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L’exposition à la pollution atmosphérique augmente le risque de donner naissance à des bébés de petit poids

L’exposition de la femme enceinte aux polluants atmosphériques et au trafic routier augmente de manière significative le risque de retard de croissance fœtale, même à des niveaux bien inférieurs aux niveaux stipulés dans les directives actuelles de l’Union européenne (UE) sur la qualité de l’air. Ces conclusions publiées aujourd’hui dans The Lancet Respiratory Medicine sont les résultats d’une des plus vastes études de cohorte de ce type coordonnée en France par Remy Slama (Unité Inserm 823 « Institut Albert Bonniot, Grenoble) en lien avec plusieurs équipes de chercheurs dans toute l’Europe (projet Escape).

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©fotolia

En s’appuyant sur les données de la European Study of Cohorts for Air Pollution Effects (ESCAPE – Étude européenne de cohortes sur les effets de la pollution atmosphérique), les investigateurs ont réuni les données de 14 études de cohorte menées dans 12 pays européens et impliquant 74 000 femmes ayant accouché (hors grossesses multiples) entre 1994 et 2011.

Les concentrations de polluants atmosphériques (dioxyde d’azote et particules fines en suspension, ou PM2,5) ont été évaluées durant la grossesse à l’adresse du domicile de chaque femme. La densité du trafic sur la route la plus proche et le volume total de trafic sur toutes les routes principales dans un rayon de 100 m autour du lieu de résidence ont également été enregistrés.

Les chercheurs estiment que pour toute augmentation de 5 microgrammes par mètre cube (5µg/m³) de l’exposition aux particules fines pendant la grossesse, (particules que l’on trouve par exemple dans les gaz d’échappement et les émissions liées au chauffage et aux activités industrielles), le risque de donner naissance à un bébé de petit poids (inférieur à 2500 g pour un enfant né après 37 semaines de grossesse) à terme augmente de 18 %. Il est important de noter que ce risque accru persiste à des taux inférieurs à la limite annuelle actuelle fixée par les directives de l’UE sur la qualité de l’air, qui est de 25 µg/m³ pour les particules fines.

Plusieurs polluants atmosphériques, et plus particulièrement les particules fines (PM2,5 – avec un diamètre de 2,5 micromètres ou moins), ainsi que la densité du trafic, sont associés avec une augmentation du risque de petit poids de naissance à terme et avec une réduction de la circonférence crânienne moyenne à la naissance, après prise en compte des autres facteurs tels que le tabagisme maternel, l’âge, le poids et le niveau d’éducation de la mère.

« Un faible poids de naissance est associé à des problèmes de santé dans l’enfance, ainsi qu’à l’âge adulte. » explique Rémy Slama, directeur de recherche Inserm et principal auteur de cette étude.

Les taux d’exposition moyens aux PM2,5 pendant la grossesse dans la population étudiée allaient, selon la zone, de moins de 10 μg/m³ à près de 30 μg/m³. Les chercheurs ont estimé que si les niveaux de PM2,5 étaient réduits à 10 µg/m³ (la valeur cible annuelle de l’OMS), 22 % (intervalle de confiance, 8 à 33%) des cas de petits poids de naissance à terme pourraient être évités.

« Ces résultats suggèrent qu’une proportion importante des cas de petit poids de naissance à terme pourrait être évitée en Europe si la pollution de l’air urbain, et en particulier les particules fines, diminuait », conclut Remy Slama, directeur de recherche Inserm

Paludisme, toxoplasmose : vers de nouvelles voies de recherche ?

Une étude réalisée par des équipes de l’Institut Pasteur, de l’Institut Cochin (Inserm, CNRS, Université Paris Descartes) et du Wellcome Trust Centre for Molecular Parasitology de l’université de Glasgow pourrait redéfinir une partie des orientations actuelles de recherche d’un traitement contre les parasites responsables du paludisme et de la toxoplasmose. Ce travail, publié le 10 octobre sur le site de Nature Communications, concerne le rôle d’une protéine commune à ces deux parasites. Appelée AMA1, celle-ci est depuis des années au centre de nombreuses recherches en vue de la mise au point de traitements et de vaccins contre le paludisme. Cependant, les auteurs émettent ici des réserves sur le succès des stratégies thérapeutiques s’appuyant uniquement sur le blocage d’AMA1, en démontrant que les parasites du paludisme et de la toxoplasmose dépourvus de la protéine peuvent se développer normalement.

photo CP toxoplasmose

Stade mérozoïte de Plasmodium falciparum – Copyright Institut Pasteur


Avec 1 million de victimes par an, le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue au monde. La toxoplasmose, souvent asymptomatique, représente tout de même un danger pour le fœtus de femmes primo-infectées lors de la grossesse et chez les personnes immunodéprimées.

Les agents responsables de ces parasitoses sont les genres Plasmodium et Toxoplasma qui appartiennent au groupe des Apicomplexa. Ces parasites possèdent une protéine commune appelée AMA1, considérée dans de nombreuses études comme indispensable à leur entrée dans les cellules qu’ils infectent. En conséquence, depuis sa découverte, de nombreuses équipes de recherche ont fait d’AMA1 une cible privilégiée en vue de la mise au point de traitements anti-parasitaires. Cependant, une collaboration entre les équipes de Robert Ménard, à l’Institut Pasteur à Paris, d’Isabelle Tardieux, à l’Institut Cochin, et de Markus Meissner à l’Université de Glasgow, vient de démontrer que Plasmodium berghei et Toxoplasma gondii envahissent les cellules infectées et s’y multiplient en se passant totalement d’AMA1.

Cette découverte pourrait avoir un impact important en matière de recherche de traitement pour le paludisme et la toxoplasmose.

En 2011, les chercheurs avaient déjà observé que des parasites génétiquement modifiés et exprimant très peu de la protéine AMA1 restaient capables d’infecter des cellules de l’hôte. Dans cette étude, ils créent des parasites totalement dépourvus d’AMA1 grâce à une technique de « génétique inverse », jamais employée dans le domaine. Les scientifiques démontrent qu’en l’absence d’AMA1, les stades sanguin et hépatique de Plasmodium berghei, comme le stade réplicatif de Toxoplasma gondiii (responsable de la dissémination chez l’homme), conservent également la capacité d’envahir les cellules de l’hôte. En revanche, pour les deux parasites, l’attachement aux cellules de l’hôte, qui précède l’invasion cellulaire, est affecté. En conséquence, les scientifiques déduisent qu’AMA1 n’est pas indispensable au processus d’invasion cellulaire, mais est impliquée dans l’adhésion des parasites aux cellules de l’hôte.

A la suite de leurs observations, les chercheurs émettent des recommandations pour optimiser les recherches ciblant AMA1 en vue de la mise au point de traitements. Ils suggèrent notamment d’axer les stratégies thérapeutiques et vaccinales sur d’autres protéines en complément d’AMA1.

Fête de la science 2013 : rendez-vous du 17 au 19 octobre 2013 pour « Sciences au Carré(e) »

Rendez-vous du 17 au 19 octobre 2013 Place Carrée au Forum des Halles pour « Sciences au Carré(e) »

Un événement au coeur de Paris, grand public, gratuit et innovant, proposé par 14 organismes de recherche français1 pour éveiller la curiosité scientifique !

logo fete de la science 2013

Hors les murs traditionnels de la recherche, « Sciences au Carré(e) » sera l’un des événements parisiens phares proposés pendant la Fête de la Science 2013. Réunissant, pour la deuxième année consécutive, une centaine de scientifiques de quatorze organismes de recherche, « Sciences au Carré(e) » témoigne de leur volonté de se fédérer pour promouvoir auprès du grand public la science et les défis que la recherche vise à relever au quotidien. Énergie, environnement, espace, santé… Des thématiques de recherches très diverses seront ainsi abordées au travers de nombreuses animations grand public pour une approche ludique des sciences.

Au programme :

  • Un dispositif de réalité augmentée pour une immersion totale dans des scènes 3D
  • De nombreux scientifiques expliqueront simplement comment la science contribue à relever les défis sociétaux d’aujourd’hui et de demain
  • De grandes personnalités du monde scientifique à rencontrer lors de rendez-vous quotidiens
  • Des « objets mystères » à découvrir chaque jour
  • Des animations ludo-pédagogiques pour petits et grands
  • Un espace « carré des blogueurs » et le hashtag #SciO2 : tous connectés !
  • Des « speed dating » sur les métiers de la science pour les lycéens

CONSULTER LE PROGRAMME COMPLET DE L’ÉVÉNEMENT

Première découverte d’une voie d’adaptation et de préservation du rein dans les maladies rénales chroniques

Pour la première fois, l’équipe de Fabiola Terzi de l’unité mixte de recherche « Centre de Recherche Croissance et Signalisation » (Inserm, Université Paris Descartes) ont mis en évidence le rôle crucial joué par l’enzyme AKT2 dans l’adaptation des reins aux maladies rénales chroniques. L’activation de cette enzyme est déterminante dans l’évolution de la maladie vers une insuffisance rénale terminale ou non. De plus, cette étude permet de comprendre les mécanismes responsables des effets délétères de l’immunosuppresseur le plus utilisé dans la prévention du rejet de greffedu rein. Les chercheurs proposent une nouvelle stratégie thérapeutique pour de ce médicament afin d’en supprimer la toxicité. Cette étude a été publiée dansNature Medicine.

Les maladies rénales chroniques touchent 10% de la population ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique. Elles se caractérisent par la dégradation progressive de la fonction des reins. Les reins ont plusieurs fonctions essentielles à l’équilibre de l’organisme : l’élimination des déchets toxiques dans les urines, le contrôle de l’équilibre hydrique et minéral, la sécrétion d’hormones, d’enzymes et de vitamines. Ces fonctions sont assurées par les unités fonctionnelles du rein, les néphrons. Les maladies rénales chroniques entrainent progressivement la réduction du nombre de néphrons fonctionnels. Dans un premier temps, les néphrons indemnes assurent le travail des néphrons lésés, limitant ainsi l’impact de ces lésions sur l’organisme. Dans les glomérules du rein, qui filtrent le plasma sanguin, cette adaptation est capitale mais les mécanismes moléculaires qui la sous-tendent sont mal connus.

Une première voie moléculaire d’adaptation des podocytes au stress des maladies rénales

Fabiola Terzi et son équipe « Mécanismes et stratégies thérapeutiques des néphropathies chroniques » (Inserm U845, Université Paris Descartes) ont montré que l’activation de la kinase AKT2 joue un rôle essentiel dans la protection des glomérules, et en particulier des cellules spécialisées de ces structures appelées podocytes, lors d’une maladie rénale chronique. L’inactivation de ce gène chez les souris entraine une aggravation des lésions et de la protéinurie, c’est-à-dire de la présence de protéines dans l’urine.

« Nous avions d’abord observé une augmentation de l’expression rénale des protéines AKT lors de la progression des lésions, plus particulièrement dans les podocytes. Notre analyse a mis en évidence une expression préférentielle d’une forme particulière de cette enzyme, appelée AKT2, dans cette région des néphrons, explique Fabiola Terzi. Cette enzyme est essentielle dans l’adaptation des néphrons à la maladie rénale chronique puisque l’inactivation du gène Akt2 abolit la voie AKT, ce qui entraine des dégradations multiples au niveau des néphrons. »

Vers une application thérapeutique chez l’Homme

Les chercheurs ont vérifié leurs résultats sur une cohorte de patients transplantés rénaux traités ou non par un inhibiteur de mTOR, un immunosuppresseur largement utilisé dans la prévention du rejet de greffe du rein. Ce médicament prévient l’activation de l’enzyme AKT2. Comme chez la souris, les scientifiques ont constaté la présence d’AKT2 dans les podocytes des patients qui ne sont pas traités par ce médicament lorsque le rein greffé fonctionne moins bien. Par contre, ils ont montré que la survenue d’une protéinurie s’accompagne d’une inhibition de la voie AKT dans les podocytes chez les patients sous traitement par inhibiteur de mTOR. Ces observations suggèrent que les inhibiteurs de mTOR ont un effet délétère sur les podocytes en bloquant l’activation d’AKT2.

En analysant le taux d’activation d’AKT2 dans les podocytes de patients atteints de maladies rénales chroniques, les médecins pourraient identifier ceux dont la fonction des reins risque de se dégrader rapidement et adapter leur traitement en conséquence. De plus, il serait possible de limiter l’utilisation des inhibiteurs de mTOR aux patients ne présentant pas d’activation d’AKT2 et ainsi réduire les effets délétères de ce médicament. Enfin, la découverte de l’implication d’AKT2 dans l’adaptation et la protection des reins ouvre la voie à de nouvelles recherches permettant de maintenir les fonctions des néphrons et de prolonger la survie des reins.

Prochaines conférences « Santé en questions » proposées par l’Inserm et Universcience

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© Inserm / A.Séville , F.Koulikoff

Jeudi 17 octobre de 19h à 20h30 – Troubles du sommeil : l’insomnie met la santé en veille
Un duplex entre :  La Cité des sciences et de l’industrie, Paris
et Sem-Numerica, Montbéliard

Le sommeil est indispensable au développement, à la maturité cérébrale et permet d’être en bonne santé. C’est un enjeu majeur pour la recherche scientifique. L’insomnie touche 20 à 30% de la population française. Que sait-on aujourd’hui sur ce trouble du sommeil très répandu en France? Problèmes de vigilance, d’apprentissage et de surpoids, comment prévenir des conséquences graves pour la santé?

  • Joëlle Adrien

Directeur de recherche à l’Inserm
Faculté de Médecine Pitié-Salpétrière – Paris.
Rédacteur en chef de la revue « Médecine du Sommeil » – Elsevier Masson
wbryyr.nqevra@hczp.se
01 40 77 97 13/15 // 06 72 73 11 74

  • Isabelle Guy

Praticien hospitalier,  responsable de l’unité sommeil au Centre hospitalier de Belfort Montbéliard.
vthl@puoz.se
03 84 98 51 23 / 06 64 94 73 96

Jeudi 28 novembre de 19h à 20h30 – Diabète : des thérapies d’avenir
Un duplex entre :   La Cité des sciences et de l’industrie, Paris
et le Centre international de conférences de Météo France, Toulouse

Plus de 3 millions de français sont diabétiques. De type I ou II, le nombre de malades est en constante augmentation depuis 2000. Ces diabètes sont caractérisés par une hyperglycémie, taux de glucose élevé.   De nombreux organes sont touchés : les yeux, le système nerveux, les reins, le cœur et les vaisseaux… Quels sont les facteurs environnementaux impliqués ? Quelles thérapies innovantes pour lutter contre ces diabètes ? Et quelle prise en charge des malades ?

  • Pascal Ferré

Directeur de l’équipe Inserm « Pathologies métaboliques et nutritionnelles: obésité et diabète » au sein de l’Unité Inserm 872 « Centre de Recherches des Cordeliers » à Paris. Professeur à la faculté de médecine de l’Université Pierre et Marie Curie.
cnfpny.sreer@pep.whffvrh.se
01 44 27 25 32 / 06 86 90 66 29

  • Rémy Burcelin

Directeur de recherche Inserm,  responsable de l’équipe Inserm « Facteurs de risques intestinaux, diabète et Dyslipidémie » au sein de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (Unité Inserm 1048 / université Toulouse III – Paul Sabatier), à l’hôpital de Rangueil à Toulouse
Coordinateur du projet européen FLORINASH (Rôle de la microflore Professeur, intestinale dans les maladies chroniques du foie : https://www.florinash.org/ erzl.ohepryva@vafrez.se
05 61 32 56 14 / 06 31 48 62 48

Jeudi 12 décembre de 19h à 20h30 – Greffe : un combat pour donner et recevoir

La loi de bioéthique, révisée en 2011, fait du don d’organes une priorité nationale. En France, cette même année, 10% des greffes de rein ont été réalisées grâce à un don du vivant. Les maladies chroniques et le vieillissement de la population augmentent  les besoins en transplantation et les temps d’attente. Comment faire face à la diminution du nombre de donneurs en France ? Comment prévenir les risques de rejet et limiter les complications éventuelles?

Plus d’informations à venir sur le blog de Santé en questions

Les conférences du cycle « Santé en questions » s’inscrivent dans le cadre d’un accord général de partenariat signé par l’Inserm et Universcience en partenariat avec
baseline santé en questions

Les mouvements des gènes observés in vivo

Certaines régions de l’ADN sont très mobiles et participent ainsi au contrôle de l’expression génétique par leurs mouvements dynamiques. L’équipe de Maria‐Elena Torres‐Padilla, directrice de recherche Inserm, à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (Inserm/CNRS/Université de Strasbourg) vient de développer une méthode permettant d’observer l’organisation et les mouvements du génome dans le temps et l’espace. Les chercheurs sont parvenus à marquer puis suivre des gènes parentaux au cours de divisions cellulaires. Cette nouvelle méthode constitue un atout majeur pour comprendre les processus qui en découlent pour la régulation des gènes.
Ces résultats sont publiés le 6 octobre 2013 sur le site de revue Nature Structural & Molecular Biology.

Dans le noyau cellulaire, l’ADN est très dynamique et change de configuration spatiale, comme c’est le cas lors du processus de division cellulaire. Il est déjà connu que la configuration spatiale de l’ADN, détermine si les gènes sont actifs ou inactifs, c’est-à-dire accessibles ou non en vue de leur expression. Dans cette étude, les chercheurs ont souhaité comprendre davantage la dynamique de la position du génome au sein du noyau pour une meilleure compréhension globale du génome et de l’expression de ses gènes.

Visualiser les mouvements des gènes grâce à la « méthode TGV »
Découvertes chez les bactéries, les protéines TALE sont des protéines de liaison à l’ADN «artificielles», capables de cibler une séquence d’ADN spécifique au sein d’une cellule. Utilisée depuis 2009, cette technologie était jusqu’alors appliquée avec des nucléases, enzymes capables de couper avec précision un ADN cible. Le travail mené par l’équipe de Maria-Elena Torres-Padilla a consisté en l’utilisation de la technologie TALE pour marquer une séquence du génome et visualiser son mouvement in vivo. Les chercheurs sont en effet parvenus à fusionner une protéine fluorescente verte, la mClover, à une protéine TALE, permettant ainsi d’observer la localisation de séquences d’ADN spécifiques au sein même du noyau de cellules vivantes. Cette méthode appelée TGV (TALE‐mediated Genome Vizualisation) a montré les résultats espérés et a permis de suivre l’ADN cible marqué en temps réel.

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Figure 1. La protéine fluorescente (GFP) est fixée à une protéine TALE, elle-même fixée à la séquence d’ADN. © Yusuke Miyanari

Observer le devenir des gènes mâles et femelles après la fécondation

Toutes les cellules de l’organisme contiennent deux lots complets de chromosomes, l’un provenant de la mère, l’autre du père.

« Nous avons marqué spécifiquement les chromosomes provenant du père ou de la mère, et avec la technologie TGV et avons suivi leur localisation au fil des différentes divisions cellulaires. » explique Maria-Elena Torres-Padilla, directrice de recherche Inserm et principale auteur de l’étude.

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Figure 2. Les gènes du père sont marqués avec une protéine fluorescente rouge (RFP) tandis que ceux de la mère sont marqués avec une protéine fluorescente verte (GFP), ce qui permet d’observer en temps réel le positionnement des gènes mâles et femelles pendant la division © Yusuke Miyanari 

« Nos observations ouvrent d’importantes perspectives pour répondre à des questions dans des champs de recherches variés tels que le cycle cellulaire et les dynamiques de l’ADN, l’étude approfondie de l’expression des gènes parentaux, notamment pour découvrir s’ils se comportent et sont exprimés de la même façon ou non. » conclut Maria-ElenaTorres-Padilla.

Etre déprimé n’expose pas à un risque de cancer accru

L’impact de la dépression sur la survenue d’un cancer a longtemps été suspecté sans pour autant qu’aucune étude ne vienne confirmer ou infirmer cette hypothèse de manière certaine. Ces liens ont été explorés par Cédric Lemogne dans l’équipe de Marie Zins (Unité mixte de recherche 1018 « Centre de recherche en Épidémiologie et santé des populations» Inserm, AP-HP, Université Versailles Saint-Quentin) sur 14 203 personnes suivies entre 1994 et 2009 parmi lesquelles 1119 ont développé un cancer diagnostiqué par un médecin. Toutes les absences pour dépression certifiées par des médecins ont été collectées ainsi que plusieurs questionnaires mesurant l’humeur dépressive. Les résultats à paraitre dans The American Journal of Epidemiology ne montrent aucune association significative entre le fait d’avoir connu des symptômes dépressifs au cours de sa vie et la survenue ultérieure d’un cancer.

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© Fotolia

L’augmentation toujours plus importante du nombre de cancers en France préoccupe à la fois les personnels de santé, les patients et leurs familles. Alors que le monde de la recherche n’a pas encore résolu toutes les énigmes du fonctionnement du cancer, certaines personnes attribuent parfois l’apparition d’un cancer à une histoire personnelle douloureuse. « Les idées reçues ont parfois la vie dure » explique Cédric Lemogne, psychiatre à l’Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP) dans l’unité du Pr. Consoli (Université Paris Descartes) et principal auteur d’une nouvelle étude sur les liens entre ces deux pathologies. 

« Dès Hippocrate et les débuts de la médecine, on associait déjà la présence de « bile noire », qui a donné le terme mélancolie, au développement des tumeurs malignes. Aujourd’hui, certains arguments circulent sur le fait que la dépression pourrait être un facteur de risque de cancer. »

Ils sont étayés par plusieurs études scientifiques mais concrètement, aucune des méta-analyses existantes n’a jamais réussi à affirmer ou infirmer ces hypothèses.

Les chercheurs de l’Inserm ont donc exploré ces liens en menant l’étude épidémiologique la plus solide possible. De ce point de vue, il était important de disposer, sur une cohorte assez grande, de données valides à la fois concernant l’apparition d’un cancer (cas de cancer validés, dates de diagnostic précises, données d’incidence et non de mortalité) et sur les évènements dépressifs.

L’ensemble des données médicales de 14 203 personnes participant depuis 1989 à la cohorte GAZEL des anciens employés d’EDF-GDF ont été recueillies de 1994 à 2009. La survenue d’évènements dépressifs a été mesurée d’après les réponses apportées par les participants à un questionnaire spécifique tous les 3 ans pendant 15 ans et par les diagnostics de dépression faits par des médecins à l’occasion d’un arrêt de travail entre 1989 et 1993.

Sur la base de tous ces éléments, aucune association significative n’a été retrouvée entre la survenue d’une dépression et la survenue ultérieure des 5 types de cancer suivis dans cette étude (prostate, sein, côlon, cancer associé au tabac, et cancer des organes lymphoïdes ou hématopoïétiques). Etre déprimé n’expose donc pas à un risque accru de cancer.

En revanche, l’annonce d’un cancer peut susciter des symptômes dépressifs. Au-delà des résultats de cette étude, les chercheurs soulignent qu’il est nécessaire de rassurer les patients. « Combien de fois peut-on entendre l’entourage leur dire « il faut te battre, être fort pour vaincre le cancer ». Comme s’il était anormal voire dangereux de se sentir abattu. Je crois que les patients ne doivent pas s’inquiéter s’ils se sentent déprimés. Ce qui est important, c’est de bien suivre tous les traitements : contre le cancer d’une part et contre la dépression d’autre part ».

Pour aller plus loin

Même si elles ne sont pas responsables de la survenue d’un cancer, les maladies mentales sont toutefois associées à un risque plus important de mortalité par cancer. Les personnes en situation dépressive pourraient avoir tendance à négliger leur santé ou avoir du mal à être prises au sérieux. Si cela aboutit à un retard au diagnostic, ces personnes pourraient, à risque égal, arriver trop tard dans la prise en charge d’un cancer. Dans l’avenir, il sera aussi important de redéfinir l’accompagnement médical des personnes souffrant de troubles mentaux.

Ces travaux ont bénéficié du soutien de l’Institut de Recherche en santé publique et de la fondation d’entreprise du groupe Pasteur Mutualité.

Une molécule contre la douleur découverte à l’état naturel en Afrique

Une équipe de recherche dirigée par Michel De Waard, directeur de recherche à l’Inserm au sein du Grenoble Institut des neurosciences (Inserm, Université Joseph Fourier, CNRS) à Grenoble, a découvert qu’une plante médicinale africaine produisait des quantités importantes de molécules antidouleur. Plus surprenant, après analyse, la molécule s’est avérée identique au Tramadol, un médicament de pure synthèse très largement utilisé comme analgésique dans le monde entier. D’après les chercheurs, c’est la première fois qu’un médicament de synthèse issu de l’industrie pharmaceutique est découvert à forte concentration dans une source naturelle. Cette découverte inédite vient d’être publiée dans le journal de chimie, Angewandte Chemie

Nauclea latifolia est un petit arbuste (aussi appelé pêcher africain) abondamment répandue dans toute l’Afrique sub-saharienne. En médecine traditionnelle, notamment au Cameroun, cette plante est utilisée dans le traitement de différentes pathologies incluant l’épilepsie, la fièvre, le paludisme et la douleur.

Afin d’identifier la présence et la nature de potentielles substances actives au sein de cette plante, Michel De Waard directeur de recherche à l’Inserm a initié une collaboration scientifique entre le Grenoble Institut des Neurosciences (Unité Inserm 836 UJF/CEA/CHU), le Département de Pharmacochimie Moléculaire (UMR UJF/CNRS 5063, Pr. Ahcène Boumendjel) et l’Université de Buea (Dr. Germain Sotoing Taiwe).

Grâce à leurs travaux, les chercheurs ont réussi à isoler et caractériser le composant responsable des effets anti-douleurs présumés de la plante à partir d’un extrait d’écorce de racines. A la surprise générale, ce composant existait déjà dans le commerce sous une forme synthétique : le tramadol.

Le plus surprenant pour nous a été de constater que cette molécule ne nous était pas inconnue. Elle était identique au Tramadol, un médicament de synthèse mis au point dans les années 1970 et utilisé couramment dans le traitement de la douleur, explique Michel De Waard, directeur de recherche à l’Inserm. Ce traitement est utilisé dans le monde entier car ses effets secondaires, notamment de dépendance, sont moins prononcés que ceux de la morphine dont il est dérivé, ajoute-t-il.

Le Tramadol[1] est en réalité une forme simplifiée de la morphine qui conserve les éléments indispensables aux effets analgésiques.

structure tramadol vs morphine

structure tramadol versus structure de la morphine

Pour confirmer leurs résultats, les chercheurs ont testé différents procédés pour prouver l’authenticité de cette origine naturelle. Leurs analyses ont par ailleurs été confirmées par trois laboratoires indépendants ayant reçus différents échantillons à différentes périodes de l’année.

« Tous les résultats convergent et confirment la présence de Tramadol dans l’écorce des racines de Nauclea latifolia. A l’inverse aucune trace de la molécule n’a pu être détectée dans la partie aérienne de l’arbuste (feuilles, tronc et branches) » explique le chercheur. Enfin, pour exclure la possibilité d’une contamination non intentionnelle des échantillons par du tramadol de synthèse, les chercheurs ont prélevé des échantillons à l’intérieur même des racines et ont pu confirmer la présence de la molécule.

D’un point de vue quantitatif, la concentration de tramadol dans les extraits d’écorce séchée est de 0,4 % et de 3,9 % soit des niveaux très élevés de principe actif.

Au-delà de l’aspect inédit de cette découverte (premier cas potentiellement exploitable d’un médicament de synthèse de l’industrie pharmaceutique découverte dans une source naturelle et dans des proportions si élevées), ce résultat majeur ouvre des perspectives aux populations locales pour accéder à une source de traitement de bon marché et valide les concepts de médecine traditionnelle (sous forme de décoction d’écorces de racines).

« Il existe plus de 10 espèces différentes de cet arbuste en Afrique, nous pourrions imaginer refaire les mêmes tests afin de déterminer la présence ou non de Tramadol selon les espèces. » conclut Michel De Waard.

Par ailleurs, cette étude permet d’effectuer une mise en garde contre les risques de pharmacodépendance liés à la surconsommation des racines de cette plante. En effet, le Tramadol est à classer dans la catégorie des opiacés au même titre que la morphine dont il est dérivé.

plant de citronnier


[1] Aucun médicament n’est dépourvu de risque et tous ont des effets secondaires dont certains potentiellement nocifs. Il est impossible de prédire avec une certitude absolue les effets de n’importe quel traitement avec un médicament. Tous les médicaments ont à la fois des effets bénéfiques et un risque de nocivité. On peut réduire au maximum ce risque en veillant à ce que les médicaments prescrits aient la qualité requise, soient sûrs, efficaces et utilisés par le bon patient, à la posologie et au moment voulus. Source OMS

Nanisme : une piste pour restaurer la croissance osseuse

La forme la plus commune de nanisme, l’achondroplasie, touche environ un enfant sur 15 000 naissances1. Elvire Gouze, chargée de recherche à l’Inserm et ses collaborateurs de l’Unité Inserm 1065 « Centre méditerranéen de médecine moléculaire » à Nice, sont parvenus à restaurer la croissance osseuse de souris atteintes de cette pathologie du développement. Les chercheurs ont établi la preuve de concept d’un traitement basé sur l’injection d’un facteur de croissance humain, particulièrement prometteur, qui rétablit le processus de croissance des os longs. Il en résulte une baisse de la mortalité chez les souris traitées et l’absence de complications associées à la maladie. Aucune toxicité apparente n’a été observée à court terme.
Ces résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine datée du 18 septembre.

Elvire Gouze

©Gouze/Inserm – Stéphanie Garcia et Elvire Gouze au sein du laboratoire 1065 « Centre méditerranéen de médecine moléculaire » à Nice

L’achondroplasie est une maladie génétique rare caractérisée par un développement osseux anormal. Les personnes atteintes de ce défaut de croissance, qui touche les os des membres inférieurs et supérieurs ainsi que certains os du crâne, sont de petite taille, n’excédant pas les 135 cm environ à l’âge adulte. Dans les cas plus sévères, des déformations du crâne et des vertèbres peuvent aboutir à des complications neurologiques et/ou orthopédiques. L’origine de cette pathologie est la mutation du gène FGFR3 (Fibroblast growth factor 3). La protéine issue de ce gène est un récepteur connu pour son rôle dans la régulation de la croissance des os. En temps normal, la croissance est permise uniquement par un mécanisme subtil au cours duquel le facteur de croissance FGF se fixe au récepteur FGFR3 et s’en détache. Dans le cas de l’achondroplasie, la perturbation du couple récepteur/facteur de croissance empêche la croissance des os de façon constante.

Une nouvelle stratégie pour restaurer la croissance osseuse
Dans cette étude, les chercheurs de l’Inserm et de l’université de Nice Sophia Antipolis ont trouvé un moyen de prévenir l’activation constante de la protéine. Ils ont mis en place une nouvelle stratégie qui consiste à utiliser un leurre, des récepteurs FGFR3 humains solubles fonctionnels injectés chez des souris atteintes de la maladie, pour rétablir l’équilibre nécessaire entre l’activation et l’inhibition de la croissance des os.


Les souris atteintes de nanisme ont reçu pendant 3 semaines, période où elles sont en pleine croissance, 2 injections par semaine de la solution contenant les récepteurs FGFR3 solubles. Grâce à ces récepteurs normaux supplémentaires, le facteur de croissance se fixe et se détache normalement, rétablissant la croissance des os.

Les souris mutées grandissent alors normalement et atteigne la taille adulte moyenne. Les chercheurs ont ensuite suivi les souris pendant 8 mois après l’arrêt du traitement pour s’assurer qu’il n’y avait pas de signes de toxicité du traitement. Grâce à cette surveillance, ils ont par exemple constaté que l’augmentation de la taille du bassin permet une reproduction avec des portées identiques aux souris non atteintes de la pathologie.

« De façon surprenante, notre stratégie prévient les complications les plus sévères observées chez les souris (baisse de la mortalité, problèmes respiratoires…). De ce fait, on pourrait penser que le traitement pourrait permettre par simple injection, d’éviter la chirurgie chez des enfants atteints de la pathologie » explique Elvire Gouze, chargée de recherche à l’Inserm.

Prévenir le développement de l’achondroplasie

Actuellement, aucun traitement n’a fait ses preuves pour prévenir le développement de la maladie même si certains ont été testés comme l’injection d’hormone de croissance ou l’allongement chirurgical des os, sans résultats probants.
« Le produit que nous avons testé dispose d’atouts majeurs par rapport à ceux testés dans d’autres études en cours: sa durée de vie dans l’organisme est suffisamment longue pour ne pas nécessiter d’injections quotidiennes. Nous pensons que notre approche pourrait être efficace pour traiter les enfants atteints d’achondroplasie et peut être d’autres formes de nanisme » souligne la chercheuse, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs vont désormais s’attacher à vérifier l’absence d’effets toxiques à long terme. Avant d’entreprendre des études cliniques chez l’Homme, ils devront également trouver la dose minimale pour laquelle le traitement est efficace et celle où il devient toxique. Une des pistes à explorer serait aussi de savoir s’il est possible de démarrer plus tardivement le traitement ce qui élargirait le nombre de personnes qui pourraient en bénéficier.

1 Source : Orphanet Achondroplasie

Mucoviscidose : découverte de deux molécules à fort potentiel thérapeutique

crédit photo : © Inserm/ E. Puchelle

La mucoviscidose est une maladie génétique létale qui touche en France 1 enfant pour 4500 naissances. Une équipe internationale menée par des chercheurs de l’Institut fédératif de recherche Necker-Enfants malades (CNRS/Inserm/Université Paris Descartes)1, sous la direction d’Aleksander Edelman, vient de découvrir deux nouvelles molécules qui pourraient traiter les patients porteurs de la mutation la plus fréquente. À l’aide d’un criblage virtuel et d’expérimentations sur des souris et des cellules humaines en culture, les chercheurs ont pu sélectionner, parmi 200 000 molécules, deux composés permettant à la protéine mutée responsable de la maladie de se déployer et de remplir sa fonction. Ces résultats ont été récemment publiés en ligne dans la revue EMBO Molecular Medicine.


La mucoviscidose est une maladie génétique qui touche les épithéliums2  de nombreux organes, en particulier ceux des poumons, du pancréas et de l’intestin. Dans les poumons, elle se manifeste par une hydratation insuffisante de l’épithélium qui débouche sur une surabondance de mucus dans les bronches. Ce mucus retient les agents pathogènes et favorise des infections et des inflammations chroniques qui finissent par être mortelles pour les personnes atteintes.

La maladie est causée par des mutations dans le gène codant pour une protéine appelée CFTR (cystic fibrosis transmembrane conductance regulator). Cette protéine, essentielle pour le passage de l’eau à travers les épithéliums, est un canal ionique qui permet le passage d’ions chlorure à travers la membrane des cellules. Actuellement, environ 2000 mutations du gène conduisant à la maladie sont connues. Néanmoins, 70% des cas de mucoviscidose sont dus à une seule mutation appelée ΔF508. C’est cette mutation que ciblent les molécules qui viennent d’être découvertes.

Les chercheurs ont réalisé un criblage informatique sur 200 000 molécules, recherchant celles qui pourraient interagir avec une zone spécifique de la protéine anormale. Ils ont ainsi trouvé une douzaine de molécules potentiellement actives. Avec ces 12 molécules, ils ont réalisé des tests in-vitro sur des cultures de cellules humaines, et in-vivo sur des souris présentant cette mutation. Ils ont ainsi observé que deux de ces molécules permettent à la protéine mutée ΔF508-CFTR d’être acheminée à la membrane et de remplir son rôle.

Point fort de ce travail, les chercheurs ont décrit le mécanisme d’action de ces deux molécules. En soi, la protéine ΔF508-CFTR, malgré sa mutation, pourrait remplir de façon satisfaisante sa fonction. Le problème est qu’une fois synthétisée, elle est reconnue comme anormale par une autre protéine, la kératine 8, qui favorise sa dégradation. Ainsi, ΔF508-CFTR n’atteint pas la membrane cellulaire. Les molécules découvertes par les chercheurs font obstacle à l’interaction entre la kératine 8 et ΔF508-CFTR. Ainsi, la protéine peut se déployer convenablement et remplir son rôle de canal ionique. Les chercheurs pensent que, dans le cadre d’un éventuel traitement, les deux composés découverts pourraient être associés à des molécules « potentiatrices », qui permettent d’augmenter l’activité de ΔF508-CFTR.

À présent, les chercheurs veulent savoir si, chez les souris modèles de la mucoviscidose, ces deux molécules permettent effectivement de diminuer leur susceptibilité aux infections. Dans les années à venir, ils espèrent aussi commencer les tests cliniques sur des personnes malades.

Ces recherches sont soutenues par divers contrats, notamment européens3, et les associations « Vaincre la Mucoviscidose », « Mucoviscidose : ABCF » et « Mucovie ».

Notes

(1) Travaux de recherche menés par des chercheurs du Centre de recherche croissance et signalisation, équipe Canalopathies épithéliales : mucoviscidose et autres maladies, de l’Institut fédératif de recherche Necker-Enfants malades (CNRS/Inserm/Université Paris Descartes), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut de physiologie et biologie cellulaires (CNRS/Université de Poitiers) ; du Department of Bioinformatics, Institute of Biochemistry and Biophysics, Polish Academy of Sciences, (Warszawa, Poland) ; du Department of Molecular Genetics, German Cancer Research Center, (Heidelberg, Germany) ; du Laboratory of Plant Molecular Biology, Faculty of Biology, Warsaw University (Warszawa, Poland) ; du Department of Physiology, McGill University (Montreal, Canada) ; de la Sociéte Epithelix (Genève, Suisse).
(2) L’épithélium est un ensemble de cellules jointes entre elles (tissu) qui fait la séparation entre l’intérieur et l’extérieur de l’organisme.
(3) Contrats européens FP6 : NEUPROCF, contrats ANR : EICO-CF et CORCF (à partir de 2014) ; Legs Poix-Université Paris Descartes.

21 septembre : Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

crédit photo : ©Fotolia

A l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre 2013, le service de presse de l’Inserm vous compile les dernières actualités/avancées sur cette maladie.


L’application « Fondation Alzheimer » sur  Google Play et très prochainement sur Apple store 

L’application est éditée par « La Fondation Plan Alzheimer », hébergée par l’Inserm et rattachée à l’ITMO Neurosciences, Sciences cognitives, Neurologie, Psychiatrie.

Conçue par des médecins et des chercheurs, dans un langage accessible, l’application « Fondation Alzheimer », pour smartphones et tablettes, s’adressera à tous : malades, familles, professionnels de santé, chercheurs et grand public.

 L’objectif de cette application est d’informer, de commenter et de partager, en direct et en continu, les dernières évolutions et avancées en matière de prise en charge et de recherche. Les informations seront régulièrement mises à jour sous forme de textes et de courtes séquences audio et vidéo dans lesquelles interviennent de grands experts français et étrangers.

Pour lire le dossier de presse de la Fondation

Prix de la Fondation Claude Pompidou 2013 décerné à Luc Buée pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Crée en 2010, le Prix Claude Pompidou permet au lauréat, d’acquérir des équipements technologiques hautement performants, souvent très couteux mais indispensables à la recherche.

Cette année, la Fondation a décerné ce prix à Luc Buée, directeur de l’équipe « Alzheimer & Tauopathies » de l’unité mixte de recherche 837 (Inserm/Université Lille 2/Université Lille Nord de France).

Ses travaux portent sur les lésions retrouvées dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et en particulier sur la dégénérescence neurofibrillaire.

Pour lire le communiqué de presse sur les travaux de Luc Buée

Kits de presse « Alzheimer »

L’Inserm met à votre disposition une sélection de contacts pour vos interviews, reportages ainsi que les dernières découvertes des chercheurs de l’Inserm sur la maladie d’Alzheimer.

Télécharger le kit de presse

La recherche en Europe

Retrouvez sur www.horizonhealth.eu les actualités de la recherche européenne en cours sur la maladie d’Alzheimer :
https://www.horizonhealth.eu/article/when-brain-starts-shed-its-leaves/228

Tout au long du mois de septembre retrouvez, sur ce site, plus spécifiquement les derniers résultats des projets européens ToPAG (Toxic protein aggregation in neurodegeneration), JPND ( Joint Programming Initiative on combating neurodegenerative diseases) et IMPACT (Implementation of quality indicators in Palliative Care sTudy).


Les dernières actualités Inserm sur cette maladie
 

Une nouvelle piste thérapeutique pour les maladies à prions et la maladie d’Alzheimer. août 2013

Les travaux réalisés par les équipes de Benoit Schneider et  Odile Kellermann (Unité Inserm 747 « Cellules Souches, Signalisation et Prions », Université Paris Descartes) ainsi que de Jean-Marie Launay (Unité Inserm 942 Hôpital Lariboisière et fondation FondaMental), mettent au jour une enzyme, la kinase PDK1, impliquée dans l’accumulation, dans les neurones, des protéines pathologiques caractéristiques des maladies à prions et de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs démontrent que le blocage pharmacologique de cette enzyme exerce un effet bénéfique contre ces pathologies.

Pour retrouver le communiqué de presse

 

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