Menu

Recherche participative Science à la pelle : trouver des médicaments sous nos pieds

 

Projet « Science à la pelle » ©Marguerite Benony

 

Les chercheurs analyseront tous les prélèvements reçus et présenteront aux participants les résultats de leurs recherches, à la fin de l’opération qui se termine fin août.

Ce projet de recherche participative permettra aussi d’aborder des sujets comme les liens entre santé et biodiversité et d’observer la fabuleuse variété du vivant qui vit dans les sols.

 

Consulter notre communiqué de presse sur la salle de presse de l’Inserm.

 

Journée mondiale de la sclérose en plaques

Sclérose en plaques ©Inserm/RIEGER F

Le 30 mai a lieu la journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP).

La campagne de 2019 s’intitule « Ma SEP invisible », axée sur le thème de la visibilité de la maladie.

La SEP est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Elle entraîne une destruction progressive de la gaine de la myéline entourant les neurones, indispensable à leur protection et à la transmission de l’influx nerveux, ce qui génère des perturbations motrices, sensitives et cognitives.

Des équipes de l’Inserm sont mobilisées pour faire avancer la recherche sur cette maladie.

A l’heure actuelle, l’imagerie IRM est largement utilisée pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de sclérose en plaques. Cependant, il n’existe pas d’outil d’imagerie pouvant prédire l’apparition des poussées.

Néanmoins, les chercheurs de l’équipe « SpPrIng » dirigée par Fabian Docagne au sein de l’unité Inserm U1237 de Caen, ont développé une méthode d’IRM qui permet de suivre dans l’espace et dans le temps l’évolution de la maladie chez des souris présentant un modèle de sclérose en plaques. Pour cela, ils ont utilisé un outil constitué de billes de fer détectables par IRM se fixant sur les molécules d’adhésion.  

La capacité à réparer la myéline efficacement, est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie. Comprendre pourquoi et comment certains patients parviennent à mieux gérer la maladie que d’autres est essentiel.

17 mai 2019: journée mondiale contre l’hypertension artérielle

©Inserm/Depardieu, Michel . Prise de la tension artérielle chez un patient, brassard de tension.

Un adulte sur trois dans le monde est hypertendu et la proportion augmente avec l’âge: elle est de 10% entre 20 et 39 ans et de 50% entre 50 et 59 ans.

L’hypertension, si elle n’est pas traitée,  peut provoquer la cécité, une arythmie cardiaque ou une insuffisance cardiaque.

Les chercheurs de l’Inserm s’emploient à découvrir de nouveaux traitements ou améliorer le dépistage de cette pathologie.

Dimanche 12 mai 2019 : Journée mondiale de la fibromyalgie

Centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Ambroise Paré

©Inserm/ Delapierre, Patrick – Réglette permettant au patient d’auto-évaluer sa douleur.

26 ème journée mondiale de la fibromyalgie

Reconnue comme une maladie rhumatismale par l’OMS en 1992, la fibromyalgie se caractérise par des douleurs diffuses persistantes, chroniques et multiples, ayant un effet sur les capacités fonctionnelles, variables selon les personnes et dans le temps.

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), entre 1,4% et 2,2% de Français, dont plus de 80% de femmes, en seraient atteints.

Ces personnes souffrent très fréquemment de fatigue chronique, de troubles de la cognition, de l’attention et du sommeil et de perturbations émotionnelles. Ces symptômes associés à la douleur chronique ont des répercussions sur les activités de la vie quotidienne, avec notamment des difficultés à se maintenir dans l’emploi et des incidences sur la vie familiale et sociale, pouvant conduire à la dépression.

Maladie difficile à diagnostiquer, elle a fait l’objet de nombreuses tentatives thérapeutiques, tant pharmacologiques que non médicamenteuses.

Une Expertise Collective de l’Inserm sur la fibromyalgie, commanditée par la Direction Générale de la Santé, est en cours de réalisation. Les résultats seront publiés d’ici la fin de l’année.

Mobilisés pour améliorer le diagnostic de cette maladie ainsi que la prise en charge de la douleur chronique, les chercheurs Inserm sont disponibles pour répondre à vos questions.

Retrouvez les dernières actualités sur la salle de presse publiées sur ce thème :

« Une piste innovante pour combattre la douleur chronique », publié le 12/03/2018

Lire l’article « Fibromyalgie, l’invisible douleur », paru dans Science&Santé (N°35, mars-avril 2017).

Mardi 7 mai 2019: Journée mondiale de l’asthme

Exploration fonctionnelle respiratoire ©Inserm/Latron, Patrice

2019 marque les 20 ans de l’édition française de la Journée Mondiale de l’Asthme.

Maladie chronique inflammatoire, l’asthme résulte le plus souvent de l’association d’une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux tels que les allergènes (moisissures, acariens, pollens), la fumée du tabac ou encore la pollution de l’air.

Lors d’une crise, la paroi des bronches se gonfle, ce qui entraîne un rétrécissement de leur diamètre et provoque des difficultés respiratoires, accompagnées de sifflements.[1]

La journée mondiale de l’asthme, qui se tiendra mardi 7 mai, s’articule cette année autour du thème « L’asthme et ses proches. On a tous un rôle à jouer», afin de sensibiliser, en particulier, l’entourage familial et professionnel des adultes asthmatiques pour arriver à une meilleure compréhension la maladie et ses traitements.

Souvent banalisé, l’asthme fait encore 900 morts par an en France.

[1] Pour plus de détails, consultez le dossier d’information Inserm sur la thématique.

Paludisme de la femme enceinte : la recherche à l’Inserm avance

 

©Adobestock

Le paludisme de la femme enceinte est lié à l’accumulation massive de globules rouges infectés par Plasmodium falciparum (IE) au niveau placentaire entraînant l’anémie et l’hypertension maternelles ainsi que des avortements et fausses couches spontanés, des accouchements prématurés et des retards de croissance intra-utérin engendrant une insuffisance pondérale à la naissance associée à une mortalité infantile importante.

Le développement d’un vaccin baptisé PRIMVAC qui protégerait les femmes enceintes contre le paludisme placentaire est en cours à l’Inserm.  Sa fabrication selon les bonnes pratiques de fabrication était un préalable nécessaire pour envisager une production à large échelle et son utilisation en essai clinique chez la femme. A cet effet, d’importants procédés de développement ont été entrepris par l’équipe Inserm du Dr Benoît Gamain qui ont réussi à produire de nombreuses doses de vaccin PRIMVAC conforment à la réglementation en vigueur. PRIMVAC s’est révélé stable stocké à -20 °C et n’a présenté aucune toxicité chez le rat tout en générant des anticorps fonctionnels capables de reconnaître les globules rouges infectés par différentes souches de Plasmodium falciparum.

Ces travaux ont ouvert la voie au développement clinique d’un vaccin facilement extensible et peu coûteux qui pourrait protéger contre le paludisme placentaire et prévenir environ 10 000 décès maternels et 200 000 décès infantiles par an.

Les premiers résultats de sécurité et d’efficacité de l’essai clinique lancé en 2016 chez des femmes en France et au Burkina-Faso devraient faire l’objet d’une publication dans les prochains mois.

Monde : 1 décès sur 5 lié à une mauvaise alimentation

Selon un article publié dans The Lancet et relayé par plusieurs médias, en 2017, 11 millions de décès et 255 millions de vies en bonne santé écourtées étaient attribuables à des facteurs de risque alimentaires. Un apport élevé en sel, un faible apport en céréales complètes et un faible apport en fruits sont les principaux excès et carences relevés par l’étude.

A l’Inserm, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (à l’origine notamment de la mise en place du Nutriscore) s’intéresse de près aux conséquences de l’alimentation sur la santé.

Pour en savoir plus : Mathilde Touvier, directrice de recherche Inserm rf.31sirap-vinu.hbms.nere@reivuot.m

Journée internationale d’action pour la santé des femmes

Le 28 Mai a lieu la journée internationale d’action pour la santé des femmes. L’occasion pour l’Inserm de revenir sur la spécificité du genre féminin dans le domaine de la santé et sur les recherches qui y sont associées.

Unsplash photos

 

Dans sa dimension corporelle, la singularité du genre féminin se traduit par des pathologies spécifiques, mais aussi par des réactions immunitaires et des symptômes différents de ceux observés chez les hommes.

Endométriose : la chirurgie n’est plus le traitement de référence

L’endométriose est une maladie gynécologique fréquente qui concerne une femme sur dix. Le traitement le plus indiqué est la prise d’un contraceptif hormonal en continu, qui va permettre de bloquer les fonctions ovariennes et de réduire les douleurs liées à cette pathologie. Ce traitement médicamenteux, comme pour un usage contraceptif traditionnel, doit être adapté au cas de chaque patiente.

L’endométriose est souvent associée à une moins bonne fertilité chez la femme. Dans le cas où la patiente désire une grossesse et qu’elle ne survient pas de manière naturelle, elle peut bénéficier d’une aide médicale à la procréation (AMP ou PMA). Une opération chirurgicale des lésions d’endométriose n’est indiquée que lorsque ces deux moyens se révèlent inefficaces. Par ailleurs cette opération est très invalidante et n’agit pas sur les origines de la pathologie, de sorte que la maladie et les douleurs associés peuvent revenir à moyen ou long terme.

Il ne faut pas oublier qu’avant d’envisager un traitement, la maladie doit d’abord être diagnostiquée. En France, l’endométriose met en moyenne entre 7 et 10 ans à l’être.

Retrouvez ici le point de l’Inserm sur les recherches liées à l’endométriose.

Tampons et choc toxique : des chercheurs de l’Inserm éclairent les usages à éviter

Sur chaque boîte de tampons, le terme fait frémir. En le lisant, nous prions pour ne pas faire partie de celles qui en seront victime. Néanmoins le choc toxique n’est pas qu’une histoire de chance ou de malchance. Dans une étude parue en juin 2020 menée par le Pr Gérard Lina, les chercheurs ont identifié trois comportements à éviter : le fait de porter un tampon pendant plus de 6 heures (contrairement aux 8h recommandées), de le porter pendant la nuit, et de ne pas suivre correctement les instructions sur la notice.

Par ailleurs, il est recommandé de privilégier les tampons en coton de fibres de cellulose.

Retrouvez tous les conseils dans la vidéo pédagogique de l’Inserm

 

Covid-19 : la réponse immunitaire est plus performante chez les femmes

Une étude menée par Samira Fafi-Kremer de l’Inserm et Olivier Schwartz de l’Institut Pasteur a montré que les taux d’anticorps développés par les femmes dans les mois qui suivaient une infection au SARS-CoV-2 étaient plus stable que celui des hommes. Cela s’explique notamment par le fait qu’une grande partie des gènes de l’immunité se situent sur le chromosome X, que les femmes ont en deux exemplaires. Cette découverte implique que la stratégie vaccinale pourrait être différente pour les hommes et les femmes. Globalement, les femmes ont une réponse immunitaire plus importante que celle des hommes, ce qui leur permet d’être moins sensibles aux maladies infectieuses et d’être plus réceptives aux vaccins. Mais cette forte réactivité les rend aussi plus vulnérables aux maladies auto-immunes.

 

VIH : les femmes présentent moins de symptômes d’infection aiguë

Des  chercheurs de l’Inserm et de l’ANRS ont observé chez des patients en phase aiguë de l’infection que les femmes avaient une charge virale moins importante. Cela s’explique par deux phénomènes génétiques : d’une part, le récepteur TLR7 (chargé de l’envoi de sentinelles immunitaires) se situe au niveau du chromosome X, que les femmes ont en deux exemplaires contrairement aux hommes. D’autre part cette immunité est renforcée chez certaines femmes porteuses de l’allèle T en deux exemplaires, qui ont une charge virale nettement moins importante par rapport aux femmes non porteuses de l’allèle T.

 

Dans sa dimension sociale, la singularité du genre féminin se traduit aussi par des inégalités qui rejaillissent sur la santé physique et psychique.

 

 

Infarctus du myocarde : les représentations sociales à l’origine d’un sous-diagnostic

Il arrive fréquemment qu’une sensation de douleur ou d’oppression dans la poitrine chez les femmes soient associées à des facteurs psychologiques comme le stress ou l’anxiété. Pourtant, il s’agit d’un des principaux symptômes de l’infarctus du myocarde, trop souvent sous-diagnostiqué chez les femmes. Ainsi, selon l’Inserm 56% des femmes meurent d’un infarctus contre 46% seulement chez les hommes. Cet écart peut s’expliquer notamment par la représentation sociale que nous avons de l’infarctus : on le considère encore comme une maladie masculine, incarnée par un homme d’âge mûr stressé au travail. De plus, les symptômes de l’infarctus chez les hommes sont souvent considérés comme les symptômes de références, alors qu’ils se manifestent parfois différemment chez les femmes.

Visionnez la vidéo de l’Inserm sur les clichés liés aux maladies cardiovasculaires

 

L’accès progressif des femmes à l’éducation associé à la diminution des cas de démence

La chercheuse Inserm Séverine Sabia et l’équipe EpiAgeing du Centre de recherche épidémiologique et statistiques ont observé que les femmes nées dans les années 40 et 50 développaient plus fréquemment des formes de démence. Ce phénomène pourrait en partie s’expliquer par les inégalités d’accès à l’éducation entre les hommes et les femmes jusqu’à cette période. Au contraire, au cours des dernières générations, certaines capacités cognitives des femmes se sont améliorées, en lien avec un meilleur accès aux études supérieures.

Les femmes enceintes aussi victimes de violence

En France, 2 femmes sur 100 subissent des violences pendant leur grossesse. En s’appuyant sur les données recueillies lors de l’Enquête Nationale Périnatale de 2016, les chercheurs de l’équipe EPOPé (Inserm et Université de Paris) ont identifié des facteurs sociaux qui favoriseraient les cas d’abus et de violences : la fréquence des violences est notamment plus élevée pour les femmes vivant dans les ménages aux revenus moins élevé. Ils ont également identifié les impacts de ces abus : 62% des femmes enceintes ayant subi des violences ont été en situation de détresse psychologique contre 24% pour les autres femmes. Du côté des nouveau-nés, un lien a été établi entre violences et naissances nécessitant le transfert de l’enfant en soin intensifs.

Retrouvez le communiqué de presse dans son intégralité

Depuis plusieurs années, des chercheurs et chercheuses de l’Inserm articulent la question du genre à celle de la santé. Cette démarche s’incarne notamment à travers le Comité d’Ethique qui comprend des chercheuses spécialisées sur ces problématiques, parmi elles Catherine Vidal, Jennifer Merchant, Emilie Counil et Catherine Bourgain.

Changement d’heure, qu’en disent les chercheurs Inserm ?

Un changement d’heure, comme le passage à l’heure d’été impacte notre rythme biologique basé sur un cycle de 24 heures. Si pour la plupart des gens, ce passage à l’heure d’été n’aura que pas ou peu de conséquences visibles, troubler ce rythme peut avoir des effets aussi bien sur le sommeil que sur le métabolisme, le fonctionnement du système cardiovasculaire, du système immunitaire… 

Les dernières avancées de l’Inserm sur le sujet :

  • En mars 2019, les résultats d’une nouvelle étude publiée par Claude Gronfier, neurobiologiste à l’Inserm et son équipe basée au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, a permis de démonter que le temps que mettent nos différents organes vitaux (cœur et cerveau notamment) pour détecter puis adapter leur fonctionnement à un changement de lumière dans l’environnement est inférieure à 5 minutes. Le fait que l’exposition à la lumière – même de faible intensité – provoque des réactions quasi instantanées, pourrait contribuer à améliorer les protocoles de photothérapie des troubles de l’humeur et du sommeil. Ces travaux ont été publiés dans la revue Frontiers in Neurosciences et dans le Journal of Pineal Research.
  • En Décembre 2018, des chercheurs français ont réalisé les premiers films de l’ensemble du cerveau du rat pendant son sommeil grâce à une technique innovante d’imagerie par ultrasons afin de répondre à la question : Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous dormons ? Ces résultats ont été obtenus dans des laboratoires communs à l’Inserm, l’ESPCI Paris, au CNRS, et à Sorbonne Université. Publiés dans Nature Communications, ils permettent de redéfinir cette période comme une phase d’hyper-synchronisation cérébrale, caractérisée par des pics massifs de débit sanguin, en particulier dans l’hippocampe. 
  • En février 2018, une équipe de chercheurs de l’Inserm dirigée par Howard Cooper (Unité Inserm 1208 ” Institut cellule souche et cerveau”) en collaboration avec des collègues américains ont fournit pour la première fois une cartographie inédite de l’expression des gènes, organe par organe, et selon le moment de la journée ; un travail colossal commencé il y a dix ans et qui a nécessité deux ans d’analyse. Ces résultats publiés dans Science montrent combien il est important de tenir compte de l’horloge biologique pour administrer les médicaments au bon moment afin d’améliorer leur efficacité et d’en réduire les effets indésirables. 

    Consultez nos dernières actualités sur la thématique :

    [/complement]

Webinaire, destiné aux journalistes, sur la résistance aux antibiotiques

L’European Joint Action on Antimicrobial Resistance and Healthcare-Associated Infections (EU-JAMRAI), un des partenaires européens, que coordonne l’Inserm, organise un Webinaire destiné aux journalistes le 26 mars prochain et c’est Marie Cécile Ploy, directrice d’unité Inserm qui coordonne cette Joint Action.

Vendredi 22 Mars : journée nationale du sommeil

Selon Joëlle Adrien, chercheuse Inserm et présidente de l’institut national du sommeil et de la vigilance, on observe qu’en 30 ans la durée du sommeil s’est réduite, notamment chez les enfants et les adolescents qui sont souvent en manque de sommeil sévère.

Parce que le sommeil influence la santé et les risques d’accidents, il est essentiel de comprendre ce qui en détermine précisément la qualité ou la durée.

Avec l’essor des neurosciences, les progrès s’accélèrent. De quoi affirmer, encore plus fermement, l’importance d’une bonne nuit de sommeil.

Les dernières avancées de l’Inserm sur le sujet :

  • En mars 2019, les résultats d’une nouvelle étude publiée par Claude Gronfier, neurobiologiste à l’Inserm et son équipe basée au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, a permis de démonter que le temps que mettent nos différents organes vitaux (cœur et cerveau notamment) pour détecter puis adapter leur fonctionnement à un changement de lumière dans l’environnement est inférieure à 5 minutes. Le fait que l’exposition à la lumière – même de faible intensité – provoque des réactions quasi instantanées, pourrait contribuer à améliorer les protocoles de photothérapie des troubles de l’humeur et du sommeil. Ces travaux ont été publiés dans la revue Frontiers in Neurosciences et dans le Journal of Pineal Research.
  • En Décembre 2018, des chercheurs français ont réalisé les premiers films de l’ensemble du cerveau du rat pendant son sommeil grâce à une technique innovante d’imagerie par ultrasons afin de répondre à la question : Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous dormons ? Ces résultats ont été obtenus dans des laboratoires communs à l’Inserm, l’ESPCI Paris, au CNRS, et à Sorbonne Université. Publiés dans Nature Communications, ils permettent de redéfinir cette période comme une phase d’hyper-synchronisation cérébrale, caractérisée par des pics massifs de débit sanguin, en particulier dans l’hippocampe. 
  • En février 2018, une équipe de chercheurs de l’Inserm dirigée par Howard Cooper (Unité Inserm 1208 ” Institut cellule souche et cerveau”) en collaboration avec des collègues américains ont fournit pour la première fois une cartographie inédite de l’expression des gènes, organe par organe, et selon le moment de la journée ; un travail colossal commencé il y a dix ans et qui a nécessité deux ans d’analyse. Ces résultats publiés dans Science montrent combien il est important de tenir compte de l’horloge biologique pour administrer les médicaments au bon moment afin d’améliorer leur efficacité et d’en réduire les effets indésirables. 
  • En Décembre 2017, les résultats d’une étude pilote menée par des chercheurs de l’Inserm basés à Caen et Lyon ont suggéré que la méditation améliorerait le vieillissement. 73 personnes âgées de 65 ans en moyenne ont passé des examens d’imagerie cérébrale. Parmi elles, les “experts en méditation” (avec 15 000 à 30 000 heures de méditation à leur actif) présentaient des différences significatives au niveau de certaines régions du cerveau. En permettant une réduction du stress, de l’anxiété, des émotions négatives et des problèmes de sommeil qui ont tendance à s’accentuer avec l’âge, la méditation pourrait réduire les effets néfastes de ces facteurs et avoir un effet positif sur le vieillissement cérébral. Ces résultats ont été publiés dans la revue Scientific Reports.

fermer