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Journée internationale du sommeil – 14 mars

image décorative© Fotolia

On passe près d’un tiers de nos vies à dormir… Mais une part croissante de la population est affectée par différents troubles du sommeil. Une situation qui conduit à s’interroger sur leur origine et leurs conséquences sur la santé, d’autant qu’il est parfaitement établi que le sommeil est crucial pour de nombreuses fonctions biologiques : développement, mémoire et apprentissage, métabolisme, immunité…

A l’Inserm, des chercheuses et des chercheurs sont mobilisés pour faire avancer les connaissances sur le sommeil. Retrouvez ici plusieurs contenus récents publiés sur le sujet.

Des compléments alimentaires à base de mélatonine contre les troubles du sommeil, vraiment ?

Article Canal Détox publié en septembre 2024

L’insomnie est un problème de santé publique majeur. Et ce n’est que la face visible de l’iceberg : une part encore plus grande de la population serait ponctuellement concernée par des difficultés à s’endormir ou aurait une quantité de sommeil insuffisante et/ou de mauvaise qualité. Pour régler leurs problèmes de sommeil, certains choisissent de se tourner vers tout un tas de remèdes dont les vertus sont régulièrement vantées sur les réseaux sociaux ainsi que dans les publicités.

C’est le cas notamment de compléments alimentaires à base de mélatonine. Mais qu’en est-il réellement ? Que disent les études scientifiques actuelles ? Comprend-on bien tous les mécanismes en jeu ?

Lire notre Canal Détox sur le sujet : https://presse.inserm.fr/canal-detox/des-complements-alimentaires-a-base-de-melatonine-contre-les-troubles-du-sommeil-vraiment/

Surveiller le sommeil après la chimio : podcast Les Volontaires de l’Inserm

Podcast publié en septembre 2024

Insomnie, réveil précoce, sommeil léger… Pourquoi les femmes atteintes d’un cancer du sein et sous chimiothérapie ont-elles des troubles du sommeil ? Quel est leur impact sur le fonctionnement de leur cerveau et leur mémoire ? Comment y remédier par un traitement non médicamenteux ?

Ces questions sont au cœur du projet Icansleep mené à Caen. Chandrou Koumar, journaliste et docteur en neurosciences, nous raconte cette étude au long cours où se croisent volontaires malades et en bonne santé qui contribuent à la recherche en train de se faire.

Écouter l’épisode 6 des Volontaires de l’Inserm : « On dirait un œuf de pâques… Surveiller le sommeil après la chimio »

Un exercice physique modéré avant la nuit n’empêche pas de bien dormir

Article publié en février 2024

Faire du sport le soir est souvent déconseillé pour ne pas altérer la qualité de son sommeil. Pourtant, des chercheurs ont montré qu’une activité physique modérée pratiquée une heure avant l’endormissement n’affecte que légèrement l’efficacité du sommeil. Avoir une activité physique tardive reste donc une option recevable si c’est le seul moment de la journée disponible pour lutter contre la sédentarité.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont recruté de jeunes adultes en bonne santé. Une heure avant leur coucher, il leur était demandé de pédaler 30 minutes à différentes intensités. Les résultats de cette étude ont été publiés en janvier dans la revue Frontiers in Physiology.

Lire l’actualité sur : https://www.inserm.fr/actualite/un-exercice-physique-modere-avant-la-nuit-nempeche-pas-de-bien-dormir/

Autres contenus clés sur le sommeil :

Le dossier Inserm : « Sommeil : Faire la lumière sur notre activité nocturne », actualisé en novembre 2024

Le dossier Inserm : « Insomnie, Un trouble neurobiologique et psychologique », actualisé en juillet 2024

L’article « C’est quoi ? » Au lit ! – C’est quoi la mélatonine ? 🧠 💤 – avril 2022

Web-émission – Sommeil : quels impacts sur notre santé ?

Mardi 11 mars 2025 à 13h30, rendez-vous sur la chaîne YouTube de l’Inserm pour un nouveau numéro de « 30 minutes Santé » qui sera consacré aux liens entre sommeil et santé. Une émission programmée à l’occasion de la Semaine du Cerveau et la Journée mondiale du sommeil.

Plus d’un Français sur trois n’est pas satisfait de la qualité de son sommeil. À quoi sert le sommeil ? Quel est l’impact de la dette de sommeil sur notre santé ? Quelles sont les clés du bien dormir ? Et pourquoi la science s’intéresse-t-elle à nos rêves ?

 

Journée nationale de l’audition – 13 mars

© Adobe Stock

La journée nationale de l’audition se tiendra partout en France, le jeudi 13 mars 2025. A cette occasion, l’Inserm remet en avant plusieurs contenus récemment publiés sur la thématique.

Un adulte sur 4 concerné par une forme de déficience auditive

Un adulte sur quatre serait concerné par une forme de déficience auditive, selon une étude publiée par des chercheurs de l’Inserm en juin 2022. Ces résultats s’appuient sur des données recueillies auprès de 186 460 volontaires de la cohorte Constances (représentative de la population générale adulte) chez qui la surdité a été mesurée à partir de tests auditifs. La déficience auditive invalidante, plus grave, concernerait quant à elle 4 % des adultes. Cette prévalence varie avec l’âge et en fonction d’autres facteurs (niveau de vie, bruit au travail ou pathologies cardiovasculaires par exemple) qui sont décrits dans l’étude.

Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/en-france-un-adulte-sur-quatre-serait-concerne-par-une-forme-de-deficience-auditive/45458/

Neurosciences : La réalité virtuelle au secours de l’audition

En plongeant de jeunes patients dans un environnement virtuel, une équipe de scientifiques cherche à améliorer leur qualité de vie. Atteints de surdité sévère et équipés d’implants cochléaires, ces enfants ont en effet des difficultés à localiser les sons dans l’espace, en particulier dans un environnement bruyant.

Les chercheurs ont conçu le programme d’entraînement Kid Train : une approche ludique destinée à s’entraîner à localiser les sons. Ceci, grâce à la réalité virtuelle, qui permet de plonger l’utilisateur dans un environnement virtuel avec lequel il peut interagir. Le but : habituer son cerveau à collecter toutes les informations, auditives et visuelles, nécessaires pour déterminer d’où vient le son.

Découvrir le reportage réalisé au sein du laboratoire publié en février 2025 : https://www.inserm.fr/reportage/neurosciences-la-realite-virtuelle-au-secours-de-laudition/

Pour en savoir plus le projet KidTrain, écoutez Chasser les dragons pour rééduquer son audition, un épisode de notre podcast Les volontaires.

Plus de contenus :

Deux études de l’Inserm ont suggéré une association entre la consommation d’édulcorants et un risque accru de cancer et de maladies cardiovasculaires

© Mathilde Touvier/Inserm

Les édulcorants permettent de réduire la teneur en sucre ajouté, ainsi que les calories qui y sont associées, tout en maintenant le goût sucré des produits. De nombreux aliments et boissons (sodas light, yaourts, sucrettes…) contenant des édulcorants sont consommés quotidiennement par des millions de personnes. Cependant, l’innocuité de ces additifs alimentaires fait l’objet de débats, des associations viennent en ce sens de lancer une pétition conjointe visant l’interdiction de l’aspartame, un type d’édulcorant artificiel faible en calories.

Deux études menées par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, publiées en 2022 suggéraient une association entre la consommation d’édulcorants et un risque accru de cancer et de maladies cardiovasculaires.

Pour redécouvrir ces contenus en détail :

La consommation d’édulcorants serait associée à un risque accru de cancer

La consommation d’édulcorants serait associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires

Journée mondiale contre le cancer – 4 février

Cellules cancéreuses du sein, stimulée par la protéine SMYD2.Cellules cancéreuses du sein, stimulée par la protéine SMYD2. © Casanova et al.

La recherche avance contre le cancer. De nombreuses équipes de l’Inserm sont mobilisées pour mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent la maladie, améliorer la qualité de vie des patients et trouver de nouvelles pistes thérapeutiques. Retour sur quelques contenus récemment publiés à l’initiative de nos chercheurs et chercheuses.

 

Des scientifiques identifient des cellules immunitaires à l’origine de cancers

Près d’un cancer sur trois se développe à la suite d’une inflammation chronique, dont l’origine reste incomprise. Dans étude publiée en 2024, des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, du CNRS, de l’université Claude-Bernard Lyon 1 et du Centre Léon Bérard au Centre de recherche en cancérologie de Lyon, ont identifié des lymphocytes impliqués dans les processus inflammatoires et qui seraient en cause dans la génération de ces cancers. Ce travail ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques et de prévention. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Immunology.

Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/des-scientifiques-identifient-des-cellules-immunitaires-a-lorigine-de-cancers/68854/

Cancer du sein : une piste pour bloquer la formation de métastases

Des chercheurs d’une unité Inserm ont découvert un mécanisme moléculaire qui permet aux cellules de cancer du sein de se déplacer et de conduire à la formation de métastases. Les différents rouages de ce processus offrent des opportunités thérapeutiques pour bloquer l’apparition de ces tumeurs secondaires qui posent problème dans la prise en charge des patientes et des patients.

L’étude est publiée dans la revue Cell Discovery.

Lire l’article complet sur le site de l’Inserm

 

Cancer du pancréas : une piste sérieuse pour relancer les défenses antitumorales

Les cancers du pancréas sont parmi les plus redoutables, notamment parce que certaines cellules qui s’y accumulent empêchent l’action antitumorale du système immunitaire. Mais des chercheurs de l’Inserm ont identifié un moyen d’éteindre l’activité de ces dernières. De quoi rétablir nos défenses naturelles contre les cellules cancéreuses

Lire l’article complet sur le site de l’Inserm

 

Autres contenus à retrouver sur nos sites :

https://www.inserm.fr/actualite/infections-severes-un-rempart-contre-le-cancer/

https://presse.inserm.fr/cest-dans-lair/octobre-rose-linserm-poursuit-les-recherches-en-faveur-des-patientes/

Cancers : comprendre pour mieux traiter. Dossier central de notre magazine numéro 55 :  https://www.inserm.fr/magazine/inserm-le-magazine-n55/

Incendies de forêt : quels risques pour la santé ?

flammes © Guido Jansen sur Unsplash© Guido Jansen sur Unsplash

Les feux sauvages contiennent une grande variété de polluants, et leur composition dépend notamment de facteurs tels que le type de végétation, de carburant ou d’équipement urbain et domestique qui a brulé. Les émissions provenant des incendies contiennent de la matière particulaire, des métaux, du monoxyde de carbone, de l’ozone, des composés organiques volatils et des perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS).

Depuis les années 1990, la contribution des feux de forêt à pollution particulaire n’a fait que croître en Europe, et l’on s’attend à ce que cette contribution continue de croître tout au long du 21ème siècle pour représenter une fraction importante des particules fines ambiantes, alors que la fraction de la population qui sera exposée aux fumées de feux va également augmenter.

Les scientifiques estiment que la pollution atmosphérique issue des feux sauvages est substantiellement plus toxique que d’autres sources de pollution (par exemple provenant de la combustion des carburants fossiles) du fait de sa composition. Il est ainsi attendu que la surmortalité liée aux fumées de feux sauvages augmente tout au cours du siècle en Europe, allant jusqu’à doubler.

L’exposition à la fumée des feux sauvages entraîne une réduction de la capacité pulmonaire, une exacerbation des symptômes chez les patients souffrant d’asthme et de bronchopneumopathie chronique obstructive, une augmentation des infections respiratoire (pneumonies), une augmentation des admissions à l’hôpital pour maladies cardiovasculaires (même si certaines études ne retrouvent pas ce résultat), et une augmentation de la mortalité toute cause.

Infection respiratoire aiguë : données générales du réseau Sentinelles de l’Inserm

image décorativeLes médecins du réseau Sentinelles de l’Inserm surveillent le nombre de cas d’« infections respiratoires aiguës » IRA (apparition brutale de fièvre ou sensation de fièvre et de signes respiratoires). Les IRA sont dues à différents virus respiratoires dont le SARS-CoV-2 (Covid-19), les virus grippaux et d’autres virus respiratoires comme le VRS, le rhinovirus, ou le métapneumovirus. La surveillance des IRA a pour objectif le suivi des épidémies dues à ces virus.

Concernant la surveillance clinique : En France métropolitaine, la semaine dernière (2025s01), le taux d’incidence des cas d’infection respiratoire aigue (IRA) vus en consultation de médecine générale a été estimé à 499 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [466 ; 532]). Sous réserve de la consolidation à venir des données, ce taux est en augmentation par rapport à la semaine précédente (données consolidées pour pour 2024s52 : 351 [341 ; 362]).

Les IRA sont dues à différents virus respiratoires comme le SARS-CoV-2 (Covid-19), les virus grippaux, ainsi qu’à d’autres virus respiratoires (VRS, rhinovirus ou métapneumovirus). La surveillance des IRA a pour objectif le suivi des épidémies dues à ces virus. Vous pouvez retrouver le bulletin national de la semaine, actualisé tous les mercredis, sur le site du réseau Sentinelles de l’Inserm.

Grippe :

  • La semaine dernière (2025s01), sous réserve de la consolidation à venir des données, l’incidence des cas de  grippe vus en médecine générale parmi les patients consultant pour une IRA était en légère diminution par rapport à la semaine précédente et se situait toujours à un fort niveau d’activité. La diminution observée devra être confirmée les prochaines semaines, notamment du fait de la rentrée scolaire qui pourrait réactiver la transmission des virus grippaux.
    Les virus grippaux identifies étaient majoritairement de type A(H1N1)pdm09

Covid-19 :

  • La semaine dernière (2025s01), sous réserve de la consolidation a venir des données, l’incidence des cas de Covid-19 vus en médecine générale parmi les patients consultant pour une IRA était stable par rapport a la semaine précédente et se situait  un faible niveau d’activité

Cette surveillance réalisée en collaboration avec Santé publique France, le Centre National de Référence des infections respiratoires (Institut Pasteur et Hospices civils de Lyon) et l’Université de Corse, permet de suivre l’évolution de la pandémie de Covid-19 et des épidémies dues aux autres virus respiratoires (grippe, virus respiratoire syncytial, rhinovirus et métapneumovirus notamment). Elle s’appuie sur l’observation de patients présentant une IRA vus par un médecin généraliste ou un pédiatre.

Retour sur cinq découvertes positives à l’Inserm en 2024

5 avancées Inserm 2024© Inserm

L’Inserm commémorait en 2024 ses 60 ans. Une année marquante pour l’Institut, qui a été par ailleurs couronnée de nouvelles avancées marquantes pour la recherche biomédicale. En ce début d’année, nous vous proposons de revenir sur cinq d’entre elles menées à l’Inserm en 2024.

Le cerveau au rythme du groove ou pourquoi la musique nous donne-t-elle envie de danser ?

Pourquoi certaines musiques nous donnent-elles plus envie de danser que d’autres ?

Des chercheurs de l’Inserm se sont intéressés au « Groove » (l’envie spontanée de danser) et plus spécifiquement aux mécanismes cérébraux impliqués dans l’émergence de cette sensation. Résultat : l’envie de bouger en musique serait maximale pour un rythme présentant un taux intermédiaire de syncope, c’est-à-dire n’étant ni trop simple, ni trop complexe.

Au niveau cérébral, le groove se traduit par une anticipation du tempo de la musique. Plus le rythme est complexe, plus notre cerveau aura du mal à anticiper, et moins nous aurons envie de danser. À l’inverse, si le rythme est trop simple, il est probable qu’il réussisse à nous faire nous lever de nos chaises ! Il faut donc un juste milieu. Des explications plus précises sur ces résultats sont illustrées par ici, dans une vidéo sur notre compte Instagram. Ces travaux ont été publiés dans Science Advances.

https://presse.inserm.fr/le-cerveau-au-rythme-du-groove-ou-pourquoi-la-musique-nous-donne-t-elle-envie-de-danser/68138/

Une valve créée à partir de collagène humain ouvre de nouvelles pistes pour le traitement d’une maladie cardiaque pédiatrique.

La tétralogie de Fallot est une malformation cardiaque congénitale qui concerne une naissance sur 4 000. Cette anomalie peut être corrigée grâce à une chirurgie : cela implique d’enlever la valve pulmonaire, qui doit alors être reconstruite, soit à l’aide de membranes synthétiques ou grâce à des feuillets dits « biologiques » faits à partir de tissu animal traité chimiquement. Le problème est que ces valves de substitution ne sont pas conçues pour accompagner la croissance et le changement de morphologie du patient au cours du temps.

À Bordeaux, l’équipe menée par le chercheur Inserm Fabien Kawecki a mis au point une valve pulmonaire biologique de « nouvelle génération », conçue à partir de feuillets riches en collagène, qui sont produits par des cellules. Cette valve a montré sa résistance sur un cœur bioartificiel, ainsi que sur l’animal. Ces résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.

Si les prochains résultats sont concluants, des essais cliniques pourraient être envisagés à plus long terme.

https://presse.inserm.fr/une-valve-creee-a-partir-de-collagene-humain-ouvre-de-nouvelles-pistes-pour-le-traitement-dune-maladie-cardiaque-pediatrique/68714/

L’hepcidine, hormone du fer dans la peau : nouvelle cible dans le traitement du psoriasis ?

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par une multiplication rapide et excessive des cellules de la peau. Si la recherche progresse et que certains traitements peuvent déjà améliorer le quotidien des patients, cette pathologie demeure toujours incurable. L’équipe menée par Carole Peyssonnaux, directrice de recherche Inserm, a montré qu’une hormone qui régule le fer dans l’organisme, appelée hepcidine, est produite par la peau des patients et est essentielle pour déclencher le psoriasis.

Cette découverte ouvre de nouvelles pistes de traitement. Des médicaments bloquant l’action de l’hepcidine pourraient en effet être une alternative thérapeutique dans le psoriasis. Ces résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications.

https://presse.inserm.fr/lhepcidine-hormone-du-fer-dans-la-peau-nouvelle-cible-dans-le-traitement-du-psoriasis/68920/

Un traitement de Parkinson pourrait retarder la progression d’une des formes de la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans. Améliorer l’offre thérapeutique pour les patients est un enjeu de taille pour la recherche.

Dans une étude publiée dans The Journal of Clinical Investigation, des chercheurs de l’Inserm ont montré que la L-Dopa, médicament de la famille des dopaminergiques utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson, active un récepteur spécifique du cerveau, appelé DRD2. Cette activation du DRD2 bloque la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans l’œil, un processus clé dans le développement d’une des formes de DMLA.

Même si des études cliniques plus approfondies seront nécessaires pour confirmer ces résultats, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives encourageantes, offrant l’espoir d’un traitement plus efficace et moins contraignant pour les patients.

https://presse.inserm.fr/un-traitement-de-parkinson-pourrait-retarder-la-progression-dune-des-formes-de-la-dmla/68941/

Premiers résultats de la grande enquête nationale « Contexte des sexualités en France 2023 »

L’année 2024 a été marquée par la présentation des premiers résultats de l’enquête « Contexte des sexualités en France 2023 », une enquête de l’Inserm, financée par l’ANRS-Maladies infectieuses émergentes. Résultat de 5 années de travail scientifique, cette enquête se fonde sur une méthodologie robuste de collecte et d’analyse de données recueillies auprès de 31 518 personnes interrogées par téléphone et via des questionnaires.

Les premiers résultats éclairent ce que l’on pourrait qualifier de « paradoxe contemporain de la sexualité ». Celui-ci se caractérise par une plus grande diversité des pratiques en même temps qu’une moindre intensité de l’activité sexuelle avec une ou un partenaire. La diversification de l’activité sexuelle est par exemple visible à travers l’augmentation du nombre de partenaires de sexe opposé ou de même sexe, la prolongation de l’activité sexuelle aux âges avancés, ou l’extension des répertoires sexuels, notamment la masturbation. Tous les résultats sont à consulter ici.

La dernière enquête sur le sujet produit par l’équipe scientifique datait de 2006.

Noël 2024 : beaucoup de fausses informations sur l’alimentation

Noël, c’est aussi la période des grands repas de famille, et le sujet de l’alimentation se retrouve souvent au cœur de discussions animées. © Photo de Charlotte Cowell sur Unsplash

Entre injonctions contradictoires (« il faut faire des cures détox » mais aussi « venez déguster les meilleurs chocolats de Noël ») et anecdotes fantaisistes (« buvez du champagne pour une meilleure santé cérébrale »), les idées fausses en santé sont fréquentes à l’approche des fêtes de fin d’année.

D’autant plus quand on sait que Noël, c’est aussi la période des grands repas de famille, et que le sujet de l’alimentation se retrouve souvent au cœur de discussions animées pouvant être propices à la diffusion d’idées reçues.

Pour l’occasion, l’Inserm vous propose de redécouvrir quelques-uns de ces articles Canal Détox phares, au sujet de nos consommations alimentaires. 

 

Manger du chocolat pour rester en bonne santé, vraiment?

Les Français, qui sont parmi les 6 plus gros consommateurs de chocolat au monde, avec 3 millions de tablettes avalées chaque jour… entre autres. Au moment des fêtes, cette douceur se retrouve aussi bien dans les calendriers de l’Avent que sur la table du réveillon.

Si on se fie à tout ce qu’on lit, le chocolat est bourré de vertus : anti-stress, antivieillissement, anti-déprime et même anti-cheveux blancs ! Mais qu’en est-il réellement ? Le chocolat est-il une arme efficace pour lutter contre le stress ? Le chocolat noir est-il meilleur que le chocolat au lait ? Et fait-il vraiment grossir ? 

Canal Détox coupe court aux fausses infos dans une vidéo à consulter ici : https://presse.inserm.fr/canal-detox/le-chocolat-cest-bon-pour-la-sante-vraiment/

 

Boire du champagne, c’est bon pour le cerveau ?

Ah le champagne… la boisson des fêtes par excellence !

De nombreux articles se penchent sur les effets à long terme sur l’organisme d’une consommation élevée de boissons alcoolisées. Certains sujets sont aussi consacrés à la consommation de boissons festives, comme le champagne, sur la santé cardiovasculaire et neurologique. Une étude datant de 2013 est d’ailleurs souvent largement relayée au moment de Noël pour suggérer que le champagne aurait des effets bénéfiques sur le cerveau… mais cette publication comprend de nombreuses limites méthodologiques qui permettent de remettre en question les résultats.

Découvrez lesquelles, dans notre Canal Détox sur le sujet : https://presse.inserm.fr/canal-detox/des-effets-benefiques-du-champagne-sur-le-cerveau-vraiment/

 

Éviter le gluten pour un intestin plus zen ?

Depuis plusieurs années, les rayonnages regorgent de produits estampillés « sans gluten », offrant aux consommateurs la promesse d’une digestion facile et d’un regain d’énergie. Au moment de préparer les repas de fin d’année, de nombreuses personnes optent pour intégrer ce type d’options au menu.

Mais le gluten est-il vraiment si difficile à digérer ? De quoi parle-t-on quand on parle d’intolérance ? Qui a réellement besoin de l’exclure entièrement de son alimentation ? Et fait-on face à une épidémie d’intolérance au gluten ?

On répond dans ce Canal Détox : https://presse.inserm.fr/canal-detox/eliminer-le-gluten-pour-un-intestin-plus-zen-vraiment/ et dans notre dernière émission 30 minutes Santé.

 

Le « gras c’est la vie » : les régimes gras favorisent-ils la santé ?

Couplée à la sédentarité et au manque d’activité physique, une surconsommation d’aliments riches en graisses saturées serait néfaste pour notre santé et associée à de nombreuses maladies, notamment cardiovasculaires. A rebours de ces messages, certains articles en ligne vantent les bienfaits de certains aliments gras, encensant tout particulièrement la fameuse huile d’olive du régime méditerranéen ou encore le régime « cétogène ».

Alors comment s’y retrouver ? Tous les types de gras ont-ils le même impact sur la santé ? Que penser des régimes qui font la part belle au gras ? Et, à choisir, faut-il privilégier les aliments gras ou s’en passer ?

Quelques éléments de réponse ici : https://presse.inserm.fr/canal-detox/les-regimes-gras-bons-pour-la-sante-vraiment/

 

Et quand les fêtes sont finies… faut-il faire une cure détox pour être au top ?

Entre Noël, le jour de l’an et les repas à répétition, les fêtes de fin d’année sont une période intense pour notre organisme. Celui-ci carbure à plein régime et produit, nous dit-on, une multitude de « toxines ». Selon certains articles publiés sur internet, il existerait mille et une astuces pour débarrasser notre organisme de toutes ces « toxines » ou déchets que l’on aurait accumulé. Mais peut-on vraiment compter sur des aliments miracles pour nous décrasser ? Les tisanes de millepertuis fonctionnent-elles pour éliminer les « toxines » de notre organisme ? Et jeûner quelques jours après un excès permet-il réellement de remettre les compteurs à zéro ?

Faites le point sur ces questions dans notre Canal Détox dédié au sujet: https://presse.inserm.fr/canal-detox/une-cure-de-detox-pour-etre-au-top-apres-les-fetes-vraiment/

Journée mondiale du Sida 2024 : les dernières recherche à l’Inserm

VIHLe 1er décembre a lieu la Journée mondiale du Sida. © Adobe Stock

Le 1er décembre a lieu la Journée mondiale du Sida, une occasion de sensibiliser le public aux enjeux de la lutte contre le VIH et le Sida, ainsi qu’aux progrès scientifiques réalisés contre cette épidémie. Bien que des avancées importantes aient été faites au cours des dernières décennies, le VIH reste un problème majeur de santé publique : on estimait à 39,0 millions le nombre de personnes vivant avec le virus à la fin de 2022 (selon l’OMS). Pour faire le point, nous avons sélectionné pour vous quelques contenus récents publiés sur nos plateformes qui mettent bien en lumière les recherches menées au sein de l’Inserm.

Pour mieux comprendre le virus, mais aussi savoir où en est la recherche, n’hésitez pas à consulter le dossier Sida et VIH, actualisé en 2024 et écrit en collaboration avec l’ANRS-MIE.

Sida et VIH, À quand la guérison ? : https://www.inserm.fr/dossier/sida-et-vih/Nos autres actualités :

Le VIH change de cible cellulaire au stade avancé de l’infection

Le VIH se dissémine dans l’organisme en infectant des lymphocytes T CD4 différents, en fonction du stade de l’infection. Une équipe Inserm vient de décrire le profil des lymphocytes qui sont infectés au stade tardif de la maladie, quand l’immunodéficience engage le pronostic vital du patient. Cibler les marqueurs qui  caractérisent ces lymphocytes pourrait faciliter leur élimination et freiner la réplication virale.

Lire l’actualité sur : https://www.inserm.fr/actualite/le-vih-change-de-cible-cellulaire-au-stade-avance-de-linfection/

Découverte d’un rajeunissement des lymphocytes T CD8+ après 20 ans de traitement de l’infection par le VIH

L’objectif de l’élimination du VIH chez les personnes vivant avec le virus est d’atteindre une guérison durable et sans traitement. L’une des stratégies pour éradiquer le virus consiste à stimuler les réponses immunitaires, notamment celles médiées par les lymphocytes cytotoxiques CD8+. Une étude soutenue par l’ANRS MIE et menée par des équipes de l’Inserm, de l’université de Bordeaux et du CNRS (ImmunoConcEpT), a examiné l’évolution des lymphocytes T CD8+ après plusieurs décennies de traitement antirétroviral chez des personnes vivant avec le VIH. Contrairement à ce que les scientifiques attendaient, les résultats montrent qu’il y a un renouvellement des cellules T CD8+, suggérant une capacité du système immunitaire à générer de nouvelles réponses. Les résultats de ces travaux viennent de paraître dans la revue Nature Immunology.

Lire le communiqué de presse sur : https://presse.inserm.fr/decouverte-dun-rajeunissement-des-lymphocytes-t-cd8-apres-20-ans-de-traitement-de-linfection-par-le-vih/68894/

Écouter ou réécouter l’épisode numéro 2 du podcast de l’Inserm Les Volontaires, le podcast de l’Inserm avec les citoyennes et les citoyens qui font avancer la recherche médicale.

« La militante trans de la prévention du VIH » est l’épisode 02 de la saison 1 des Volontaires, le podcast de l’Inserm avec les citoyennes et les citoyens qui font avancer la recherche médicale.

Quelles sont les vulnérabilités et les conditions de vie en France des personnes transgenres vivant avec le VIH ? C’est pour répondre à cette question que Giovanna, militante associative à Paris, s’est tournée vers le Sesstim, un laboratoire marseillais Inserm spécialisé en sciences humaines et sociale. Ensemble, ils ont lancé l’étude Trans&VIH. Sa particularité : chercheurs et personnes trans séropositives ont collaboré à toutes les étapes du projet. Dans ce podcast de l’Inserm, Giovanna confie à Chandrou Koumar, journaliste et docteur en neurosciences, son parcours de volontaire et sa fierté de contribuer à une recherche utile à toutes et tous.

L’épisode est disponible sur Apple PodcastAudibleDeezerSpotifyYouTube et partout où vous avez l’habitude d’écouter vos podcasts.

Journée mondiale du diabète : un point sur les avancées récentes

main d'homme diabétique effectuant un test de glycémie au doigt©  Fotalia

En 2024, plusieurs articles ont été publiés sur le site de l’Inserm sur la thématique du diabète, faisant état d’avancées importantes. Ces dernières illustrent la diversité des approches dans la lutte contre le diabète, allant de la compréhension des mécanismes et facteurs de risque au développement de nouvelles méthodes de suivi des patients.

Un dysfonctionnement hormonal spécifique associé au développement du diabète de type 2

Une équipe de recherche Inserm vient de publier dans la revue Science Advances une étude qui ouvre des perspectives intéressantes pour identifier des nouvelles approches de prévention du diabète de type 2 (DT2). Des études avaient déjà démontré que les patients obèses et les patients atteints de DT2 présentent de faibles taux circulants de l’hormone cardiaque natriurétique auriculaire (ANP).

Partant de ce constat, les chercheurs menés par Cédric Moro, directeur de recherche à l’Inserm, ont mis en évidence qu’une réduction de l’activité de l’ANP dans l’organisme, et plus spécifiquement dans le muscle squelettique, cause une résistance à l’insuline et un prédiabète, première étape vers le diabète de type 2.

C’est la première fois que ce dysfonctionnement hormonal spécifique est identifié comme ayant un lien avec le développement du DT2.

Diabète : découverte de nouveaux liens entre le diabète de type 2 et le cancer du pancréas

Une étude menée par des scientifiques de l’Inserm, publiée dans la revue Diabetes, révèle comment le diabète de type 2 peut provoquer des changements épigénétiques menant au cancer du pancréas. Cette recherche offre de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de l’un des cancers les plus agressifs.

Lire l’article complet : Diabète : découverte de nouveaux liens entre le diabète de type 2 et le cancer du pancréas

La consommation de certains additifs alimentaires émulsifiants serait associée à un risque accru de diabète de type 2

Les émulsifiants sont parmi les additifs les plus fréquemment utilisés par l’industrie agroalimentaire. Leur usage vise à améliorer la texture des produits tout en prolongeant leur durée de conservation. Des chercheurs et des chercheuses de l’Inserm ont entrepris d’étudier les possibles liens entre les habitudes d’apports alimentaires en additifs émulsifiants et la survenue de diabète de type 2 entre 2009 et 2023. Ils ont analysé les données de santé de 104 139 adultes participant à l’étude de cohorte française NutriNet-Santé, en évaluant spécifiquement leur consommation de ce type d’additifs grâce à des enquêtes alimentaires tous les 6 mois. Les résultats de cette recherche suggèrent une association entre l’ingestion chronique de certains additifs émulsifiants et un risque accru de diabète. Ils sont publiés dans la revue Lancet Diabetes & Endocrinology.

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Octobre Rose : l’Inserm poursuit les recherches en faveur des patientes

cancer du sein

Le mois « Octobre Rose » est consacré à sensibiliser au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Si depuis quelques années la mortalité liée au cancer du sein diminue, l’incidence continue d’augmenter. Le cancer du sein représente un tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme et la première cause de décès par cancer chez la femme. À l’Inserm, de nombreuses équipes de recherche sont mobilisées pour mieux comprendre la maladie et améliorer son diagnostic mais aussi pour offrir aux patientes un meilleur suivi sur le long terme. L’Institut est également sur tous les fronts pour mieux communiquer autour de cette maladie auprès du public.

 

Une étude sur les inégalités sociales

Dans le domaine de la santé, les inégalités peuvent apparaître à tous les niveaux chez les femmes atteintes d’un cancer du sein : prévention, dépistage, diagnostic, traitement et survie. Mais qu’en est-il de leur qualité de vie ? En suivant pendant 2 ans près de 6000 patientes, une équipe franco-suisse de l’Inserm, de l’Université de Genève (UNIGE), des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), et de Gustave Roussy montre que leur statut socio-économique a un impact majeur et durable sur l’évolution de la maladie, en dépit d’une prise en charge médicale identique. Ces résultats à lire dans le Journal of Clinical Oncology, appellent à une meilleure prise en compte des déterminants socio-économiques dans les programmes de soutien aux femmes atteintes d’un cancer du sein.

Lire le communiqué de presse : Après un cancer du sein, les inégalités sociales se creusent

 

Un podcast pour mettre la recherche à l’honneur

Insomnie, réveil précoce, sommeil léger… Pourquoi les femmes atteintes d’un cancer du sein et sous chimiothérapie ont-elles des troubles du sommeil ? Quel est leur impact sur le fonctionnement de leur cerveau et leur mémoire ? Comment y remédier par un traitement non médicamenteux ? Ces questions sont au cœur du projet Icansleep mené à Caen et font l’objet de l’épisode 6 de la série de podcast « Les Volontaires » proposée par l’Inserm sur toutes les plateformes d’écoute.

 

Une série sur la santé des femmes

Dans le cadre de son travail de lutte contre les fausses informations, l’Inserm publie une nouvelle série d’articles pour sa rubrique Canal Détox. L’occasion de déconstruire dans ce texte une rumeur qui continue encore aujourd’hui de se diffuser en ligne : l’idée fausse selon laquelle le soutien-gorge pourrait être responsable du développement de certains cas de cancers du sein.

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