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Journée mondiale de la sclérose en plaques

Journée mondiale de la sclérose en plaques.

Le lundi 30 mai aura lieu la journée mondiale de la sclérose en plaques.

La SEP est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Elle entraine une destruction progressive de la gaine de la myéline entourant les neurones, indispensable à leur protection et à la transmission de l’influx nerveux, ce qui génère des perturbations motrices, sensitives et cognitives.

La capacité à réparer la myéline efficacement est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie.

 

Des équipes de l’Inserm sont mobilisées pour faire avancer la recherche sur cette maladie.

A l’heure actuelle, l’imagerie IRM est largement utilisée pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de sclérose en plaques. Cependant, il n’existe pas d’outil d’imagerie pouvant prédire l’apparition des poussées.

Néanmoins Les chercheurs de l’équipe « SpPrIng » dirigée par Fabian Docagne au sein de l’unité Inserm U1237 de Caen, ont développé une méthode d’IRM qui permet de suivre dans l’espace et dans le temps l’évolution de la maladie chez des souris présentant un modèle de sclérose en plaques. Pour cela, ils ont utilisé un outil constitué de billes de fer détectables par IRM se fixant sur les molécules d’adhésion.

 La capacité à réparer la myéline efficacement, est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie. Comprendre pourquoi et comment certains patients parvient à mieux gérer la maladie que d’autres est essentiel.

Pour mieux comprendre le phénomène, les chercheurs de I’Inserm ont greffé des lymphocytes provenant de donneurs sains ou de patients atteints de sclérose en plaques au niveau de lésions démyélinisées de la moelle épinière de sourisL’étude des lymphocytes issus de patients présentant de fortes capacités de remyélinisation est une piste prometteuse pour développer de nouvelles stratégies de régénération de la myéline.

Journée mondiale de l’asthme

Mardi 1er mai aura lieu la journée mondiale de l’asthme, dont l’objectif est de sensibiliser et d’informer le public afin que l’asthme soit davantage diagnostiqué et mieux pris en charge.

Cette maladie respiratoire peut être due à la pollution, aux allergies diverses ou à une transmission héréditaire. L’asthme touche 9 % des enfants, et plus de 65 % des séjours à l’hôpital concernent des enfants de moins de 15 ans. L’asthme reste sous-diagnostiqué et insuffisamment traité. Souvent banalisé, l’asthme fait 900 morts par an en France.

Lors d’une crise, la paroi des bronches se gonfle, ce qui entraîne un rétrécissement de son diamètre et provoque des difficultés respiratoires. Ces symptômes peuvent également se manifester lors d’un effort physique ou d’émotions fortes telles que la colère ou la peur.

Dernièrement, une équipe de l’Inserm et du CNRS à démontrer que l’asthme allergique est déclenché par l’hyperactivité d’une protéine, l’interleukine 33. Réussir à bloquer ce mécanisme ouvrirait donc la voie à de nouveaux traitements.

L’Inserm organise à cette occasion le jeudi 3 mai un Facebook Live avec Bénédicte Jacquemin, chercheuse Inserm et spécialiste en pollution atmosphérique et santé respiratoire.

Mobilisés pour améliorer le diagnostic de cette maladie chronique et améliorer sa prise en charge, les chercheurs Inserm sont disponibles pour répondre à vos questions, notamment sur les facteurs de risques, sur l’évolution de cette maladie et sur les traitements actuels.

Mercredi 25 avril 2018 : Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Le paludisme est dû à un parasite du genre Plasmodium transmis à l’homme par les piqûres d’un moustique, l’anophèle femelle. Il peut aussi être transmis au cours d’une transfusion sanguine ou entre la mère et l’enfant à la fin de la grossesse.

En 2016, on a estimé le nombre de décès dus au paludisme à 445 000. La moitié de la population mondiale est exposée au risque de développer cette maladie, d’où la nécessité d’agir.

C’est justement afin de sensibiliser le grand public à cette maladie et d’accroître son implication dans la lutte contre le paludisme qu’est organisée chaque année, le 25 avril, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Cette année, le thème de la journée est « Prêts à vaincre le paludisme », l’occasion de mettre en avant les travaux de certains chercheurs qui luttent toute l’année pour combattre cette maladie.

Dominique Mazier et son équipe « identification et validation pré-clinique de nouvelles cibles thérapeutiques contre la malaria » (unité Inserm U 1135) s’intéressent au stade hépatique du développement du parasite à l’origine du paludisme. Le développement hépatique du parasite constitue une cible de choix pour un vaccin antipaludique, mais aucun vaccin efficace n’est encore disponible. L’équipe de Dominique Mazier cherche à identifier de nouveaux antigènes parasitaires exprimés durant ce stade, en particulier ceux exprimés à la surface de la cellule hépatique infectée, cible de lymphocytes T CD8+. Ils développent également de nouvelles approches expérimentales afin de caractériser les réponses immunes protectrices impliquant ces lymphocytes T CD8+

Les recherches de Françoise Benoit-Vical, directrice de recherche Inserm, et son équipe au laboratoire de Chimie de Coordination du CNRS, portent sur la compréhension des mécanismes de résistance de Plasmodium à l’artémisinine, le composé essentiel des traitements à visée antipaludique, et sur la recherche de nouveaux médicaments antipaludiques. Ils ont récemment démontré que les parasites résistants à cette classe de médicaments sont également résistants à la plupart des autres médicaments antipaludiques y compris à des composés comportant une structure chimique hybride initialement conçue pour éviter toute résistance.  Ces résultats laissent craindre une résistance croisée généralisée du parasite sur le terrain amenant à une véritable impasse thérapeutique.

L’unité Inserm U1257 « Réponses immunitaires chez les moustiques » de Stéphanie Blandin cherche à comprendre comment les moustiques se défendent contre les parasites afin d’exploiter cette réponse antiparasitaire pour lutter contre la transmission de la maladie.
Dans cette optique, le laboratoire travaille actuellement au développement de deux nouvelles molécules anti-paludiques qui visent à produire des médicaments empêchant la transmission. C’est un enjeu critique de la lutte contre le paludisme, puisque très peu des médicaments actuellement utilisés sont capables d’éliminer les formes du parasite transmissibles aux moustiques. Ainsi, même un individu guéri du paludisme peut conserver pendant une à deux semaines ces formes transmissibles dans le sang, parasites susceptibles d’être ingérés par un moustique lors d’une piqûre et donc de nouveau transmis à un individu.

Pour plus de détails sur la paludisme, consultez le dossier d’informations Inserm sur la thématique.

Pour plus d’informations sur la journée mondiale, consultez la page de l’OMS dédiée à ce sujet.

Semaine de la vaccination 2018

Du 23 au 29 avril 2018 va se tenir la 13ème semaine de la vaccination, campagne annuelle créée par l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) qui entreprend de sensibiliser aux enjeux de la protection vaccinale.

Cette année, l’OMS met en avant la vaccination de chaque enfant pour « prévenir les maladies concernées et protéger leur vie ».

En France, cet évènement coordonné par le Ministère de la santé et Santé publique France aura plus particulièrement comme thème la vaccination du nourrisson. Ce sera l’occasion de continuer les actions pédagogiques sur la vaccination dans le contexte de l’extension des obligations vaccinales de l’enfant de moins de deux ans, entrée en vigueur le 1er janvier 2018.

Cette semaine vise à permettre une meilleure compréhension de ce qu’est la vaccination, tout en rappelant qu’elle est la meilleure prévention contre certaines maladies.

Retrouvez la note de l’Inserm qui fait le point sur les connaissances scientifiques relatives à la vaccination.

Le site de l’évènement : https://www.semaine-vaccination.fr/

Site sur la vaccination destiné au grand public : https://www.vaccination-info-service.fr/

Le calendrier vaccinal du ministère : https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/calendrier-vaccinal

Pour en savoir plus sur la semaine de la vaccination : https://inpes.santepubliquefrance.fr/semaine-vaccination/index.asp

Maladie de Parkinson : risque accru dans les zones agricoles

© Fotolia

À l’occasion de la journée mondiale Parkinson, une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) suggère un risque plus important de développer la maladie chez les personnes qui vivent dans des cantons agricoles.

Une étude nationale, publiée dans le BEH consacré à l’épidémiologie de la maladie de Parkinson en France et à laquelle participent deux chercheurs Inserm, Sofiane Kab et Alexis Elbaz (Inserm/Santé publique France), s’intéresse à l’incidence de la maladie de Parkinson en fonction des caractéristiques agricoles des cantons français.

Cette étude nationale confirme l’association entre la maladie de Parkinson et l’exposition professionnelle aux pesticides, déjà mise en évidence par plusieurs études, en analysant la base de données du Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie. Cela a permis de constater que l’incidence de maladie de Parkinson est plus élevée parmi les affiliés à la Mutualité sociale agricole, notamment les exploitants agricoles, que chez les affiliés aux autres régimes d’assurance maladie.
De plus, les résultats suggèrent que l’exposition non-professionnelle aux pesticides liée par exemple à une exposition environnementale pourrait elle aussi accroître le risque de développer la maladie de Parkinson. Le nombre de cas de maladie de Parkinson attribuable à l’exposition aux pesticides dépasserait donc l’exposition professionnelle.

Ces résultats doivent encore être confirmés par des études complémentaires.
Ils tendent néanmoins à confirmer que l’incidence de la maladie de Parkinson chez la population générale est plus élevée dans les cantons les plus agricoles, notamment viticoles.

Maladies Rares édition 2018 : Rare, fier, soyons solidaire !

 

Le 28 février 2018 marque la 11ème édition de la journée mondiale des maladies rares, portée par le slogan «Rare, fier, soyons solidaire ! » et le hashtag #ShowYourRare. Lancée en 2008 par EURORDIS et le Conseil des Alliances Nationales la journée mondiale des maladies rares regroupera 90 pays pour son édition 2018.

 

Orphanet : un portail pour les maladies rares et les médicaments orphelins

Coordonné par l’Inserm et membre de la Plateforme Maladies Rares, Orphanet est le portail de référence sur les maladies rares et les médicaments orphelins qui propose de nombreux services en libre accès pour permettre aux patients de comprendre leur maladie et ses conséquences, de les orienter dans leur parcours de soins en identifiant notamment les laboratoires de diagnostic et les centres de référence.

Accéder à Orphanet

Contacter Orphanet

 

SOLVE-RD : un financement européen majeur pour la recherche sur les maladies rares

Un large consortium dirigé par l’Université de Tübingen (Allemagne), le centre médical universitaire Radboud de Nijmegen (Pays-Bas) et l’Université de Leicester (UK), et incluant en France l’Inserm par le biais d’Orphanet et de deux grands instituts de recherche (le Centre de Recherche en Myologie et l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à Paris), Eurordis et le CHU de Dijon, a obtenu une subvention de 15 millions d’euros pour le programme de recherche SOLVE-RD.

Ce programme de recherche à grande échelle relève du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Il a pour objectif la coordination et l’analyse dans une même infrastructure de toutes les données générées en Europe sur les maladies rares, afin de mieux identifier et diagnostiquer les personnes atteintes d’une même maladie rare.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 24 réseaux de référence européens (ERN) qui ont été mis en place pour améliorer et harmoniser le diagnostic et le traitement des personnes souffrant de maladies rares. Quatre d’entre eux ont pour l’instant rejoint SOLVE-RD en ajoutant et partageant leurs données patients : RND pour les maladies neurologiques rares, EURO-NMD pour les maladies neuromusculaires, ITHACA pour les malformations congénitales et les déficiences intellectuelles et GENTURIS pour les syndromes de risque génétiques aux tumeurs. D’autres ERN rejoindront le projet dans les mois à venir.

Le site du projet SOLVE-RD

Télécharger le communiqué de presse

 

Les équipes Inserm membres de SOLVE-RD 

Unité Inserm US14 Plateforme d’information et de services pour les maladies rares et les médicaments orphelins (Orphanet)

Contribution : description des profils de patients atteints de maladies rares non étiquetées

Unité Inserm 1127 Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) 

Contribution : ERN-RND

Unité Inserm 974 Centre de Recherche en Myologie (CRM)

Contribution : ERN-EURO-NMD

 

Consulter les derniers communiqués de presse de l’Inserm traitant de maladies rares :

1er décembre 2017 : Journée mondiale de lutte contre le sida

Vendredi 1er décembre 2017 aura lieu la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Organisée dans de nombreux pays par l’Organisme mondiale de la santé (OMS) depuis 1988, cette journée vise à informer et à sensibiliser le grand public quant aux moyens préventifs, au traitement et à la prise en charge du virus d’immunodéficience humaine (VIH) / sida.

Le sida, fléau qui affecte tout particulièrement les pays et les populations les plus démunies. En 2015, 37 millions de personnes[1] vivaient avec le VIH.

Très impliqués dans la recherche liée à ce virus, les chercheurs de l’Inserm sont tout au long de l’année mobilisés afin de trouver de nouvelles stratégies de prévention, de diagnostic et de traitement.

2017 fut l’occasion notamment pour la France d’accueillir la 9ème Conférence IAS sur le sida, rassemblement biennal de l’International Aids Society, dont l’Inserm était partenaire.


[1] Source : OMS

Mardi 14 novembre : journée mondiale du diabète

©Fotolia

Le diabète est une maladie causée par un excès permanent de sucre dans le sang qu’on appelle l’hyperglycémie. On distingue deux types de diabète :

  • le diabète de type 1 est une maladie auto-immune caractérisée par la production insuffisante d’insuline.
  • le diabète de type 2 quant à lui, est le résultat d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme.

Chaque année à la même date et ce depuis 1991, la Journée mondiale du diabète est l’occasion de mobiliser le grand public en faisant découvrir cette maladie, mais aussi et surtout les moyens mis en place pour sa prise en charge.

Près de la moitié des décès dus à l’hyperglycémie surviennent avant l’âge de 70 ans. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) prévoit qu’en 2030, le diabète sera la 7e cause de décès dans le monde[1].

En 2016, nous mettions en avant les travaux d’Éric Renard, responsable de l’équipe « Déterminants et correction de la perte de sécrétion d’insuline dans le diabète » de l’Unité Inserm 1191 Institut de génomique fonctionnelle (lire le C’est dans l’air). Il travaillait alors sur le développement d’un pancréas artificiel utilisable au quotidien par les patients diabétiques de type 1. L’appareil est composé de 3 parties : un capteur de glucose externe situé au niveau de l’abdomen, une pompe administrant l’insuline, le tout relié par Bluetooth à un smartphone qui recueille les mesures de glucose et transmet l’information à la pompe qui délivre alors la bonne dose d’insuline.                                                           

Réalisés fin 2016 / début 2017, des essais chez une trentaine de patients avaient démontré la faisabilité d’une utilisation de ce pancréas artificiel pendant 6 mois. A la même période, de nouveaux dispositifs ont été mis à disposition dans trois centres européens (Montpellier, Padoue et Amsterdam) dont un capteur continu du glucose implantable dans le bras des patients pendant 6 mois. Ce nouveau système, semblable à un implant contraceptif, pourrait remplacer le système actuel externe qui doit être changé tous les 7 à 10 jours.

Depuis un an, l’équipe d’Éric Renard s’attèle à améliorer son système de pancréas artificiel et a ainsi retardé de quelques mois le lancement de leur étude sur 6 mois afin de travailler avec le nouveau capteur de glucose implantable. Cette nouvelle étude, promue par les NIH, prendra forme durant le premier trimestre de 2018 dans les trois centres européens et se fera sur plus de 70 participants.


[1] Source : OMS

29 octobre 2017: journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC)

Un Accident Vasculaire Cérébral résulte de l’interruption de la circulation sanguine dans le cerveau. Ainsi privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions, les cellules nerveuses meurent, entrainant des dommages irréversibles (difficulté à parler ou à écrire, problème de mémoire, paralysie plus ou moins importante du corps), voire une mort subite.

La Journée mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral, organisée chaque année le 29 octobre, permet de sensibiliser le grand public à l’importance de la prise en charge immédiate des victimes dès les premiers symptômes (confusion mentale, problèmes d’élocution, trouble de la compréhension, vertiges,…).

Consultez nos dernières actualités sur le sujet :

Le principal composant du sirop contre la toux efficace en cas d’AVC

L’accident vasculaire cérébral, une (autre) inégalité homme-femme ?

Vendredi 20 octobre, journée mondiale de l’ostéoporose

©Fotolia

L’ostéoporose est encore à l’heure actuelle, une maladie méconnue et souvent peu diagnostiquée. On estime que 39% des femmes autour de 65 ans souffrent d’ostéoporose et jusqu’à 70% pour celles âgées de 80 ans et plus.

Touchant le squelette, elle est caractérisée par une diminution de la masse de l’os et une détérioration de la structure interne du tissu osseux, qui augmentent considérablement le risque de fractures.

Chaque année en France, plus de 130 000 femmes sont victimes de fractures, bien souvent parce qu’elles ignorent qu’elles souffrent d’ostéoporose. Ainsi, seules 20% d’entre elles sont orientées vers un dépistage, puis prises en charge.

Si l’ostéoporose liée à l’âge touche plus fréquemment les femmes à cause de la ménopause, il ne s’agit pas pour autant d’une maladie exclusivement féminine. En effet, un quart de l’ensemble des fractures liées à une fragilité osseuse surviennent chez les hommes.

Retrouvez nos communiqués en ligne :

https://presse.inserm.fr/osteoporose-comment-preserver-lequilibre-entre-formation-et-destruction-de-los/17727/

https://presse.inserm.fr/quand-la-serotonine-tombe-sur-un-os/2500/

Retrouvez notre dossier en ligne :

https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/osteoporose

Ostéoporose : Stratégies de prévention et de traitement

https://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/16

Jeudi 21 septembre 2017 : Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer


©OMS

Initiée par l’association France Alzheimer, la 24ème édition de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer se tiendra jeudi 21 septembre prochain. A cette occasion, le Village Alzheimer sera mis en place pour sa 5ème édition à Paris (Place de la Bataille-de-Stalingrad), du 21 au 24 septembre 2017. Aujourd’hui, ce sont 900 000 personnes qui sont touchées par la maladie d’Alzheimer, ou une autre maladie apparentée. En 2020, on prévoit 1,275 million de personnes souffrant de cette maladie[1].

Dans le livre « Alzheimer : fatalité ou espoir ? » de la collection Choc Santé, fruit d’un partenariat entre l’Inserm et le Muscadier, Francis Eustache fait un point sur les avancées d’hier à aujourd’hui. Ce dernier explique notamment qu’il existe deux formes distinctes de maladies d’Alzheimer :

  • la forme familiale héréditaire (les premiers symptômes apparaissent au même âge de génération en génération, souvent vers l’âge de 60 ans).
  • la forme sporadique (qui constitue la majorité des cas, et survient la plupart du temps vers l’âge de 85 ans).

A partir de 85 ans, 1 femme sur 4 et 1 homme sur 5 sont touchés. Dès l’âge de 65 ans, le risque de développer la maladie d’Alzheimer double tous les 5 ans[2].

©OMS

Malgré tout, il ne faut pas assimiler la maladie d’Alzheimer au vieillissement. Aujourd’hui, de nombreuses unités Inserm travaillent sur le sujet, à la recherche de messages d’espoir à véhiculer aux malades.

Parmi les récents travaux, on retrouve l’immunothérapie pour traiter la maladie. Dans une publication parue dans la revue Brain, Nathalie Catier, directrice de recherche Inserm, explique que l’immunothérapie qui a montré son intérêt dans les cas de cancer ou de maladies auto-immunes, a également un intérêt majeur dans les maladies neurodégénératives.

La prise en charge personnalisée a un effet bénéfique sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Sorte de réhabilitation cognitive et sociale, cette dernière permet de ralentir la perte d’autonomie, et de réduire les troubles du comportement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. C’est ce qu’une étude de Clément Pimouguet, chercheur Inserm de l’unité 1219 « Institut de Santé Publique, d’Epidémiologie et de Développement », a démontré.

La vitamine D pourrait être une piste contre la maladie d’Alzheimer. D’après les travaux de Catherine Féart et Cécilia Samieri, publiés dans Alzheimer’s & Dementia, une carence en vitamine D multiplie les risques par 2 de développer une démence, et par 3 les risques de développer la maladie d’Alzheimer. 

Malgré tout, attention aux idées reçues sur la maladie d’Alzheimer. Dans une publication du 22 juin 2017, Séverine Sabia explique l’activité physique ne protège pas de la survenue d’une démence. En effet, si un allongement de la durée de vie s’explique par l’amélioration de la qualité de vie, vivre plus longtemps entraîne également de fortes probabilités de développer une démence. Aussi, si de nombreuses études suggéraient jusqu’à récemment que l’activité physique pouvait être un facteur neuroprotecteur, l’équipe Inserm du Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé Publique (CESP) démontre à travers leur étude que la pratique conseillée de 2h30 d’activités par jour n’a pas empêché le déclin des fonctions cognitives de certains patients, à l’instar des personnes atteintes de démence qui ne faisaient pas de sport.

Neurones présentant une accumulation de Tau agrégés chez la souris. ©David Blum

David Blum, directeur de recherche dans l’unité 1172 (Centre de recherche Jean Pierre Aubert), travaille sur l’impact que peut avoir l’environnement sur la maladie d’Alzheimer, en s’intéressant de près à la protéine tau. David Blum et son groupe s’intéressent particulièrement aux effets de la caféine. Plus généralement, l’équipe « Alzheimer et Tauopathies » à laquelle il appartient, qui est dirigée par Luc Buée, travaille sur le rôle physiologique de la protéine Tau et sur l’impact de sa dysfonction dans le cerveau. En effet, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, cette protéine Tau n’est pas normale, et la propagation de ses formes pathologiques engendre des troubles de la mémoire.  

 


[1] Chiffres de l’association France Alzheimer

[2] « Alzheimer : fatalité ou espoir ? » , collection Choc Santé, Le Muscadier

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