programme de recherche 13 novembre
  • Dr Gaëlle Abgrall, psychiatre, responsable de la Cellule d’urgence médico-psychologique SAMU Paris et IDF
Une émission disponible dès le 13 novembre 2025 à 13h, sur la chaîne YouTube de l’Inserm.

Passage à l’heure d’hiver : quels effets sur notre horloge biologique ?

Horloge© AdobeStock

Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025 nous passerons de 3 à 2 heures du matin en un claquement de doigts. Ce sera le moment d’accueillir le passage à l’heure d’hiver. Est-ce aussi anodin qu’il n’y parait ? Quels sont les effets du changement d’heure sur notre santé ?

La littérature scientifique montre que le changement d’heure a bel et bien des effets physiologiques et sanitaires : il impacte notre horloge biologique interne (appelée système circadien) et peut induire des effets néfastes sur notre santé (troubles du sommeil, de la vigilance, accidents du travail et de la route, irritabilité, troubles de l’attention, difficultés de mémorisation et déshydratation, troubles digestifs…).

Sur le cycle circadien, lire le dossier sur la Chronobiologie : Les 24 heures chrono de l’organismeL’adaptation de l’organisme à ce décalage horaire que nous lui imposons varie d’un individu à l’autre et peut durer généralement de un jour à une semaine. Dans le contexte de ce changement d’heure, les jeunes enfants et les personnes âgées ont plus de risque de ressentir des effets négatifs, mais c’est aussi le cas des adolescents, des travailleurs de nuit, et de tous ceux souffrant d’un trouble du sommeil, qui auront plus de difficultés pour s’adapter au nouvel horaire.

Selon l’avis des spécialistes, comme le neurobiologiste et chercheur Inserm Claude Gronfier, Président de la Société Française de Chronobiologie, et la neurobiologiste et chercheuse Inserm Armelle Rancillac, le passage à l’heure d’été serait plus compliqué à gérer pour l’organisme que le passage à l’heure d’hiver, compte tenu de la perte d’une heure de sommeil, et qu’il est généralement plus difficile d’avancer son l’horloge biologique d’une heure, que de la reculer.

En moyenne, nos organismes ont tendance à accumuler un retard de 10 minutes sur leur cycle de 24 heure. Avec le changement d’heure, on leur demanderait d’avancer leur rythme d’une heure, ce qui accentuerait les efforts faits par notre corps pour tenter de rattraper son retard. Ce changement serait particulièrement mal vécu par les chronotypes les plus tardifs, c’est à dire les personnes qui enregistrent une moyenne de 30 minutes de retard sur leur cycle de 24 heures. Les effets du passage à l’heure d’été sur notre rythme circadien seraient accentués par le manque général de sommeil de la population française, estimé entre 30 et 90 minutes par jour selon les études (60 minutes selon le baromètre 2022 de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance).

Heure d’été VS heure d’hiver ?

La suppression du changement d’heure saisonnier ayant été votée en 2019, les États membres de l’UE doivent désormais choisir quelle heure définitive adopter.

La grande majorité de la communauté scientifique, recommande que le choix se porte sur le maintien de l’heure d’hiver.

Si on en venait à maintenir l’heure d’été toute l’année, le réveil en hiver et le coucher en été seraient en effet plus difficiles. Le jour le plus court de l’année, le 21 décembre, le soleil se lèverait à Paris à 9 h 41 (au lieu de 8 h 41 à l’heure standard ou « heure d’hiver ») et le lever du soleil très tardif en saison hivernale aurait un impact néfaste sur la santé des Français, le réglage de notre horloge biologique se faisant aussi par l’exposition à la lumière. A l’heure du réveil, notre corps a besoin d’une dose importante de lumière pour débuter une nouvelle journée et synchroniser l’horloge biologique. Il serait ainsi privé de cette lumière en hiver avec un lever du jour plus tardif.

Prix Nobel de médecine : Mary E. Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi récompensés pour la découverte des cellules T régulatrices

Mary Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi, Lauréats du Prix Nobeld de Médecine 2025Mary Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi, Lauréats du Prix Nobeld de Médecine 2025. © Nobel Prize Outreach

Le prix Nobel de médecine a été décerné aux chercheurs américains Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, ainsi qu’au japonais Shimon Sakaguchi, pour leurs découvertes sur la tolérance immunitaire périphérique. L’Inserm revient sur l’importance de ces travaux, en particulier pour la recherche sur le cancer et les maladies auto-immunes.

Ce lundi 6 octobre, le prix Nobel de médecine a été attribué aux scientifiques américains Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, ainsi qu’au Japonais Shimon Sakaguchi, pour leurs travaux sur la régulation du système immunitaire.

Le comité Nobel les a récompensés « pour leurs découvertes révolutionnaires sur la tolérance immunitaire périphérique ». Ils ont notamment identifié les cellules T régulatrices, ou Tregs, véritables gardiennes qui empêchent les cellules immunitaires d’agresser les tissus de l’organisme. Le comité souligne que ces découvertes « ont ouvert un nouveau champ de recherche et favorisé le développement de traitements innovants, notamment pour le cancer et les maladies auto-immunes ».

« Les cellules T régulatrices sont des cellules du système immunitaire chargées de calmer les réactions immunitaires trop fortes, ce qui est essentiel pour éviter les maladies auto-immunes ou les inflammations excessives, explique Magali Irla, directrice de recherche Inserm au Centre d’immunologie de Marseille-Luminy. Mais dans le cancer, cette fonction peut se retourner contre nous : les Tregs peuvent bloquer l’action des cellules immunitaires qui devraient détruire les cellules cancéreuses. En s’accumulant dans les tumeurs, elles créent un environnement qui protège le cancer et favorise sa progression. »

C’est pourquoi leur découverte a permis de développer de nombreuses thérapies contre le cancer qui les ciblent spécifiquement. « L’objectif est de réduire leur action dans la tumeur afin de redonner de la force au système immunitaire et lui permettre d’attaquer les cellules cancéreuses », complète Nicolas Fazilleau, directeur de recherche Inserm à l’Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires. Par ailleurs, les Tregs sont également étudiées dans d’autres traitements, « notamment pour éviter les rejets de greffe ou calmer les maladies auto-immunes, en utilisant cette fois leur capacité naturelle à freiner le système immunitaire », conclut le chercheur.

10 octobre 2025 : Journée nationale des troubles dys

Les troubles « dys » désignent un ensemble de troubles cognitifs spécifiques qui affectent certaines fonctions comme le langage, la lecture, l’écriture, la coordination ou encore l’attention. Dans cet article, retrouvez des contenus Inserm sur le sujet, pour une meilleure compréhension de ces troubles et une prise en charge adaptée des enfants concernés.

Les Dys, des troubles durables mais qui se prennent en charge

Plus connus sous le nom de troubles dys, les troubles spécifiques des apprentissages concernent entre 5 et 7% des enfants d’âge scolaire.

Les enfants concernés éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer… ces difficultés ont répercussions sur leur scolarité et leur vie quotidienne.

Il n’existe pas de technique « miracle » pour soigner les dys : les troubles spécifiques des apprentissages sont durables. Toutefois, leur prise en charge permet d’améliorer et/ou de compenser les fonctions déficientes.

Consulter le dossier “Troubles spécifiques des apprentissages”

Apprentissages : comment mieux apprendre ?

Voir l’émission 30 minutes santé du 23 septembre 2025

Des études récentes sur la dyspraxie

  • Les troubles développementaux de la coordination, aussi appelés dyspraxie, touchent entre 2 et 6 % des enfants d’âge scolaire selon les études.

Ils entraînent notamment des difficultés à effectuer certaines tâches motrices : écrire, nouer ses lacets, se brosser les dents, sauter… Selon une équipe de recherche à l’Inserm, au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, ces troubles seraient liés, au moins en partie, à une mauvaise représentation et appréhension du corps, qui empêche les enfants de reproduire facilement des mouvements observés ou de se mouvoir correctement dans l’espace. Lire l’article complet

  • Une autre équipe de recherche (Inserm U138) s’est intéressée au bien-être des mères d’enfants dyspraxiques en France. L’étude a porté sur 180 mères d’enfants dyspraxiques âgés de 5 à 20 ans. Les résultats montrent que les mères présentent plus de symptômes anxieux et dépressifs et une baisse de la qualité de vie dans toutes ses composantes en comparaison à la population générale. Ces résultats soulignent la nécessité d’apporter un soutien et des interventions ciblés aux parents d’enfants atteints de dyspraxie en France, en mettant l’accent sur l’importance de prendre en charge leur détresse psychologique.

Danser pour apprendre

A Toulouse, des scientifiques de l’Inserm étudient comment la danse rythmée peut améliorer les fonctions motrices, cognitives et émotionnelles. Leur objectif ? Adapter les programmes de rééducation et proposer des approches bénéfiques pour tous les enfants, qu’ils aient ou non des troubles moteurs.

Voir la vidéo “Danser pour apprendre”, disponible sur la chaîne Youtube de l’Inserm

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer – 21 septembre

mitoDREADD-GsL’expression et l’activation de mitoDREADD-Gs (ici coloré en vert) dans l’hippocampe permet d’y augmenter l’activité mitochondriale et de restaurer la mémoire chez des modèles murins de démence. © Rui Rodrigues/Inserm

À l’approche de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, l’Inserm remet en lumière trois avancées prometteuses récentes.

Alzheimer : un nouvel algorithme pour aider à dépister les personnes à risque

Au centre de recherche, une équipe Inserm a développé un modèle qui permet, à partir de données biologiques et cliniques, de prédire le risque de présenter un seuil pathologique de dépôts amyloïdes dans le cerveau.

Facilement utilisable chez des patients qui ont des troubles de mémoire sans être atteints de démence, ce modèle pourrait aider à identifier des personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer Research Therapy, 11 octobre 2024 ; doi:10.1186/s13195-024–01595‑5

En savoir plus : https://www.inserm.fr/actualite/maladie-dalzheimer-un-nouvel-algorithme-pour-aider-a-depister-les-personnes-a-risque/

 

Maladies neurodégénératives : et si la clé se trouvait dans les mitochondries ?

Les maladies neurodégénératives sont décrites par une altération progressive des fonctions neuronales conduisant à la mort des cellules du cerveau. Dans la maladie d’Alzheimer par exemple, on observe que la dégénérescence neuronale, celle qui précède la mort des cellules, s’accompagne d’un défaut de l’activité mitochondriale.

Des scientifiques de l’Inserm à Bordeaux ont pour la première fois réussi à établir un lien de cause à effet entre les dysfonctions mitochondriales et les symptômes cognitifs liés aux maladies neurodégénératives. Grâce à la création d’un outil spécifique et inédit, ils sont parvenus à augmenter l’activité des mitochondries dans des modèles animaux de maladies neurodégénératives. Rapidement, ils ont observé une amélioration des symptômes de déficits de mémoire chez ces animaux.

S’il s’agit de tout premiers résultats, ceux-ci permettent d’envisager la mitochondrie comme nouvelle cible thérapeutique.

Nature Neurosciences, 11 août 2025, doi : 10.1038/s41593-025-02032-y / NN-A84112-T

En savoir plus : https://presse.inserm.fr/maladies-neurodegeneratives-et-si-la-cle-se-trouvait-dans-les-mitochondries/70835

Meilleure compréhension de la maladie d’Alzheimer : une étude confirme l’intérêt de la caféine comme piste de traitement

Une équipe de recherche Inserm à Lille a fait un pas de plus dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent le développement de la maladie d’Alzheimer. Ils ont décrit le mécanisme par lequel l’augmentation pathologique de l’expression des récepteurs A2A entraîne une cascade d’effets conduisant à une aggravation des troubles de la mémoire. Cette découverte confirme l’intérêt de pistes thérapeutiques qui pourraient agir sur cette cible, et notamment celle de la caféine !

Leurs résultats permettent de confirmer l’intérêt de conduire des essais cliniques pour mesurer les effets de la caféine sur le cerveau de patients à un stade précoce de la pathologie.

Un essai clinique de phase 3, porté par le CHU de Lille, est en cours. Son objectif est d’évaluer l’effet de la caféine sur les fonctions cognitives de patients atteints de formes précoces à modérées de la maladie d’Alzheimer.

Brain, 5 juillet 2024 ; doi : https://doi.org/10.1093/brain/awae113

 

En savoir plus : https://presse.inserm.fr/meilleure-comprehension-de-la-maladie-dalzheimer-une-etude-confirme-linteret-de-la-cafeine-comme-piste-de-traitement/68688/#:~:text=Les%20scientifiques%20avaient%20alors%20montr%C3%A9,d’Alzheimer%5B6%5D.

Plusieurs contenus pédagogiques à consulter :

 

Bronzage, régimes, sudokus… Comment prendre vraiment soin de sa santé pendant les vacances d’été ?

Image d’illustration. Crédit : Pexels

 

À l’approche des vacances d’été, l’Inserm republie six articles consacrés aux mythes qui ont la vie dure sur les meilleures façons de prendre soin de sa santé et être au meilleur de sa forme à la plage.

Crèmes pour accélérer son bronzage, compléments alimentaires pour perdre du poids, applications miracles… L’été revient avec son lot de promesses santé et bien-être. Canal Détox, la cellule de l’Inserm qui lutte contre les fausses informations en santé, vous propose des contenus à (re)lire ou visionner pour démêler le vrai du faux, à la lumière des connaissances scientifiques.

  • Ventouses, crèmes, ondes de choc… des traitements efficaces contre la cellulite, vraiment ?

Les beaux jours marquent le retour des astuces pour perdre du poids et éliminer la cellulite. Crèmes, ventouses, ondes de choc, compléments alimentaires… L’industrie de la beauté redouble d’imagination pour nous faire investir dans des cosmétiques et des appareils qui promettent un grain de peau plus lisse que sur les images photoshopées. Mais d’où vient l’obsession d’éliminer la cellulite et que dit vraiment la science des traitements proposés ? Canal Détox fait le point.

Cet article datant du 25 juin  2025 est à consulter en suivant ce lien.

  • Des compléments alimentaires pour « préparer » sa peau au bronzage, vraiment ?

Compléments alimentaires, huiles ou crèmes… avec l’été qui arrive, les produits « pour préparer sa peau » au soleil s’exhibent dans les rayons de nos magasins et se retrouvent dans les pages des magazines. Leur utilisation permettrait d’accélérer et d’accentuer le processus de bronzage. Qu’en dit la science ? Canal Détox s’est penché sur le sujet en juillet 2023 dans un article à lire en suivant ce lien.

  • Objectif summer body : tous égaux face à la perte de poids, vraiment ?

Avec l’arrivée des beaux jours, les « objectifs bikini » ou summer body font la couverture des magazines. Les gros titres promettent aux lecteurs et lectrices des méthodes infaillibles pour une perte de poids rapide et efficace, pour un corps sculpté, plus esthétique ou plus athlétique, alliant à la fois ventre plat et tablettes de chocolat. Incontournable pour passer « l’épreuve » du maillot de bain cet été. Mais que penser de ces formules « miracles » ? Les méthodes fréquemment proposées fonctionnent-elles ? Et sommes-nous tous égaux face à la perte de poids ? Canal Détox fait le point sur les recherches scientifiques qui ont tenté de mieux comprendre comment notre poids est finement régulé.

Cet article datant de juillet 2022 est à consulter en suivant ce lien.

  • Des applications pour se protéger des moustiques, vraiment ?

Qui dit augmentation des températures dit aussi retour des moustiques dans nos quotidiens. Suffit-il simplement de mettre du répulsif anti-moustiques ou bien de télécharger une application sur son smartphone pour repousser ces insectes ? Qu’est-ce qui attire les moustiques ? Canal Détox s’est penché sur ces questions dans un article publié en août 2023.

Des sudokus pour ne pas perdre la mémoire… vraiment ?

A la plage, rien de tel qu’un bon sudoku ! Tout le monde redoute les trous de mémoire à répétition – oublier ses clés, le prénom du nouveau voisin ou son rendez-vous chez le dentiste… Et si cette pratique ludique permettait de muscler notre cerveau ? Au fonds existe-t-il des méthodes qui marchent pour conserver un cerveau en pleine forme, et prévenir l’apparition de certaines maladies ?

La vidéo datant de novembre 2021 est à consulter sur par ici.

5 juin – Journée mondiale de l’environnement – Exposome, climat : comment l’Inserm explore les liens avec notre santé ?

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À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, l’Inserm met en lumière quelques-unes des recherches menées à l’institut et portant sur les liens complexes qui existent entre environnement et santé.

La recherche sur l’exposome

Les facteurs environnementaux seraient à l’origine de plus de 70 % des maladies non transmissibles, qu’il s’agisse de maladies cardiovasculaires ou métaboliques, de cancers ou encore de problèmes respiratoires chroniques.

Les scientifiques de l’Inserm étudient ainsi ce que l’on appelle l’exposome : il correspond à l’ensemble des expositions environnementales auxquelles vous êtes soumis tout au long de votre vie, via votre alimentation, l’air que vous respirez, les rayonnements qui vous bombardent, vos comportements, votre environnement sonore, psychoaffectif ou encore socioéconomique…

Par exemple, une équipe Inserm s’est récemment intéressée aux pollutions sonores auxquelles les populations sont exposées tout au long de la journée. Publiés le 21 mars 2025 dans la revue Journal Of Exposure Science And Environmental Epidemiology, leurs résultats suggèrent que les déplacements jouent un rôle majeur dans l’exposition au bruit des habitants, notamment à cause du temps passé dans des transports bruyants comme la voiture et le métro.

L’Inserm, pilote d’un programme de recherche sur l’Exposome

Le programme d’impulsion Exposome a été lancé par l’Inserm en 2024 pour une durée de 3 ans. Il a pour ambition de rassembler une communauté scientifique avec des expertises différentes pour travailler sur cette thématique prioritaire. Les recherches portent sur les inégalités socio-territoriales d’exposition, sur les expositions précoces à une combinaison de facteurs de stress sociaux et chimiques et sur les enjeux liés à l’identification de liens causaux dans les études sur l’exposome. En savoir plus sur la page Inserm Pro ou le site internet.

Lire le communiqué de presse du 1er avril 2025 : Grand Paris : les déplacements jouent un rôle majeur dans l’exposition au bruit, surtout à cause du temps passé en voiture et dans le métro

Lire l’article du 29/11/2021 : Ambiance ta life 💨🕺: C’est quoi l’exposome

Les effets du changement climatique sur la santé

Dans un monde où le climat change, avec notamment la fréquence et l’intensité des vagues de chaleurs qui s’amplifient, il devient crucial de comprendre leur impact sur la santé. A l’Inserm, plusieurs équipes sont mobilisées sur la thématique des effets du changement climatique sur la santé. Quelques exemples ci-dessous :

  • A Grenoble, de récents travaux publiés dans Environmental Health ont montré pour la première fois un lien entre exposition à des températures élevées pendant la grossesse et les premiers mois de vie et conséquences négatives sur le neurodéveloppement des jeunes enfants.

Lire le communiqué de presse du 7 mai 2025 : L’exposition à des températures élevées au début de la vie pourrait être à l’origine de troubles linguistiques et neurodéveloppementaux chez les jeunes enfants

  • L’étude de l’Inserm « H3sensing » s’intéresse aux effets sur la santé des vagues de chaleur. Celle-ci s’appuie sur les données de santé recueillies de 180 volontaires domiciliés dans le Grand Paris, ainsi que sur des données extraites de capteurs thermiques qui ont été disposés à leur domicile, et qui ont également suivi leurs déplacements quotidiens sur plusieurs jours. Les premiers résultats devraient être publiés en 2026. A terme, « H3 Sensing » vise à proposer des pistes d’action et recommandations concrètes pour les politiques d’adaptation des villes au changement climatique.

L’Inserm, pilote d’un programme de recherche sur le Changement climatique

Le programme d’impulsion Changement climatique et santé vise à créer une communauté de recherche d’excellence tout en recherchant l’exemplarité environnementale. Lancé en 2024 pour une durée de 3 ans, et coordonné par Basile Chaix, il a pour objectif de caractériser les effets du changement climatique sur la santé et ses mécanismes sous-jacents. Il rassemble 6 projets scientifiques qui vont de la recherche fondamentale à des études de terrain menées en Afrique et au Bangladesh, en passant par des projets d’épidémiologie en France métropolitaine. En savoir plus ici.

« Choose Europe for Science » : Didier Samuel était l’invité de la matinale de France Info

Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm, était l’invité de Salhia Brakhlia et de Jérôme Chapuis dans la matinale de France Info, lundi 5 mai à 8h30. Il s’est exprimé sur la place de la recherche en santé en France et en Europe, à l’occasion du sommet pour la recherche Européenne, présidé par le président de la République.

Réécouter son intervention en intégralité sur France Info. 

6 mai 2025 : journée mondiale de l’asthme

Inhalateur pour le traitement de l'asthme © AdobeStockL’asthme est une maladie respiratoire fréquente qui touche plus de 4 millions de personnes en France. Inhalateur © Adobe Stock

La journée mondiale de l’asthme aura lieu le mardi 6 mai 2025. A cette occasion, l’Inserm vous propose de redécouvrir plusieurs contenus récemment publiés

Asthme : Une inflammation chronique des bronches de mieux en mieux contrôlée

Lire le dossier sur l’asthme actualisé en juillet 2023L’asthme est une maladie chronique fréquente, qui touche plus de 4 millions de personnes en France. Elle se manifeste à travers des crises durant lesquelles il existe une gêne respiratoire (dyspnée) et des sifflements. Elle est liée à une inflammation chronique associée à des perturbations locales du tissu respiratoire.

La compréhension des mécanismes biologiques à son origine a permis de montrer qu’il existe plusieurs types d’asthme, certains étant allergiques et d’autres non. Elle a également permis de développer des traitements ciblés efficaces chez les patients dont la maladie n’est pas contrôlée par les médicaments conventionnels, même si ces derniers sont efficaces dans la majorité des cas.

Nouvelle étape franchie dans le développement d’un vaccin efficace contre l’asthme allergique

Lire le communiqué de presse publié en mars 2023.

Les acariens sont la bête noire des personnes souffrant d’asthme allergique (qui représentent 50 % des cas d’asthme).  A l’heure actuelle, les corticoïdes inhalés sont les médicaments de référence pour contrôler l’asthme. Cependant, dans le cas d’asthme allergique sévère, ce traitement ne suffit pas toujours. Il faut alors avoir recours à des traitements par anticorps monoclonaux thérapeutiques ciblant justement les IgE ou les voies IL-4 et IL-13. Or ces médicaments sont très onéreux et contraignent les patients à effectuer des injections pendant des années, voire tout au long de leur vie.

Une équipe de recherche a donc développé un vaccin qui induit la production d’anticorps qui s’attaquent justement aux cytokines IL-4 et IL-13, et confère une protection durable dans des modèles d’asthme allergique. Les résultats, publiés dans la revue Allergy, ouvrent la voie à l’organisation d’un essai clinique.

Web-émission – Asthme : reprendre son souffle

Revoir la vidéo 30’ santé publiée en mai 2024.

Asthme allergique : vers une augmentation des cas

Lire le Grand Angle Inserm, le Magazine : « Bientôt tous allergiques ? », publié en avril 2025

C’est une « pandémie » sournoise… Selon l’OMS, d’ici 2050, une personne sur deux dans le monde sera allergique, contre trois sur dix aujourd’hui. Ces maladies peuvent fortement impacter le quotidien des personnes touchées, voire engager leur pronostic vital. Mais depuis trente ans, leur prévention et leur traitement n’ont quasiment pas évolué… Pourquoi les allergies sont-elles de plus en plus répandues ? Comment mieux les contrer ? À l’Inserm, ces questions mobilisent de nombreuses équipes de recherche. On fait le point.

Écouter l’émission : « La Science CQFD », en partenariat avec le magazine de l’Inserm, réalisée le 15 avril dernier.

Journée mondiale de la maladie de Parkinson – 11 avril

neuroprothèseUne Neuroprothèse permet de restaurer une marche fluide. © CHUV

La journée mondiale de la maladie de Parkinson aura lieu vendredi 11 avril. A cette occasion, l’Inserm vous propose de redécouvrir plusieurs contenus récemment publiés faisant état des avancées de la recherche sur la maladie.

Maladie de Parkinson, deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente

Lire le Dossier sur la maladie de Parkinson actualisé en février 2022

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d’Alzheimer. Très rare avant 45 ans, la fréquence de la maladie de Parkinson augmente dans les tranches d’âge plus élevées, avec un pic entre 85 et 89 ans. En 2015, environ 167 000 personnes étaient traitées pour une maladie de Parkinson en France, dont 26 000 nouvellement diagnostiquées. On estime que le nombre de malades a plus que doublé en France entre 1990 et 2015, essentiellement du fait du vieillissement de la population. Ce chiffre devrait à nouveau doubler entre 2015 et 2030.

Établir l’origine et la nature des mécanismes de dégénérescence neuronale pour aboutir à la mise au point de traitements capables de stopper ou de ralentir l’évolution de la maladie, trouver des biomarqueurs pour aider au diagnostic, ou encore optimiser la prise en charge des patients, figurent parmi les enjeux de la recherche actuel.

Percée majeure dans le traitement de la maladie de Parkinson : une neuroprothèse permet de restaurer une marche fluide

Communiqué de presse publié en novembre 2023

Des troubles de la marche invalidants surviennent chez environ 90 % des personnes qui présentent un stade avancé de la maladie de Parkinson. Ces troubles résistent souvent aux traitements actuellement disponibles.

Des neuroscientifiques de l’Inserm, du CNRS et de l’université de Bordeaux, avec des chercheurs et neurochirurgiens suisses, ont conçu et testé une « neuroprothèse » destinée à corriger les troubles de la marche associés à la maladie de Parkinson. Dans une étude publiée dans Nature Medicine, les scientifiques détaillent le processus de développement de la neuroprothèse utilisée pour traiter un premier patient atteint de la maladie de Parkinson, lui permettant de marcher avec fluidité, confiance et sans chute.

Maladie de Parkinson : chez les femmes, l’activité physique serait déjà bénéfique plus de vingt ans avant le diagnostic

Communiqué de presse publié en mai 2023

Parmi les pistes de prévention de la maladie de Parkinson, l’activité physique est régulièrement évoquée.

Des chercheurs et des chercheuses de l’Inserm, de l’université Paris-Saclay et de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) avec Gustave Roussy, ont étudié, au cours de 29 ans de suivi, l’impact de l’activité physique sur le développement de la maladie de Parkinson chez près de 100 000 femmes de la cohorte française E3N. Ils ont observé que plus les participantes étaient actives au cours de leur vie, moins elles avaient de risque de développer la maladie, avec un bénéfice de l’activité physique déjà présent plus de vingt ans avant le diagnostic. Ils montrent en outre que les femmes ayant développé la maladie présentaient, dans les dix années précédant le diagnostic, une baisse significative de leur activité physique probablement causée par des symptômes précurseurs gênants. Ces résultats ont été publiés dans la revue Neurology.

Autres contenus clés sur la maladie de Parkinson :

Portrait d’Alexis Elbaz, directeur de recherche Inserm, vent debout contre la maladie de Parkinson, publié en octobre 2024

Reportage du magazine de l’Inserm n°56, Maladies neurodégénératives : traquer Alzheimer et Parkinson dans les intestins, publié en mais 2023

L’Inserm solidaire du mouvement Stand Up For Science

Crédits : Stand Up For Science (https://standupforscience.fr/)

L’Inserm est très concerné par le sort de la science et des scientifiques aux Etats-Unis, ayant des relations étroites historiques avec de nombreuses institutions scientifiques américaines et en particulier le NIH et des programmes scientifiques communs.

Plus largement l’Inserm est solidaire du mouvement Stand Up For Science et est solidaire de tous les scientifiques exerçant aux États-Unis, où la liberté académique est aujourd’hui mise à l’épreuve.

L’Institut souhaite rappeler l’importance de la science et du progrès dans le monde actuel, où nous sommes confrontés à de nombreux enjeux de société et de nombreuses crises.

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